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Esclavage moderne : 30 millions d'esclaves au monde, et la Mauritanie championne toutes catégories


Actu Mauritanie
Samedi 19 Octobre 2013 - 01:37

Mauritanie, Benin, Côte d'Ivoire, Gambie, Gabon, Senegal, Ethiopie, Sierra Leone, Togo, Cap Vert... Voilà les 10 pays qui ont le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne en Afrique subsaharienne, selon le premier Indice mondial de l'esclavage publié ce 17 octobre 2013 par Walk Free Foundation.


Esclavage moderne : 30 millions d'esclaves au monde, et la Mauritanie championne toutes catégories
La Mauritanie a le plus fort taux de prévalence de l'esclavage moderne dans le monde selon le premier Indice mondial de l'esclavage. Quatorze autres pays africains enregistrent également les plus mauvais résultats. 
 
Cet indice, qui sera publié annuellement, est le premier de la sorte et permet de mesurer l'échelle et les risques de l'esclavage moderne par pays de la manière la plus précise et la plus complète à ce jour.
 
La Mauritanie se classe en tête de l'indice, avec la plus grande proportion de la population au monde réduite en esclavage. Ce pays d'Afrique de l'Ouest, qui est caractérisé par un système d'esclavage héréditaire profondément ancré, compterait 150 000 esclaves pour seulement 3,8 millions d'habitants. La Mauritanie est suivie par le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Gambie et le Gabon parmi les dix premiers de l'Indice.
 
La recherche, qui offre aussi des recommandations à l'intention des décideurs politiques d'Afrique et du monde entier, met en avant les faits suivants:
 
· L'extrême pauvreté, les conflits et les pratiques traditionnelles telles que le mariage des mineurs et l'esclavage héréditaire contribuent aux taux élevés d'esclavage dans de nombreux pays africains.
· Un nombre important des personnes déplacées venant de pays voisins, tels que la Somalie, le Soudan et l'Éthiopie, se sont réfugiées au Kenya. Ces immigrants, souvent sans papiers, peuvent être contraints de vivre dans des conditions s'apparentant à l'esclavage. Les Kenyans sont aussi exploités à l'étranger. 
· Parmi les pays les mieux classés, Maurice se classe 143e sur les 162 pays de l'indice et se trouve en tête de file dans la région en termes de stabilité et de protection des droits de l'homme et des travailleurs. L'Afrique du Sud, en 115e place, a suscité les éloges des auteurs du rapport en raison de ses politiques favorisant la lutte contre l'esclavage.

En Mauritanie, IRA déplore que "la Mauritanie caracole en tête de ce classement avec une note de 97.90, loin devant le deuxième au classement qui est la République de Haïti qui pointe à 52.26, lui même distançant de beaucoup le troisième, le Pakistan, qui affiche une note de 32.11".
 
"L'affaire Noura prend une nouvelle perspective avec ce classement qui a nous permettre de la défendre ici et à l'extérieur avec plus de force, et mettre une lumière sur un système d'état qui nie cet esclavagisme et protège les esclavagistes" soutient Balla Touré SG de l'IRA.

30 millions d'esclaves dans le monde

Près de 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d’esclavage, l’Inde pointant en tête avec presque la moitié des personnes asservies, selon le premier classement du genre publié jeudi par l’organisation Walk Free.
Les trois-quarts des victimes sont en Asie, mais «aucun continent n’est épargné», affirme Walk Free, une nouvelle organisation basée en Australie, soutenue par l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le co-fondateur de Microsoft et philanthrope Bill Gates.
 
Selon cette enquête inédite publiée à Londres, l’Inde arrive en tête (14 millions d’esclaves), suivie de la Chine (2,9 millions) et du Pakistan (plus de deux millions). Viennent ensuite le Nigeria, l’Ethiopie, la Russie, la Thaïlande, la République démocratique du Congo (RDC), la Birmanie et le Bangladesh.
 
Ces dix pays à eux seuls comptabilisent 22 des 29,8 millions de personnes asservies.
 
En Inde, «des communautés entières dans des villages du nord sont réduites en esclavage, forcées de fabriquer des briques ou de travailler dans des carrières. Des enfants sont contraints de travailler sur des métiers à tisser pour fabriquer les tapis qui sont vendus dans nos magasins», explique à l’AFP le directeur général de Walk Free, Nick Grono.

Mamoudou Kane


              

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