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Entre lui et lui-même, luit notre destin entre espoir et malédiction !


Tribunes
Vendredi 12 Août 2011 - 04:12

Voilà c’est fait. Circulez, il n’y a plus rien à voir. Le dernier masque du Aziz de la campagne, l’homme qui faisait rêver à une Mauritanie nouvelle, n’est plus. Beaucoup de choses ont été dites sur ce débat digne des meilleurs procédés de propagande, reste l’enseignement principal : Aziz fait désormais peur à tous les camps. Qu’ils soient de l’UPR dont il fait si peu de cas à l’opposition qu’il humilie à longueur d’audience, en passant par la société si vile qu’il laisse bouche bée à part quelques indignés sans troupes, sans parler des jeunes, hier contre lui, qu’il reçoit en leur demandant de s’unir pour renouveler la classe politique, sans parler des illustres O.N.G comme S.O.S esclaves qu’il insulte en direct en disant qu’il n’y a pas d’esclaves en Mauritanie, sans parler du reste…


Entre lui et lui-même, luit notre destin entre espoir et malédiction !
De partout, à sa voix, à l'arrogance, à sa façon de dire tout et n’importe quoi, persuadé que cela sera ânonné par la presse nationale et internationale à base  de « Aziz a dit » comme s’il s’agit des paroles de Dieu ou d’un homme qui a une parole or selon l’opposition c’est l’absence de parole qui manque le moins chez cette usine à parole en l’air ; tout indique le ton d’un homme qui ne craint personne, ni les élus, ni les intellectuels, ni la presse, ni la bonne foi…
 
Aziz ne craint rien ni personne et pour cause ! Quand on voit tous les jours, des milliers d'hommes armés jusqu’aux dents habitués à répondre aux ordres quels qu’ils soient sans broncher, prêts à vous suivre qu’importe le forfait sous peine d’être eux-mêmes liquidés ou jeter au trou par leurs « frères d’armes », quand on peut se permettre d’apporter son soutien à la Syrie en plein massacre, quand on sait le cas qu’il fait de son ami le tyran sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour génocide, quand on laisse ses hommes jouer avec la mauritanité de certains comme s’ils essayaient en vain d’allumer le feu, quand on voit le mépris pour la liberté d’expression royaume des braillards impuissants, quand on constate que n’importe qui peut être jeté au trou et y rester par le fait ou le crime du prince, on ne peut que trembler comme on a tremblé pendant 30 ans…
 
Oui ! Nous tremblons… Mais cette peur fait marcher tout le monde droit ! Qu’importe que les fronts soient prosternés ! Aziz nous a prouvé qu’il n’existe pas en Mauritanie une seule force civile qui puisse être d’une quelconque puissance. Il y a rien que des jérémiades. Cela fait pitié d’entendre un Ould Bettah parler de la loi de la république comme un enfant, que c’est pathétique d’entendre Boubacar Messoud dire «  trop c’est trop monsieur le président », que c’est misérable de voir la C.O.D encore en train de tergiverser au sujet du dialogue alors qu’à la dernière audience, Aziz a laissé Messoud et Ould Bettah plantés là-bas comme des tekoussous…
 
Mais Aziz sait aussi faire plaisir aux jaloux impuissants car on dit que Bouamatou bouderait sévèrement au Maroc car Aziz après avoir profité de ses milliards ne lui renverrait pas l’ascenseur ; c’est ainsi que le pouvoir calme un camp en disgraciant l’autre ; comme s’il s’agissait de gouverner l’asile des diables d’orgueil, de vanité, d’impuissance et d’appâts du gain.
 
Oui ! La peur est là ! Car l’état du monde et les forces en présence prouvent que ce pouvoir pourrait faire un bain de sang sans que quiconque ne bouge. Cela s’est déjà vu par le passé et cela peut encore arriver. De là ce silence. On parle de calme avant la tempête mais il n’y aura jamais de tempête venant du peuple car il n’y a pas de peuple, il n’y a quasiment que des individualités qui cherchent à survivre souvent les uns contre les autres comme si on avait tué chez le peuple toute foi en leur élite ! A qui la faute ?
 
Reste une question : pourquoi le pouvoir prend-il ce chemin où d’une part certains ont droit à l’impunité grâce à des bons de gabegie comme ce ministre de Rabat parti avec 2 milliards et des déclarations incendiaires vis-à-vis de l’Algérie, sans parler encore et toujours de cette convention de pêche où la gabegie pue plus que le poisson sans parler de tout le reste comme si finalement ce pouvoir n’a jamais eu le courage d’affronter sa culture pour avancer vers un rêve possible d’une Mauritanie nouvelle ?
 
Pourquoi à peine deux ans après son élection, Aziz nous montre désormais le visage d’un chef de guerre sûr de ses armes et de ses hommes, prêt à tout, comme définitivement à l’abri du besoin, lui et ses descendants, et comme protégé de la chute par des généraux pénards ? Il n’est question dans sa bouche que des pauvres illettrés et ignorants comme si la classe moyenne dans ce pays devrait les rejoindre dans la misère pour compter à ses yeux. Pourquoi ne vit-il pas lui-même modestement au lieu de vivre dans le luxe insolent en clochardisant la fonction publique  et en humiliant les ministres dès qu’il peut ?
 
Tout cela est un grand mystère et un grand gâchis. A quelque chose malheur est bon car la classe politique pourrie est ainsi réduite à l’impuissance et au ridicule. Pourvu que cela dure et qu’on en finisse, nous l’avons déjà dit. Mais il serait peut-être temps, à voir la trajectoire de ce pouvoir et ses fondements, de se poser la question de savoir si oui ou non, ce pouvoir est hors-la-loi !
 
Souvenons-nous, pour citer ceux à qui nous devons la Mauritanie à savoir la France, souvenons-nous de cette querelle entre De Gaulle et Mitterrand au sujet de la république pendant l’occupation : De Gaulle estimait que la république n’a jamais cessé d’exister tandis que Mitterrand a toujours dit que pendant la collaboration, la république n’était plus !
 
Aussi, il est peut-être temps de faire le bilan chez nous depuis 1978 et se dire si oui ou non depuis cette date la république a, oui ou non, cessé d’exister jusqu’à ce jour. La réponse permettra de configurer la résistance.
 
En attendant, le seul moyen de donner à ce pouvoir un contre-pouvoir c’est de retourner à vos tribus à vos ethnies si elles existent encore ; y retourner mais sans leur forme féodale juste un regroupement qui se défend, se soutient et prêt à tout pour défendre un des vôtres contre l’injustice et vous défendre tous contre la marginalisation mais attention ! Faire payer cher à quiconque d’entre vous vous trahirait ; hélas, même cela a été réduit à néant. Il n’y a plus de tribus, plus d’opposition, plus de société civile, il n’y a rien que la peur du pouvoir et la peur de  la misère…
 
En attendant des héros pour remplacer les zhéros, laissez la politique, ne parlez plus d’Aziz, ni du royaume des militaires ; essayez de survivre et même de vivre sans sinon courez à Aziz tous ! Ne le laissez pas à plus pourris que nous…
 
chezvlane.blogspot.com


              

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