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Examen du Baccalauréat : Fuite massive des épreuves


Actu Mauritanie
Vendredi 19 Juin 2015 - 15:00

C’est bien réel et vérifié. Les épreuves du Baccalauréat, l’unique examen encore plus moins correct dans le pays, ont été massivement distribués dans le pays. Jusqu’ici les pouvoirs publics ont royalement ignoré l’affaire. On parle de réunions au ministère de l’Education des hautes autorités du secteur. Dans les milieux scolaires, c’est la consternation et le dégoût.


Examen du Baccalauréat : Fuite massive des épreuves
Déjà pendant la journée du lundi, première journée du Bac cuvée 2015 dans notre pays, on évoquait l’utilisation à grande échelle des téléphones ‘’intelligents’’, Smart phones et autres appareils sophistiqués, par certains candidats qui ont pu transférer les épreuves à l’extérieur pour avoir leurs réponses rédigées par des professeurs commis pour la sale besogne. Une manœuvre rendue possible à cause de la complaisance des gens qui surveillent à l’intérieur des sales de classe.

Généralement peu motivés, ceux qui ont la tâche de surveiller les examens ne sont pas du tout aidés par les conditions matérielles dans lesquelles se déroulent ces examens. Au lieu de réserver une table à chaque élève, on les regroupe plutôt en deux ou même trois par banc. 

Ce qui rendrait leur surveillance quasi impossible, quelque soit la bonne moralité des professeurs-surveillants. Si on ajoute à cela, l’absence de valeurs morales chez les parents d’élèves qui accompagnent leurs filles et fils dans cette entreprise, on comprendra que tout est fait pour que cet examen sombre dans la fraude.

La présente fuite a été constatée particulièrement lundi en début de soirée où les épreuves de Physique Chimie qui allaient s’avérer être identiques avec les épreuves distribuées le lendemain dans les salles d’examen ont été donc distribués la veille à des candidats et même placés sur certains supports et programmes sur la toile. 

Biladi a interrogé un prof de physique qui affirme avoir trouvé les épreuves dans la soirée de lundi à mardi à travers des élèves et leurs parents qui avaient sollicité son concours pour les aider à résoudre l’examen. Celui-ci déclare avoir remis la copie qui lui est parvenue mardi de bonheur à un responsable au sein de son établissement. 

Autre témoignage qui va dans le même sens. Il est cité par nos confrères du site d’information en ligne Al Akhbar.info. Il s’agit du témoignage de l’élève candidat au bac, Eby Ould Abdouty Ould Limam. 

Natif d’Aioun, ce bon élève qui passait l’examen au collège de jeunes filles à Nouakchott, s’est plaint auprès du chef du Jury, en présence d’éléments de la gendarmerie qui assurent la sécurité des lieux, en ses termes : ‘’je suis rentré dans la classe récitant par cœur les questions posées à l’examen et leurs réponses. Moralement, je ne peux pas passer cet examen de physique. Je demande la modification des questions et l’information du ministère de ce qui est arrivé…’’.

Le président du centre n’a pas accordé de crédit à la position de l’élève et l’a menacé de renvoi et de privation de se présenter au bac pendant six années. Mais cela n’a point plié le candidat qui, intraitable, a refusé tout simplement de jouer le jeu de la fraude. 

Apparemment les épreuves s’échangeaient déjà sur facebook et Watsap depuis la veille. Certains candidats racontent que les fils des riches avaient la latitude et les moyens de se servir et réussir leur examen tandis que les élèves issus des familles pauvres étaient privés de s’en servir. Autre injustice dans une Mauritanie où les opprimés deviennent de plus en plus exigeants et n’acceptent plus de se taire sur les injustices.

De fortes sanctions

Le syndicat de l’enseignement secondaire réclame une enquête sérieuse et urgente pour faire la lumière sur cette affaire de fuite des épreuves du Bac 2015 qui, si elle se confirme, exige-t-il, doit faire l’objet de sanctions exemplaires pour les coupables. 

Ce n’est pas la première fois qu’on constate des fuites dans l’examen du bac. On a déjà connu pareilleituation en 2000 à l’époque où l’actuel président du conseil constitutionnel dirigeait, non sans complaisance, le département de l’Education nationale. A l’époque, l’affaire a provoqué émoi et consternation dans l’opinion publique et le gouvernement s’est vu obligé d’infliger des sanctions et de reprendre l’examen. 

Aujourd’hui, où le pays et son administration connaissent une déliquescence réelle et sans précédent, on est juste réduit à constater les dégâts. Comment, en effet, pouvait-on demander des comptes à ceux qui gèrent l’Education au moment où tous les autres secteurs de l’Etat sont gérés de la pire des manières ?

Mohamed Mahmoud Ould Targui
Source: RmiBiladi
Noorinfo


              

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