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Du devoir d’inventaire au devoir de wentaire : Ould Bouleiba a bien raison…


A.O.S.A
Jeudi 27 Septembre 2012 - 12:48


Du devoir d’inventaire au devoir de wentaire : Ould Bouleiba a bien raison…
Si on devait mettre à vendre la crème de nos politiciens légendaires, on pourrait à juste prix écrire sur une pancarte bien en vue pour attirer le citoyen ou répéter à haute voix comme nos camelots « miyeu ! miyeu ! kilchi be miyeu » ; soit en clair « 100 un, 100 un, tout à 100 ». C’est cela du devoir d’inventaire au devoir de wentaire comme disent les wolofs pour dire « braderie » même si en l’occurrence les spectres à barder valent moins que le terme.
 
Dans son article qui a eu une audience attentive « confession politique : une intelligentsia qui a perdu ses repères »,  Brahim Oud Samba ose enfin faire le procès constructif de sa génération en disant un mot à propos du plus grand crime qui soit : tuer dans l’œuf toute relève possible ! Nous en sommes là ! N’étant moi-même qu’un modeste autodidacte qui dit plus qu’il ne date, je peux tout de même comprendre la génération sacrifiée dont parle l’auteur quand il dit ceci : 
 
« Le passé évoqué aura de grandes conséquences sur les générations qui suivront. L'aura qu'ont eu ces groupes idéologiques à l'époque antérieure est due au fait qu'ils ont mis la barre très haut pour tout ce qui a trait aux aspects moraux qui font le prototype du vrai patriote. On est presque entré dans les mythes du visionnaire et même de l'infaillibilité. Quand les générations futures furent confrontées à ces personnages de légendes, elles tomberont de très haut.

En venant dans la vie active, l'occasion leur sera offerte de côtoyer ces noms mythiques dont on leur a rabattu les oreilles dans les lycées et les universités. Ils comprendront que les idéaux dont se réclamaient les générations précédentes sont en train de battre de l'aile. Personne ne peut mesurer la portée psychologique que peut avoir ce phénomène sur le destin d'un jeune plein de fougue, bardé de diplômes et qui commence sa carrière.


C'est le moment de se poser la question essentielle d'une vie : que faire? La question qui le taraudera sera de se dire quel chemin vais-je prendre, quel modèle sera le mien? Le référentiel de valeurs qu'il voulait incarner et le modèle d'homme qu'il voulait être n'existent plus. La digue morale est rompue, il ne se sent plus bridé par des principes. Il se dit, je ne serais pas un Don Quichotte. « Je ferai comme tout le monde ». »
 
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Faire comme tout le monde ne signifie pas devenir un voleur comme veulent nous le faire croire les voleurs à savoir que toute la Mauritanie a volé, vole ou volera comme s’il s’agissait d’une culture ancestrale au-delà des masques islamiques bien nés ; faire comme tout le monde signifie devenir cynique ! Pauvre, honnête par défaut mais cynique du même cynisme avec lequel les prédateurs ont ruiné et dépouillé ce pays sauf que c’est un cynisme d’esclave ; une sorte de syndrome de Stockholm.
La plus grande victoire de la clique de 78 et de leurs héritiers plus ou moins civilisés c’est d’avoir donné raison au pouvoir de la force sans avoir eu à affronter une quelconque résistance autre que virtuellement armée car armée de salive qui ne fait plus recette car les mots après avoir été creux ont fini par devenir corrompus par l’impuissance et la connivence.
 
La Mauritanie est plus que jamais une nation jeune aux mains d’une philosophie de vie vieille au sens noble du terme à savoir qui veut la paix à tout prix même au prix de la ruine de ses valeurs, la ruine de sa cité, la ruine de son système économique, politique et social ; l’essentiel étant de préserver les apparences qui n’apparaissent plus que comme des voiles transparents derrière lesquels tout croupit dans la corruption au sens médical du terme comme une gangrène qui prend par manque d’exercice…
 
La Mauritanie est dirigée par un système qui prône les valeurs des vieux physiquement faibles mais psychologiquement alertes ce qui donne un système où toutes les combines de salon sont possibles mais aucune résistance physique ne peut voir sérieusement le jour. Avant Aziz et jusqu’à lui, cette philosophie de la faiblesse physique et du pouvoir de la langue médisance comprise au-delà de toute autre rhétorique permettait aux militaires de dompter les civils tant qu’ils représentaient une quelconque menace vu qu’ils pouvaient rassembler et agiter les foules, du moins dans les fantasmes de puissance entretenus par cette classe politique, économique et sociale.
 
Soudain, vint Aziz… Il s’est servi un moment de ces fantômes qui agitent sans cesse le spectre de la guerre civile, du soulèvement populaire. Mais sitôt élu, Aziz a vite agi en fonction des vraies menaces contre son pouvoir naissant. Faute politique ou non, il a tout de même montré que cette classe politique de la langue et du verbe où l’esprit est vivace mais la lettre morte comme une âme sans corps, cette classe ne pouvait rien car l’élite corrompue est plus nombreuse que le reste sans défense et sans force.

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chezvlane


              

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