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Egypte: 22 morts et 200 blessés après le verdict de Port-Saïd


Actualité
Samedi 26 Janvier 2013 - 14:50

A l'annonce de la condamnation à mort de 21 personnes, des affrontements très violents ont éclaté.


Des affrontements ont éclaté aussitôt après l'annonce du verdict. (FP PHOTO / STR)
Des affrontements ont éclaté aussitôt après l'annonce du verdict. (FP PHOTO / STR)
Les supporters d'Al-Ahly avaient promis le "chaos" si le verdict n'était pas assez sévère. 22 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées ce samedi 26 janvier à Port-Saïd, d'après le dernier bilan du ministère de la Santé.

Ces affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté après la condamnation à mort de 21 Egyptiens pour leur implication dans des violences survenues après un match en février 201, qui avaient fait 74 morts et des centaines de blessés.

La veille, le deuxième anniversaire de la "révolution" a lui-même été marqué par des violences entre manifestants et policiers, qui ont fait neuf morts et plus de 530 blessés, selon un nouveau bilan de sources médicales.

La prison et le tribunal visés à l'arme automatique

Aussitôt le verdict prononcé à Port-Saïd, des proches des personnes condamnées à la peine capitale ont tenté d'envahir la prison dans laquelle se trouvent ces dernières.

D'après des témoins, des assaillants inconnus ont ouvert le feu en direction de la police qui a riposté avec du gaz lacrymogène. Deux postes de police ont également été pris d'assaut par des habitants. Deux policiers figurent parmi les personnes tuées, selon des sources officielles.

Le ministère de l'Intérieur indique que ses forces font face à "des affrontements violents et sanglants" à Port-Saïd, affirmant que la prison et le tribunal sont visés par des tirs à l'arme automatique. Un général de l'armée a annoncé le déploiement de l'armée dans la ville pour "rétablir le calme" et protéger les installations publiques, selon l'agence Mena.

Au Caire, dans la salle d'audience, le verdict a en revanche été accueilli par les cris de joie et les youyous des membres des familles des victimes. Devant le tribunal, un homme ayant perdu son fils dans les violences pleurait de joie.



Le président du tribunal a en outre fixé au 9 mars le verdict pour le reste des accusés, dont 9 policiers, jugés depuis avril pour leur responsabilité présumée dans les violences au stade de Port-Saïd.

Anniversaire meurtrier

De leur côté, les opposants au président Morsi menacent de boycotter les prochaines législatives.

Après les heurts meurtriers de vendredi lors du deuxième anniversaire de la "révolution", l'armée avait déployé dans la nuit des hommes et des blindés légers pour protéger les bâtiments de la police et du gouvernorat local à Suez, où ont été tués la veille huit personnes.

Le président égyptien Mohamed Morsi a appelé ses compatriotes à "rejeter la violence dans les paroles et dans les actes" et promis que les responsables seraient "traduits en justice", dans des messages postés sur ses comptes Twitter et Facebook.


Mohamed Morsi a toutefois assuré que des policiers figurent parmi les morts, et le ministère de l'Intérieur a revendiqué 95 blessés.
Mohamed Morsi a toutefois assuré que des policiers figurent parmi les morts, et le ministère de l'Intérieur a revendiqué 95 blessés.

Regain de tension

Des affrontements ont en effet eu lieu vendredi entre manifestants hostiles au pouvoir islamiste et forces de l'ordre, alors que le pays marquait le deuxième anniversaire du début du soulèvement - le "Jour de la Révolution" - qui a renversé Hosni Moubarak.

Ce regain de tension dans la crise opposant le président islamiste Mohamed Morsi, qui se prévaut d'avoir été démocratiquement élu en juin dernier, et l'opposition qui l'accuse de dérive autoritaire, est aggravé par les lourdes difficultés économiques que traverse le pays.

Le climat s'est fortement envenimé depuis fin novembre, date à laquelle Morsi s'est doté provisoirement de pouvoirs exceptionnels, puis a poussé les feux pour faire passer une Constitution rédigée par une commission à dominante islamiste. Le texte, adopté par référendum en décembre, continue d'être vivement critiqué par l'opposition qui estime qu'il ouvre la voie à une islamisation accrue de l'Egypte et porte atteinte à certaines libertés.

Les Frères musulmans, dont est issu Morsi, n'avaient pas officiellement appelé à manifester vendredi, préférant commémorer le "Jour de la Révolution" par des initiatives sociales et caritatives.

Source: nouvelobs.com
Noorinfo


              

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