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Noorinfo

Exploitation du champ gazier de Banda : Tullow se retire aussi!


Lu sur le web
Mercredi 3 Décembre 2014 - 01:00

La société britannique Tullow a officiellement annoncé au ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, son retrait de l’exploitation du champ gazier de Banda, apprend-on de source informée.


Kemal Mohamedou (à droite), Country Manager Tullow Oil Mauritanie
Kemal Mohamedou (à droite), Country Manager Tullow Oil Mauritanie

Ce schémas catastrophique signifierait que l’un des principaux opérateurs annoncés dans le développement de l’électricité à partir du champ gazier de Banda (1,2 trillion de pieds cubes) ne prend plus part à cette aventure pour laquelle l’Etat a adjugé dans la perspective de cette exploitation à plus de 153,8 millions d’euros la construction de la centrale duale de Nouakchott au profit de la société finlandaise Wartsila et mis en place la Société SPEG. L’adjudication de la centrale duale révèle une forte présomption de corruption car  malgré l’offre moins-disante de China Nationale machinerie (139 millions de dollars) et celle de l’espagnole TSK (125,8 millions d’euro) ; le marché adjugé par l’ancien directeur général de la Somelec, Mohamed Salem Ould Béchir (président de la Commission de marché), aujourd’hui ministre, avait été concocté sans passer par la commission nationale de passation des marchés publics des hydrocarbures pour être donné à Wartsila, poursuivie la même année pour corruption au Kenya.
 

Mais c’est là une autre affaire.  Selon les explications que Tullow aurait données pour justifier sa démission de l’exploitation du champ gazier de Banda, son équipe en charge des hydrocarbures n'a pas la compétence d’appréhender la complexité du montage des projets gaziers. Une bien maigre et tardive explication pour la junior britannique qui aura des conséquences sur les projections des autorités et le montage opéré pour la mise en place de la SPEG. Cette dernière avait été montée justement pour la production d’énergie électrique à partir du gaz du gisement de Banda.
 

Ces actionnaires ne sont autres que la SOMELEC, la SNIM et la KG POWER AG, filiale de la compagnie Kinross Gold, propriétaire de la mine d’or de Taziast. Mais comme un mlaheur ne vient jamais seul, Taziat aurait depuis quelques semaines aussi décidé de mettre un bémol à sa participation à la société SPEG.
 

Les miniers comme les pétroliers traversent une conjoncture difficile à l’échelle internationale marquée par la chute des cours des matières premières. Elles doivent donc se serrer les ceintures abandonnant leurs ambitions de diversifications.
 

Pourtant promise à un riche avenir en Mauritanie, Tulllow aurait même déjà commencé à plier bagage et à se défaire de ses employés mauritaniens. Elle ne garderait plus outre Kemal Mohamedou son mentor en Mauritanie que quelques employés indispensables.
 

Il faut bien reconnaitre qu’après les échecs répétitifs dans la prospection pétrolière et gazière, la conjecture du secteur s’annonce plus difficile et le rêve risque de n’être finalement qu’un grand mirage.  Quatre puits d'exploration forés l’année dernière se sont relevés secs. Il s’agit des forages opérés par Dana, Tullow, Total et Repsol. Total a même dû rendre le Ta7 et le Ta8 dans le bassin de Taoudeni alors que Tullow abandonne l’un des projets les plus stratégiques de l'histoire énergétique du pays.
 

Il faut aussi dire -en dépit des critiques- depuis le départ de l’ancien ministre Taleb Ould Abdi Vall et son équipe, il y a comme une guigne qui s’abat sur ce département. L’incompétence, l’ignorance du secteur et le manque de vision prospective ont gangrené un département pourtant promis à transformer le pays en un El Dorado. Force est de constater aujourd’hui que les premières découvertes prometteuses (Chinguitty pour le pétrole et Banda pour le Gaz) sont aujourd’hui compromise alors que dans le secteur des mines Taziazt se serre la ceinture et que la Snim qui ploie sous les charges de financements inappropriés (achats des avions de la MAI et prêt pour la construction de l’aéroport international de Nouakchott) relevera difficilement la tête de la chute des cours du fer qui accuse -40% de son prix sur le marché international.

Une bien alarmante réalité pour une économie basée sur la rente des matières premières. Il ne reste plus trop d’alternatives aux autorités que de se rabattre sur des prêts coûteux pour maintenir le pays en perfusion pendant que les institutions de Bretton Woods louent  une «croissance» débridant son économie. Une complaisance qui frise la compromission!
 

JD
Source: Mauriweb

Noorinfo


              

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