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Echec de pourparlers commerciaux entre l’UE et la CEDEAO permettant aux produits mauritaniens d’entrer dans les marchés européens.


Actu Mauritanie
Lundi 31 Mars 2014 - 14:07

Les chefs d’états des pays de la Communauté économique de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont échoué à mettre les dernières retouches à l’accord de libre échange avec l’Union européenne lors de leur sommet de deux jours (samedi et dimanche) après que le Nigéria ait exprimé ses craintes de voir s’effondrer des discussions qui durent depuis plus de dix ans.


Echec de pourparlers commerciaux entre l’UE et la CEDEAO permettant aux produits mauritaniens d’entrer dans les marchés européens.
Ces négociations ont échoué, il y a deux ans, quand certains pays de la CEDEAO ont refusé de lever les barrières douanières devant les marchandises provenant d’Europe. Mais le 24 janvier dernier, les deux parties sont en effet parvenues à s’entendre sur ce qu’Isabelle Ramdoo, membre du programme de coopération économique et commerciale au Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM) appelle les "négociations techniques" : Il y avait un contentieux sur la question de savoir quelle partie allait être favorisée par l’accord. Mais à la fin du mois de janvier, des compromis ont été trouvés sur les sujets qui restaient en suspens. Les négociations sont en effet longuement restées bloquées sur la taille du marché à libéraliser : l’Union européenne plaidait pour la libéralisation de 80%, la Cédéao pour 70%. Cet écueil dépassé, la concrétisation de l’accord risque de s’accélérer. Selon Isabelle Ramdoo, les chefs d’Etats de la Cédéao se réuniront les 28 et 29 mars pour adopter l’accord issu des négociations. Il prévoit, dans les faits, une exonération totale de droits de douanes des produits importés de la Cédéao vers l’Union européenne, et une exonération partielle (à 75%) de ceux pesant sur les importations de la Cédéao depuis l’UE.

La mise en œuvre de cette libéralisation des échanges doit se faire sur une période de 25 ans, avec différents paliers qui dépendront du caractère "sensible" des denrées, détaille Isabelle Ramdoo. Pour déterminer quelles parts du marché d’Afrique de l’Ouest - la Cédéao comprend quinze pays, le Bénin, le Burkina Faso, Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone, le Togo + la Mauritanie qui l’a quitté en 2000 mais est concernée par l’APE - seront libéralisées, "on a regardé la liste des produits existants", détaille Isabelle Ramdoo : Les 25% des produits jugés les plus sensibles ont été éliminés. Ca va concerner les secteurs où les PME régionales sont bien présentes, le ciment, ainsi que sur les produits subventionnés agricoles, par exemple. Le prix des autres produits sera aligné sur le tarif extérieur commun. A l’exception du Nigéria, du Ghana et de la Côte d’Ivoire, tous les pays de la Cédéao font partie des Pays les moins avancés (PMA), dont le budget national pourrait pâtir de la perte fiscale qu’entraînera cette zone de libre-échange.

Source:Lauthentic
Noorinfo


              

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