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Forces Armées et de Sécurité : Faut-il encore les appeler ainsi ?


Tribunes
Mercredi 8 Avril 2015 - 01:41


Forces Armées et de Sécurité : Faut-il encore les appeler ainsi ?

Les dernières promotions au grade de Général me donnent l’occasion de faire le point sur la situation de l’effectif des généraux depuis l’introduction de ce grade dans les Forces Armées et de Sécurité. Cette situation d’effectif est facile à faire puisqu’il me suffit tout simplement de vous donner la liste de tous les Généraux en activité. Elle est faite dans le désordre mais je crois que le compte y est.

Liste des Généraux en activité :
 

1. Mohamed Cheikh Ould Ghazouani
2. Félix Négri
3. Mohamed Ould Megett
4. Ghoulam Ould Mohamed
5. Mohamed Ould Hadi
6. Hanene Ould Sidi
7. Dah Ould El Mamy
8. Mohamed Ould Mohamed Znagui
9. Mesgharou Ould Sidi
10. Mohamed Cheikh Ould El Bourour
11. Sultane Ould Mohamed Souad
12. Abdallahi Ould Ahmed Aicha
13. Mohameden Ould Bilal
14. Lebatt Ould Mayouf
15. Moctar Ould Bollé
16. Habiboullah Ould Nah
17. Mohamed Salem Ould Ahmed Salem
 

Ils sont donc 16 Hassanophones pour 1 seul puularophone, le Général Félix Négri qui fait figure de rescapéLe 31 décembre 2015, date de départ à la retraite de Félix Négri, puisqu’il n’a pas été promu au bout de 2 ans dans son grade, les Forces Armées et de Sécurité ne compteront plus, dans leurs différents commandements, d’africains mauritaniens. Les rangs de ces derniers se sont tellement éclaircis qu’il faut maintenant une grosse loupe pour repérer les Colonels Hacen Koné (Gendarmerie Nationale), notre Attaché Militaire à Bamako, et le Colonel Boubacar Keita (Armée National), occupant un poste subalterne à l’Inspection Générale des FAS, qui pourront prétendre à un avancement pour ce grade.  
 

Parmi les hassanophones, ils ne sont que deux Haratines, les Généraux Ghoulam Ould Mohamed et Mohameden Ould Bilal, malgré la forte présence de cette frange de la population dans les Forces Armées et de Sécurité. C’est d’ailleurs une modification de la loi qui a permis au Colonel Mohameden Ould Bilal, avec le Colonel Mohamed Salem Ould Ahmed Salem, d’accéder au grade supérieur le jeudi passé. En effet, le règlement interdisait à un officier atteint par la retraite mais maintenu en activité, généralement pour 2 ans encore, c’est le cas de Ould Bilal, d’accéder au grade supérieur.  
 

La disparition du Commandement des Forces Armées et de Sécurité des cadres africains mauritaniens était programmée. Depuis le milieu des années 80, à partir du régime de Maaouya Ould Sid Ahmed Taya, leur présence dans les listes d’admis au brevet de Capitaine s’était faite rare. Puis vinrent les purges successives qui vidèrent presque la totalité des autres restants. Il faut ajouter à cela les politiques ciblées de recrutement au grade d’officier pour que le tableau soit à peu près complet. Certains Corps, comme celui de la Garde Nationale, ne compte déjà plus d’officiers supérieurs de cette catégorie de la population dans ses rangs. 

La très faible représentativité des Haratines dans le Commandement est due quant à elle à une politique d’injustice vis-à-vis de cette frange qui, très présente à la base de la pyramide, voit ses représentants de plus en plus rares au fur et à mesure qu’ils évoluent vers son sommet. Au point que l’on est en droit de se demander si, aujourd’hui, l’on ne doit pas changer  l’appellation « Forces Armées et de Sécurité» par « Forces Armées Maures». Au moins là leschoses deviennent très claires !
 

Ahmed Jiddou ALY

  

 

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