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Élections au Royaume-Uni: victoire des conservateurs de David Cameron


Actualité
Vendredi 8 Mai 2015 - 12:00

David Cameron disposera sans doute des mains libres pour gouverner seul. L’analyse de Marc Roche, correspondant à Londres du Soir


Élections au Royaume-Uni: victoire des conservateurs de David Cameron

Les conservateurs ont remporté les élections législatives qui se sont déroulées le 7 mai au Royaume-Uni en obtenant sans doute la majorité absolue à la Chambre des communes. Le scrutin qui s’annonçait comme le plus ouvert depuis la fin de la guerre – aucun des deux grands partis ne parvenant à prendre l’avantage – a tourné en faveur du Premier ministre sortant, David Cameron qui disposera sans doute des mains libres pour gouverner seul.

Une large victoire des conservateurs

La victoire retentissante des indépendantistes écossais du SNP en Écosse jette toutefois une ombre sur cette victoire indéniable de la formation de droite. Dès la fermeture des bureaux de vote, les sondages à la sortie des urnes donnaient les tories gagnants.
 

Selon les projections de la BBC fondées sur la moitié des bulletins dépouillés, les tories recueilleraient 325 sièges, soit juste la majorité des 650 sièges en jeu. Le Labour obtiendrait 232 sièges. Les démocrates libéraux (centristes) ont payé cher leur participation gouvernementale aux côtés des tories en ne conservant à ce stade que 6 sièges sur les 57 détenus dans le Parlement sortant. Quant au SNP qui a écrasé le Labour en Écosse, il gagnerait 55 sièges contre 6 il y a cinq ans.
 

Malgré les 12 % recueillis, le parti populiste anti-européen UKIP n’a pour l’instant qu’un seul siège en raison du mode de scrutin uninominal à un tour qui favorise les deux grands partis. A ce stade, le sort du leader de l’UKIP, Nigel Farage, candidat à Thanet (Kent) n’est pas encore fixé. Les nationalistes gallois, les protestants nord-irlandais et les verts obtiendraient respectivement 2, 3 et 9 sièges.
 


David Cameron (telegraph.co.uk)
David Cameron (telegraph.co.uk)

Comment expliquer la victoire de Cameron ?

« Nous allons unir le pays », a déclaré dans sa circonscription de Whitney (Oxfordshire) le Premier ministre sortant dans une atmosphère de liesse. « Il s’agit clairement d’une très grande nuit pour le parti conservateur  », a déclaré le leader des tories.

David Cameron sera reconduit vendredi dans ses fonctions de chef du gouvernement.

M. Cameron dispose en théorie de l’autorité pour faire taire ses détracteurs à l’intérieur du parti. Mais en pratique, l’hôte de Number 10 dépendra davantage des états d’âme de son groupe parlementaire. Le tenant du titre doit toutefois conclure un accord avec l’une ou l’autre formation régionale pour disposer d’un appel d’air à la Chambre des communes.
 
Une chose est certaine, l’économie a été – comme d’habitude au Royaume-Uni- au centre de la campagne électorale. David Cameron était très à l’aise sur ce terrain face à un challenger travailliste qui a souffert des erreurs passées en matière de gestion des finances publiques commises par le Premier ministre travailliste Gordon Brown aux affaires entre 2007 et 2010. Le Labour n’a pas été pris au sérieux dans le domaine économique face à la formidable santé de la conjoncture d’outre-Manche.


Ed Miliband (telegraph.co.uk)
Ed Miliband (telegraph.co.uk)

Comment expliquer la défaite de Miliband ?

Le leader du Labour, Ed Miliband, a reconnu l’ampleur de sa défaite. « Les résultats sont encore en train d’arriver mais ça a été clairement une nuit très décevante et difficile pour le Labour », a-t-il déclaré.

De l’avis général, le chef de l’opposition a commis l’erreur de se concentrer sur son électorat de base au lieu d’imiter Tony Blair en se situant au centre gauche. Le projet de taxe immobilière sur les propriétés les plus chères lui a coûté des voix dans le sud-est riche du pays et à Londres.

Il a souffert également de sa cote de popularité extrêmement faible par rapport à celle de David Cameron, les doutes sur sa capacité à dominer les dossiers économiques et sans doute son refus d’organiser un référendum sur l’Europe. Ed Miliband est désormais sur un siège éjectable. Son avenir ne devrait toutefois pas être tranché avant le prochain congrès à l’automne prochain.


Nick Clegg (telegraph.co.uk)
Nick Clegg (telegraph.co.uk)

Descente aux enfers pour les libéraux-démocrates


Les libéraux-démocrates eux connaissent une véritable descente aux enfers. Si leur leader Nick Clegg, vice premier ministre, a sauvé de justesse son siège de Sheffield grâce à l’appoint des voix conservatrices, la troisième force a perdu la plupart de ses ténors.

Les « lib dems » sont supplantés par l’UKIP à la troisième place en Angleterre, même si leur performance est décevante comparé aux 25 % recueillis lors des élections européennes de 2014. Bon nombre de conservateurs un moment tentés par la plate-forme anti immigrants de l’UKIP sont visiblement rentrés au bercail pour barrer la route de « Number 10 » au Labour.



Le Soir



              

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