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Emel piétine


Actu Mauritanie
Dimanche 7 Février 2016 - 18:00

Les boutiques Emel traversent une passe difficile : alors qu’à Nouakchott, Nouadhibou et Kiffa leurs gestionnaires se plaignent de rupture d’approvisionnement en certaines denrées, notamment, le riz local, les pâtes, le sucre et l’huile, ailleurs, s’ajoutent les retards d’installation. C’est le cas du Brakna, du Gorgol, du Trarza et du Tagant entre autres. C’est dire que les choses sont difficiles aussi bien sur le plan de l’installation que sur celui de la régularité de l’approvisionnement des centres déjà ouverts et qui ne représentent même pas 10% du dispositif prévu.


Un collectif de gestionnaires devant exécuter le programme disait récemment dans un écrit largement diffusé que la réussite du plan dépendait d’une condition politique et administrative de taille : la démission (ou le renvoi) des ministres concernés par l’opération Emel ( celui du commerce et celui de l’intérieur).
 

C’est peut-être un peu exagéré, mais à voir comment les choses se passent déjà et à la lumière du grand fiasco de l’opération Solidarité 2015 qui n’a fait qu’enrichir les "fournisseurs", eux-mêmes sélectionnés (ou choisis) dans une opacité totale, on peut comprendre que certains demandent la tête de membre du gouvernement.
Au-delà de cet aspect politique, les structures d’exécution et les services de terrain à l’intérieur, véritable relais avec les populations, sont, eux aussi, loin d’être à la hauteur. Partout, la mauvaise gestion le dispute à la gabegie, au détournement et au clientélisme.
 

Aussi, le dernier scandale en date, risque d’avoir de nouvelles ramifications au niveau de la SONIMEX et même au niveau du ministère du Commerce. Au lieu de servir les populations, certains gestionnaires, notamment issus du CSA et de la SONIMEX font la sous-traitance des produits à des fins lucratives. D’où la nécessité d’introduire des règles de contrôle et de suivi exercé par des personnalités honnêtes désignées par les populations à travers les organisations locales de la société civile.
 

Mieux, pourquoi ne pas donner à la très dynamique Association de protection des consommateurs ce rôle de contrôle de qualité des produits, du suivi de la gestion et la modération des rapports entre les structures du programme et les populations ? 
L’enjeu vaut la chandelle, d’autant que même l’ordre des priorités et l’agenda du déploiement de Emel ont été confectionnés selon des critères qui ne répondent à aucune règle. Sinon, comment vouloir tout simplement se concentrer sur des zones spécifiques sous le prétexte qu’elles sont des niches d’élevage et de laisser d’autres ou les négliger ? Les zones agricoles ne sont-elles pas plus affectées que toute autre partie du territoire ? Si en zone d’élevage ce sont des animaux qui risquent de périr, dans les zones agricoles c’est la vie des hommes même qui est menacée par la famine et la pauvreté.
 

MOMS
L'Authentic

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