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En réponse à la calomnie d’Ould Daddah et son Beau


Tribunes
Vendredi 16 Mai 2014 - 21:25

M. Nicolas Beau, je vous prie de prendre acte de notre indignation devant la ‘’couverture’’ unilatérale que vous accordez à notre pays qui connaît pourtant une évolution réelle sur tous les plans depuis la chute de la dictature (1984 – 2005).


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En réponse à la calomnie d’Ould Daddah et son Beau
Nicolas Beau, je suis choqué par votre attitude. Vous êtes probablement le seul au monde qui continue à ‘’penser’’ que la Mauritanie est un Etat ‘’policier’’. Je ne comprends point ! Des ‘’dérives’’ aussi graves doivent être prouvées d’abord. Encore désolé, on peut tout penser de la Mauritanie sauf qu’elle est ‘’autocratique’’ ; RSF, les professionnels mauritaniens, la réalité de la liberté d’expression disent le contraire. L’Etat de dictature, celui qui a torturé les élites pour les forcer à l’exil et qui a vu sa chute grâce au courage et à la détermination du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, fort du soutien de toute les forces vives de la nation, y compris votre auguste invité Ahmed Ould Daddah, qui a salué à l’époque le changement en 2005 pour renouveler son soutien au mouvement rectificatif en 2008.

Depuis, la Mauritanie n’a connu que l’abolition de la censure, le retour des refugiés et des exilés, le règlement du passif humanitaire, la criminalisation constitutionnelle de l’esclavage, l’élaboration d’un état-civil fiable et conforme aux standards de la transparence requis par les Nations Unies, un taux de croissance qui frôle les sept pour cent, au moment où les économies nord sud s’écroulent. Tout cela a pu avoir lieu, grâce à la volonté politique du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, doté d’une crédibilité personnelle, aux yeux des frères africains qui lui ont confié la présidence de l’Union Africainen ainsi que des frères arabes qui désormais orientent en masse leurs investissements vers la Mauritanie, grâce aux garanties que représentent la lutte contre la gabegie en Mauritanie et la réforme du monde de la justice. D’un autre coté, nos partenaires occidentaux ne ratent jamais une occasion pour louer l’implication personnelle du Président Aziz dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogue, tel que prononcé à Nouakchott, il y a moins de 24 heures, par le Ministre de la Défense de la République Française.

Le pouvoir actuel représente, pour nous démocrates et fervents détracteurs de la République bananière (1984 – 2005), le triomphe d’un combat honnête et courageux pour un Etat de droit qui garantit à tous ses citoyens et ses hôtes une quiétude de vie. Concernant la sécurité au Sahel, il est nécessaire de suivre réellement l’actualité et de ne pas confondre le Sahel avec une autre région du monde. Ayant pris conscience très tôt de la gravité du phénomène du terrorisme dans la sous-région et de la nécessité de l'éradiquer sur le moyen et long terme, la Mauritanie a été la première à lancer une vaste campagne de mobilisation, par le biais de ses représentations diplomatiques, notamment celle accréditée auprès de l’Union Européenne à Bruxelles et ses ambassades à Madrid, Paris, Genève, New York et Addis Abéba. La diplomatie mauritanienne a également œuvré à la distribution d'un document relatif à la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme, dont l'efficacité permet de la classer comme référence. Une copie de ce document a été adressée au Secrétaire Général de l'ONU, Monsieur Ban Ki-moon qui a été séduit par les succès réalisés par notre pays dans le cadre de la lutte contre ce fléau, ce qu’il n’a pas manqué d’exprimer lors de l’audience qu’il a accordée à notre ministre des affaires étrangères, en marge des travaux de la 18ème session de l’Union Africaine en janvier 2012 à Addis Abéba.

