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Exclusif. Portrait-robot du marocain qui rallie Daech


Lu sur le web
Samedi 12 Décembre 2015 - 11:38

Qui sont les Marocains qui rallient les rangs de Daech en Syrie et en Irak ? Combien sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quels âges ont-ils ? Quels métiers exerçaient-ils ? Dans son enquête, Le360 a obtenu des données exclusives.


Exclusif. Portrait-robot du marocain qui rallie Daech
A quoi peut bien ressembler le Marocain qui rallie les rangs de Daech ? Le360 a réussi à obtenir assez d’éléments pour en faire le portrait-robot. Et le résultat est plus qu’édifiant. Le jihadiste qui quitte son pays et sa famille, quand il n’emmène pas ses enfants avec lui, exerçait auparavant un métier de subsistance. Il est aussi jeune et prêt à tout pour servir Daech à qui il obéit au doigt, allégeance oblige.

 La (jeune) chair à canon

Sur les 1531 Marocains qui ont rejoint les zones de conflit en Syrie et en Irak (à partir du Maroc), presque le quart ont moins de 25 ans (24%). Ceux âgés entre 25 et 35 ans représentent 50%. Un petit calcul démontre que 74% des daechiens marocains ont moins de 35 ans. Ceux ayant dépassé les 35 ans représentent également près du quart du contingent (26%).

Les jihadistes marocains sont eux aussi traversés par les divergences entre les principales mouvances qui sévissent en Irak et en Syrie, même si Daech reste l’organisation la plus attrayante. L’organisation de Abou Bakr Al Baghdadi a ainsi recruté 733 marocains, le reste étant dispersé entre divers mouvements avec une prédilection pour «Harakat Cham Al Islam».

Cette dernière organisation était dirigée par Brahim Benchekroun, un ancien de Guantanamo abattu sur le champ de bataille, et à qui a succédé un autre Marocain : Mohamed Mehdi Khallou, alias «Abou Talha».

 Le sort des Marocains de Daech n’est pas enviable. Leur vie ne consiste pas à compter le butin et prendre autant d’esclaves sexuelles qu’ils le veulent. Pas moins de 376 ont trouvé la mort en Syrie alors que 61 ont péri en Irak.

Autre particularité des combattants marocains et surtout en Irak : ce sont eux qui forment en général les fameuses brigades des «Inghimassyine», des sortes de commandos qui ne reculent devant rien et qui sont envoyés se faire exploser sur les barrages de contrôle ou l’entrée des positions ennemies pour dégager les issues au reste des troupes.

En Syrie, les Marocains ont acquis une triste célébrité de «coupeurs de têtes» comme «Kokito» (Mohamed Hamdouch, natif de Fnideq).

Le360.ma
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