Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Edito n° 814 de rimbiladi


Tribunes
Lundi 7 Décembre 2015 - 07:51

Oumar Ould Beïbacar, colonel, retraité de la Garde nationale, a été interpelé le 28 novembre dernier, au l’issue d’une conférence de presse organisée au siège de l’AJD/MR, à Nouakchott.


Oumar Ould Beïbacar, colonel, retraité de la Garde nationale
Oumar Ould Beïbacar, colonel, retraité de la Garde nationale
Le principal sujet de rencontre était les exécutions extrajudiciaires dont ont été victimes des soldats et marins négro-africains, dans la période 1990-1991, notamment les 28 soldats et marins, pendus à Inal, dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990.

Selon des sources concordantes, le colonel Oumar Ould Beïbacar serait  pris en charge par la Sûreté de l’État, et gardé au secret, sans possibilité de contact avec l’extérieur.
 
La direction de la Sûreté de l’État a été le principal organe de la répression à l’époque du régime d’Ould Taya. Depuis la chute de ce dernier, en 2005, elle avait observé une  relative discrétion, mais semble revenir à ses vielles habitudes de non-droit et de terreur.
 
Sauf erreur de notre part, le colonel Ould Beïbacar est le premier officier supérieur qui, une fois libéré du devoir de réserve que lui imposait son statut, a publiquement dénoncé les atrocités commises au sein des forces armées durant les « années de braise ».
 
De nombreux témoignages dressent du colonel Ould Beïbacar le portrait d’un homme de principes et d’un officier de valeur, combinant les meilleures qualités du soldat à un profond humanisme. Parmi ces témoignages, figurent ceux de rescapés du bagne mouroir de Oualata, que son action a probablement sauvé d’une mort certaine.
 
Les autorités  ont engagé contre lui une infâme campagne de diffamation systématique, le présentant comme un double traître : traître à l’armée et traître à la communauté arabe de Mauritanie. La stratégie n’est pas nouvelle, elle est commune à tous les régimes fondés sur la seule force brutale, et pour lesquels, comme dit la chanson, «  celui qui dit la vérité (et réclame la justice) doit être exécuté.
 
Mais la vérité et la justice sont autant des  principes, des idéaux que des  outils pour l’avènement d’un monde meilleur. Ils ne sont dirigés ni contre une institution ni contre une communauté, mais sont au service d’un mieux-être collectif et d’un mieux vivre ensemble.

Le colonel Oumar Ould Beïbacar a dit la vérité, et exige que justice soit rendue ; il doit vivre, et vivre libre!

 rmibiladi.com
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter