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Electricité: La saison des pluies et des délestages arrive


Société
Mardi 24 Mai 2011 - 14:22

La saison des pluies arrive. C'est la période de l'année où reviennent les délestages récurrents sur le réseau électrique mauritanien. Cette année ne s'annonce pas différente des autres, vue la le prix quasi historique du fuel dont dépendent les centrales thermiques, et un réseau encore plus vétuste que jamais.


Réparation d'un poteau électrique à Rosso, durant l'été 2010
Réparation d'un poteau électrique à Rosso, durant l'été 2010
Avec un fioul à 280 UM par litre et en HT en mai 2011, la SOMELEC se prépare à un été difficile pour approvisionner tout son réseau domestique et industriel, qui atteint son pic de consommation entre juillet et septembre. Ce prix élevé vont entraîner selon les techniciens des délestages récurrents. Le chargé de la communication de la SOMELEC, Dahane Ould Taled Ethmane, se refuse à évoquer ce terme: «Dans la plupart des villes, la desserte en électricité reste assez faible. À Nouakchott, elle se situe entre 30 et 35%.» relate-t-il. «Les coupures qu'on enregistre ces dernières années sont dues à des défaillance du système. Par exemple, quand l'apport de Manantali s'arrête brusquement, ou quand un défaut affecte le réseau. Mais nullement on ne saurait parler de délestage, qui intervient quand l'opérateur est déficitaire en terme de production par rapport aux besoins.» insiste-t-il.

Des défaillances en voie d'être comblées?

La SOMELEC se montre donc confiante dans la maîtrise des délestages, pardon des «coupures inopinées» pour cet été 2011. Pourtant le problème conjoncturel demeure. Il est lié au prix du carburant (les centrales mauritaniennes fonctionnent avec le diesel) qui a grimpé de 300% en à peine 5 ans. Et même si le prix du baril est repassé sous la barre des cent dollars, le coût demeure exorbitant. Ensuite, «indéniablement la structure de la production de la SOMELEC pèse lourd dans le bilan quand, comme cette année, le barrage de Manantali produit à peu près 75% de ce qu'il devrait produire en raison d'une pluviométrie déficitaire. Cela se ressent sur les résultats de fourniture d'énergie électrique» explique Mamadou Kane, Directeur de l'électricité au ministère de l'hydraulique, de l'énergie et des TIC. «Dans le court et moyen terme, de nombreux projets sont engagés. D'une part, des solutions d'urgence sont mises en place avec le soutien de nos partenaires, notamment le FADES et le Royaume d'Espagne, pour faire face à l'actuel déficit à Nouakchott et Nouadhibou. Aujourd'hui, la situation n'est pas catastrophique, même si elle pourrait et devrait être beaucoup mieux. Et à cet égard, il serait heureux que la SOMELEC arrive à satisfaire à peu près correctement la demande pendant le mois de Ramadan qui cette année tombe en août, la pointe annuelle maximale. Tout ceci grâce à une amélioration progressive à l'interne de l'état de ses infrastructures. Les perspectives sont très encourageantes. EN plus de la nouvelle centrale de 40 Megawatts disponible depuis l'an dernier, nous pourrons compter bientôt sur l'hydroélectricité, qui bien que désavantagée par une relative intermittence induisant une incertitude sur la capacité disponible réelle, reste l'électricité la moins chère et permettant des puissances suffisantes pour les activités productives. Nous attendons 17 MW du barrage de Félou en 2011, et 43 du barrage de Gouina en 2012.» soutient Mamadou Kane.
Mamoudou Kane


              

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