Le SG de l'ONU a exprimé son intention de créer un centre onusien pour la lutte contre le terrorisme, en privilégiant en premier lieu la candidature de notre pays pour abriter ce centre. Sur le terrain, l’Armée mauritanienne n’a pas attendu que ‘’le monde libre’’ se réveille de son long sommeil, pour traquer les bandes armées et orchestrer des frappes préventives qui ont paralysé en partie les agissements d’AQMI dans le Sahel, et neutralisé toute capacité de nuisance sur le territoire mauritanien. Depuis 2009, aucun enlèvement, ni tentative d’attentat n’ont eu lieu sur le territoire national. Mieux, durant l’intervention française au Nord Mali, l’armée mauritanienne a enregistré avec succès zéro infiltration dans le territoire mauritanien. Ses performances en matière de renseignements humains ont permis d’opérer des captures de dirigeants et combattants des mouvements terroristes qui sévissaient en toute impunité depuis plusieurs années dans le Sahel. Pour la liberté de la presse en Mauritanie, je vous renvoie aux classements de RSF et de Freedom House qui retiennent la Mauritanie (pour la troisième année successive) championne de la liberté de la presse dans le monde arabe, avec un rang croissant sur l’échelle mondiale.

Elle est le seul pays de la sous-région à avoir aboli la censure, dépénalisé les délits de presse, libéralisé les ondes, accordé une aide publique à la presse privée, ouvert les médias publics à l’opposition. De grâce, Nicolas, laissez les vrais démocrates suivre tranquillement les transformations profondes que connaissent la société et l’Etat mauritaniens. La Mauritanie comparable à votre Ben Ali n’existe plus que dans votre esprit ou dans les rangs de la COD où se bousculent, les anciens ministres de souveraineté de la dictature, auteurs de forfaitures de censures, déportations, violations massives des droits de l’homme, dilapidation des ressources de l’Etat, et tristement célèbres pour leur zèle à servir une dictature face à laquelle vous êtes tout le temps resté silencieux. Tout simplement, vos fantasmes de cartes postales n’ont pas leur place dans la Mauritanie actuelle. Pour ne pas confondre votre intérêt nouveau pour la Mauritanie et votre ‘’consultation’’ pour un homme d’affaires qui refuse d’honorer ses engagements fiscaux, en Mauritanie il y a une autre opposition (CAP), issue du long combat du peuple mauritanien pour la démocratie, dont le Président Messoud Ould Belkheir et Sarr Ibrahima, entre autres.

Cher Nicolas Beau, ‘’spécialiste de la Mauritanie’’, la branche politique des « frères musulmans » en Mauritanie, Tawassoul, fait bien partie de la COD. Et j’ajoute qu’en Mauritanie, il n’y a jamais eu d’élection présidentielle en 1987. Au sujet de notre ‘’misère’’, qui assoit votre arrogance et mépris pour les pays du tiers-monde, j’aimerai porter à votre connaissance que la Mauritanie vit désormais indépendamment de toute aide humanitaire et que l’ensemble de ses interventions en la matière sont financées par les moyens propres de l’Etat depuis 2009. Cela a été sanctionné par sa sortie définitive du groupe des PMA. La Mauritanie est désormais un pays à revenu intermédiaire. Elle a réussi à acquérir cette place depuis 2013, « grâce aux efforts de son gouvernement dans la lutte contre la pauvreté, la gabegie et la corruption et sa politique de bonne gouvernance » avait annoncé le Président Aziz, lors d’une allocution largement relayée par la presse occidentale et particulièrement les grands médias français. Cher Monsieur, un certain nombre de précisions s’imposent après le déchaînement du dirigeant du RFD, qui semble ‘’oublier’’ que les militants de l’UFD/ère nouvelle qui l’ont accompagné durant les années de braises ont tout simplement rejoint le camp du Changement Constructif, suite à l’engagement du Président Mohamed Ould Abdel Aziz de prendre en charge l’ensemble des revendications démocratiques, objet d’un consensus de la part des élites progressistes de ce pays.

A la lecture des ‘’mémoires’’ du président du RFD, nous voilà choqués par ses propos sur vos colonnes. M. Ahmed Ould Daddah, vous êtes le seul opposant dans la sous-région, installé à quelques mètres de la résidence présidentielle et avec un financement public de vos activités et de vos ‘'humeurs’’ ; M. le président du RFD, le pouvoir a toujours prôné le dialogue et l’ouverture, à commencer par l’investiture du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, où il s’est proclamé Président de tous les Mauritaniens et disposé à dialoguer avec tous les acteurs politiques. Cette volonté s’est illustrée par les multiples appels de la majorité et du gouvernement pour que votre parti prenne part aux préparatifs du cinquantenaire de l’indépendance, à la table ronde de Bruxelles, avec les partenaires de la Mauritanie et au Dialogue politique qui a donné naissance à un mécanisme d’organisation et d’observation des élections CENI. M. Daddah, je vous rappelle que quand les élites de la Mauritanie édifiaient les bases d’une démocratie sereine dans le pays (Dialogue National 2011), vous et vos nouveaux amis, charmés par le printemps destructif, rêvassaient d’un changement anticonstitutionnel, catégoriquement rejeté par le peuple mauritanien, ses élites et ses partenaires.

