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Facebook va-t-il perdre 80% de ses utilisateurs d’ici 2017 ?


Lu sur le web
Jeudi 23 Janvier 2014 - 09:00

C’est la conclusion d’une étude réalisée par deux chercheurs de l’université de Princeton. Mais quelques critiques s’élèvent pour la contester.


Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook. (SIPA)
Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Facebook. (SIPA)
Pour chaque étude qui parle du désintérêt des jeunes pour Facebook, une autre démontre sa suprématie. Difficile donc de savoir quel sera l’avenir du réseau social. Mais pour deux chercheurs de l’université de Princeton, Facebook se dirige vers une mort certaine. C’est la conclusion de leur étude publiée le 17 janvier, qui applique le modèle de prolifération des épidémies aux réseaux sociaux. 
 
En résumé, les utilisateurs de Facebook vont perdre leur intérêt pour le support lorsque leurs propres contacts vont également s’en lasser. "Les idées sont comme une épidémie : elles apparaissent, se répandent, infectent la population à son contact, et finissent par disparaître", explique l’étude. 
 
Les chercheurs se sont appuyés sur les requêtes faites sur Google Trends. Pour comparer, ils ont utilisé le même modèle sur MySpace. Ce réseau social s’est effectivement étiolé : lancé en 2003, il est racheté par le groupe de Rupert Murdoch en 2005 pour 580 millions de dollars, avant d’être cédé en 2011 pour 35 millions de dollars. 
 
Ainsi, l’avenir serait sombre pour Facebook. "Facebook va subir un déclin rapide ces prochaines années, perdant 80% de sa base d’utilisateurs entre 2015 et 2017", écrivent les chercheurs. Selon eux, Facebook a atteint son pic de popularité en 2012. Si leur modèle épidémiologique est correct, le ralentissement va commencer cette année et le réseau social aura perdu 20% de sa base d’utilisateurs en décembre 2014. 
 
Un article non relu par les pairs
 
Cependant, plusieurs voix se sont élevées pour dire que les conclusions des chercheurs de Princeton sont biaisées. Comme l’écrit Eric Markowitz sur le site Vocativ.com, "les auteurs font partie du département de génie mécanique et aérospatial - qui n’est pas spécialement connu pour ses études sur les réseaux sociaux. Et Arvix, le journal dans lequel apparaît l’étude, n’est pas évalué par un comité de lecture [c'est-à-dire non revu par les pairs, NDLR]".  
 
"Aujourd’hui, la moitié des utilisateurs se connectent sur Facebook avec leur appareil mobile, depuis l’application dédiée. Autrement dit, la recherche par Google Trends n’est pas représentative des modes d’utilisation de Facebook", argumente aussi Slate.fr. 
 
Quoiqu’il en soit, il est certain que les populations les plus jeunes se tournent vers d’autres réseaux sociaux : Tumblr, Twitter, mais surtout sur les applis WeChat ou Line, ainsi que Snapchat.  
 
Un problème dont Facebook a conscience. Dans son rapport annuel, le réseau social se rend à l'évidence : "Certains de [ses] utilisateurs, particulièrement les jeunes, se dirigent vers d'autres produits et services, parfois utilisés comme substituts." 
 
Peut-être tient-on là l’explication du changement de stratégie de Facebook. Non seulement l’entreprise de Mark Zuckeberg perfectionne ses applis Instagram et Messenger, mais elle développe aussi sa fonction de média. Le réseau social aurait d’ailleurs pour projet de lancer son propre reader (une appli permettant de consulter la presse en ligne), baptisé Paper. 

 
Mamoudou Kane


              

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