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Êtes-vous plutôt 0 ou 5.000 emails non lus ?


Culture
Jeudi 13 Août 2015 - 21:00

Il y a deux types de personnes dans le monde selon « The Atlantic » : ceux qui cumulent des centaines d’emails non lus, et ceux qui ne sont pas tranquilles tant que leur boîte n’est pas vide.


Êtes-vous plutôt 0 ou 5.000 emails non lus ?
Selon une photo dégotée par « The Atlantic », il existe une personne sur terre qui cumule plus de 1.320 emails non lus. Elle tombe donc dans l’une des deux seules catégories qui existent selon le site américain : celle des gens qui laissent fructifier les messages sans jamais les ouvrir ou même les supprimer.

A l’inverse, le journaliste Joe Pinsker, lui, ne peut pas dormir tranquille tant qu’il lui reste ne serait-ce qu’un seul message non lu. Et d’après une étude de 2012, il n’est pas seul. Environ 70 % des emails de travail sont traités dans les six secondes après réception. Et vous, pouvez-vous vivre sereinement pendant que les notifications s’empilent ?

L’email, c’est le contrôle

Professeur d’informatique à l’université de Californie, Gloria Mark s’est penchée sur ce qui différencie ces deux comportements extrêmes. Pour une étude, elle a équipé des employés de bureau privés de boîte mail avec des cardiofréquencemètres. Au bout de la semaine de travail, les données récoltées montraient que leur stress avait diminué.

Après une série d’entretiens, Gloria Mark a noté que pour certaines personnes, l’email a une dimension de contrôle : « Je laisse la petite sonnerie et sa notification diriger ma vie », lui a même confié un employé.

Ceux qui vérifient leurs emails de manière compulsive et qui les archivent par paquets ont alors la sensation de regagner un peu de ce contrôle.

Même s'il est séduit par la théorie de la chercheuse, Joe Pinsker s’appuie sur sa propre expérience : lire et archiver un email à la seconde où il arrive lui procure un petit sentiment d’accomplissement. C’est comme rayer une ligne dans une liste de choses à faire.

L’email pour faire un « break »

Le problème de l’email, c’est qu’il ne prévient pas : il est intrusif. Et toujours selon Gloria Mark, « il faut environ 25 minutes pour qu’une personne se replonge dans une tâche qui a été interrompue ». Sur ce plan, même les toutes petites interruptions - comme répondre très rapidement à un email - comptent.

C’est en partie parce qu’après avoir lu un message, très souvent, nous partons vers une autre tâche, avant de revenir à l’initiale. D’ailleurs ces petits « breaks » sont tellement constitutifs de notre mode de travail, que lorsqu’un employé n’a pas d’interruptions provoquées par l’extérieur - un collègue par exemple - il les crée lui-même en allant... vérifier ses mails.

L’email comme un jeu

Le psychologue spécialiste du jeu vidéo Jamie Madigan a lui aussi une lecture différente. Selon lui, accumuler des notifications c’est comme ammasser un petit butin virtuel. Lorsque nous recevons un petit « dring », que nous ouvrons la notification, et qu’il s’agit de quelque chose de plaisant - comme le message d’un ami, un « like » sur Facebook ou un « retweet » sur Twitter - nous pouvons nous sentir récompensés...

Proportionnellement à l’importance que nous accordons à ces « bonnes nouvelles » virtuelles.

« Est s’il y avait des gens qui considéraient la technologie comme une partie d’eux-mêmes, et d’autres non ? », avance alors le professeur en informatique conversationnelle Ian Bogost. Cette différence pourrait elle aussi expliquer le gouffre entre les 0 ou les 5.000 emails non lus.

lesechos.fr
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