Vous continuez en vain à exploiter les sentiments religieux et d’appartenance ethnico-tribale pour perturber la vie des institutions et la large victoire du peuple mauritanien dans son combat contre la pauvreté, la maladie, le sous-développement, la gabegie, le terrorisme… Quant à la présidentielle du 21 juin 2014, la main du pouvoir a été de nouveau tendue, mais hélas vous vous êtes fixé comme objectif de ne plus participer aux élections, comme l’a confirmé le président de la délégation de la majorité, le porte-parole du gouvernement Me Sidi Mohamed Ould Maham, rien qu’avant-hier, sur une radio de la place : « le FNDU (opposition) s’est retiré, sans raisons valables, quand nous avons fait preuve de souplesse et de prédisposition à la satisfaction de toutes ses doléances ». Au sujet de la participation aux dernières législatives, vous avez opéré (volontairement ou pas) une soustraction aux chiffres officiels et réels, qui n’ont jamais été contestés par l’ensemble des participants, y compris vos amis de l’opposition. Ces élections ont connu un taux de participation jamais enregistré dans l’histoire de la Mauritanie, 75%, soit 900.000 électeurs sur le million et les deux cents milles inscrits, sur le fichier électoral. Fichier actualisé, pour la première fois, grâce à l’état-civil biométrique, instauré par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a aussi formalisé,


pour la première fois, le vote des Mauritaniens à l’étranger. C’est ainsi que des bureaux d’enrôlement, pour les ressortissants mauritaniens dans les quatre coins du monde, ont été placés dans les ambassades et les consulats de la Mauritanie. Désormais, la participation politique, économique et sociale de la diaspora dans la vie de la Mauritanie Nouvelle est confiée à un ministère dédié aux Mauritaniens de l’étranger. M le président du RFD, devenu ‘’partenaire’’ de ses propres tortionnaires, vous semblez ignorer que lors du dialogue démocratique, que vous avez boycotté en 2011, la Mauritanie s’est dotée d’une CENI consensuelle, dont les membres ont été désignés par l’opposition et la majorité. Ce pas de géant a permis, d’une façon définitive, de mettre fin à l’implication du gouvernement dans toutes les étapes de l’opération électorale. D’autre part, le manque d’écho de vos ‘’meetings’’ qui semble vous préoccuper tant, revient au rejet, par la population, de votre approche ‘’révolutionnaire’’, injustifiée dans un pays qui ne connaît aucun détenu d’opinion, et où les médias publics sont les premiers à relayer vos différentes activités, riches en appels anticonstitutionnels et en enchères religieuses, ethniques et tribales.

Libre à vous, M le président du RFD, de traiter les autorités françaises de tous les noms, même si cela ne vous empêche pas de faire tous les mois les trottoirs devant le Quai d’Orsay, sans être reçu, ni en France, ni ailleurs. Vous n’êtes plus crédible depuis votre appel au boycott des législatives, qui a enthousiasmé les Mauritaniens, à davantage lever le taux de participation, le faisant atteindre 75%. M le président du RFD, vous prouvez encore une fois à l’opinion, que votre connaissance macro-économique stagne et que vous êtes toujours sous l’emprise des paramètres d’appréciation de l’avant chute du mur de Berlin. En conséquence vous faites abstraction du vrai développement que connaît le pays à la croissance inégalée, notamment en matière d’infrastructure dont le nouvel aéroport de Nouakchott qui prend une place de choix parmi les projets courageux et innovants de toute la sous-région. M le président du RFD, vous ne pouvez pas vous défaire, ne serait-ce que de la responsabilité morale de donner une image vraie et réelle de la Mauritanie, et la dénigrer. Et comme le dit si bien ce vieille adage de chez nous : « Celui qui se cache derrière les jours, finira par se retrouver nu ».


Source:Afriquinfos
Noorinfo


              

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