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Emploi: Le SMIG à 30.000 ouguiyas


Economie
Mardi 23 Août 2011 - 13:26

Le SMIG en Mauritanie atteint désormais 30 mille ouguiyas au lieu de 21 000, à compter du 1er septembre, après quatre mois de négociations collectives entre les partenaires sociaux. La CGTM dénonce des "négociations illégales".


La hausse du SMIG concernera exclusivement le secteur privé. Les bonnes et coiffeuses aussi comme sur cette planche du peintre mauritanien Oumar Ball
La hausse du SMIG concernera exclusivement le secteur privé. Les bonnes et coiffeuses aussi comme sur cette planche du peintre mauritanien Oumar Ball
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C'est la ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l'administration, Maty Mint Hamadi, qui a annoncé la nouvelle à l'issue de la clôture des négociations avec quelques centrales syndicales, lundi au palais des congrès de Nouakchott. «Je réitère l'engagement du gouvernement à instaurer une culture du dialogue, et à approfondir la politique de consultation et de négociation en vue de maintenir la stabilité des relations inter-professionnelles, ainsi que de sauvegarder les intérêts de l'employé et de l'employeur» a-t-elle dit.
En marge de la clôture, Khaled Cheikhna, conseiller juridique de la ministre du travail, et président de ces négociations a salué «une revalorisation de 43% du SMIG, essentiellement certes destinée au secteur privé, mais qui est une avancée considérable. Les autorités et le patronat ont répondu aux doléances des travailleurs durement touchés par la crise économique».
Le secrétaire général de la CLTM et porte-parole des travailleurs pour ces négociations, Samoury Ould Biyyé, a appuyé la ministre, en évoquant «l'importance du dialogue dans la résolution des problèmes et des crises». «Ce doit être l'option privilégiée par les ouvriers» a-t-il estimé.

«Des négociations illégales»

Cette auto-satisfaction affichée par la ministre de tutelle et les quelques centrales syndicales «pas du tout représentatives de l'immense majorité des travailleurs mauritaniens» aux dires de Abdallahi Ould Mohamed, secrétaire général de la confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), ne fait pas l'unanimité.
«Nous avons boudé ces négociations car elles sont purement illégales. L'état a convoqué des syndicats sans mandats» affirme tranquillement le SG de la CGTM.
Selon lui, la volonté de la majorité des travailleurs n'est pas respectée dans ces négociations.
«Cette question des minima catégoriels est importante, mais pas fondamentale. D'autant que l'immense majorité des travailleurs n'en bénéficiera pas. Les petits travailleurs de la fonction publique en sont exclus par exemple. Au-delà, ces négociations ne se sont pas attelés à la révision des textes sur les conventions relatives à la formation professionnelle ou au chômage, qui sont des questions cruciales» explique-t-il. «Le gouvernement a déterminé son format de négociations, qui n'est que de la poudre aux yeux» conclut Ould Mohamed.

Khaled Cheikhna met lui l'accent sur «les 17 centrales syndicales sur 19 qui ont répondu à l'invitation des autorités à la table des négociations». «Les deux autres, dont la CGTM, qui n'ont pas répondu, se sont auto-exclu des négociations. Et si elles clament leur représentativité légitime du plus grand nombre de travailleurs, je dirais que techniquement, et objectivement, à ce jour, il est impossible de connaître le poids réel des syndicats de travail» explique le conseiller juridique.

Mamoudou Lamine Kane
Mamoudou Kane


              

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