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Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?


Actualité
Dimanche 13 Janvier 2013 - 18:05

Les militaires américains envisagent toute une batterie d'options, y compris un « appui logistique et l'intensification du partage des renseignements, ce qui impliquerait des drones américains de surveillance », expliquait vendredi dernier un responsable américain à la Maison Blanche.


Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?
Déjà en octobre 2012, une source au ministère français de la Défense confiait à l’agence Associated Press que la France allait déplacer des drones de surveillance vers l'Afrique de l’Ouest.

Mais où sont trouvent ces fameux drones US ? Et comment opèrent-ils ?
Les Américains disposent d’une bonne vingtaine de drones de surveillance dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, notamment au Burkina Fasso.

The Washington Post révélait le 14 juin 2012 l’existence de ce programme en fournissant moult détails.

Sand Creek
Le Post évoquait ainsi un programme de surveillance et d’intelligence dénommé « Sand Creek », opérant à partir d’une petite base aérienne secrète, installée sur le côté militaire de l'aéroport international de Ouagadougou, par des dizaines de militaires américains et ainsi que par sociétés militaires privées.

De cette base secrète, des avions espions américains, volent des centaines de miles au nord vers le Mali, en Mauritanie dans le Sahara, à la recherche des combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Selon le Washington Post, le programme a pris une importance accrue à la suite du coup d'Etat de mars 2012 contre le président malien ainsi que la prise de contrôle des territoires nord par les groupes islamistes.

Ce projet s'appuie sur des petits avions à turbopropulseurs non-armés déguisés en avions privés et équipés de capteurs cachés pouvant enregistrer une vidéo, suivre les tendances de chaleur infrarouge et les signaux des radios et téléphones mobiles, expliquait encore The Post.

« Des responsables américains ont affirmé que les opérations de surveillance en Afrique sont nécessaires pour assurer le suivi des groupes terroristes qui ont pris racine dans les États défaillants sur le continent et menacent de déstabiliser les pays voisins », écrivait encore le quotidien américain.

Une base en Mauritannie
Le Pentagone a dépensé 8,1 millions de dollars pour mettre à niveau une base d'opérations avancée et une pi
ste d'atterrissage en Mauritanie, à l'ouest du Sahara, proche de la frontière avec le Mali.

Le ministère américain de la Défense a également approvisionné 22,6 millions de dollars pour acheter un Pilatus PC-6 avions et un autre avion à turbopropulseurs pour entrainer les forces de sécurité mauritaniennes à des opérations de surveillance rudimentaires, selon des documents soumis au Congrès, révélait encore le Washington Post.

Drones tueurs
L’armée américaine utilise fréquemment des drones en Afghanistan, au Yémen ou au Pakistan pour liquider des islamistes d’Al Qaïda ou des chefs talibans, mais pour l’heure l’usage de ce type de drone tueur n’est pas envisagé au Sahel.

Washington dispose de bases aériennes à Djibouti, en Ethiopie et les Seychelles, où elle peut faire voler des drones de type Predator ou Reaper, pilotés à distance que l'administration Obama a déjà utilisé pour tuer les dirigeants d'Al-Qaïda au Pakistan et au Yémen, selon Le Post.


Drones américains sur le Mali : Où sont-ils basés, qui espionnent-ils ?
« Nous ne possédons pas d’avions pilotés à distance dans de nombreux endroits autres que l'Afrique orientale, mais ne pouvons en avoir, a déclaré un haut responsable militaire américain responsable qui se confiait à ce journal sous condition d'anonymat. S'il y avait un besoin de le faire et si ce matériel était disponible, je suis certain que nous pourrions obtenir l'accès et le survol [permission] nécessaires pour le faire. »

En juin 2012, le site Magharebia, financé sinon soutenu par le Pentagone, révélait qu’une attaque d’un drone US avait tué un chef islamiste au Mali, Yahia Abou Al Hammam, et six de ses hommes, dans la région de Tombouctou. Toutefois, le Pentagone n’a ni confirmé ni démenti cette information alors qu’Abou Al Hammam (de son vrai nom Djamel Oukacha ) a refait sa réapparition en octobre 2012 comme responsable d’AQMI dans la région du Sahel.

source: www.dna-algerie.com

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