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Drépanocytose : Sensibiliser pour mieux lutter contre la maladie


Société
Jeudi 19 Janvier 2012 - 00:27

Selon les statistiques environ 5% de la population mondiale sont porteurs d’un gène drépanocytaire. Cette maladie héréditaire très présente en Mauritanie, mais sur laquelle les autorités communiquent peu. Et pourtant, elle occupe le quatrième rang des priorités de santé publique mondiale derrière le cancer, le VIH/SIDA et le paludisme notamment


La drépanocytose empêche la saine reproduction des globules rouges
La drépanocytose empêche la saine reproduction des globules rouges
Malgré une absence d’étude épidémiologique publique en Mauritanie, des initiatives privées ont vu le jour, comme celle de l’Association de soutien aux drépanocytaires de Mauritanie (ASDM), créée en 2002 par Marieme Wane,une drépanocytaire. L’ASDM s’active pour une meilleure connaissance de la maladie par la sensibilisation surtout en milieu scolaire et familial à travers des soutiens aux malades, des activités spécifiques, des actions de dépistage et thérapeutiques.

Si elle ne se guérit pas, cette maladie «bénéficie en revanche d’une prise en charge gratuite d’ordre thérapeutique, d’urgence, au niveau de l’hôpital national» explique Moussa Diallo, drépanocytaire, par ailleurs Secrétaire Général de l’ASDM, qui ajoute que «le coût d’un seul vaccin d’une durée de trois ans est de 23000 UM». Son fils a la forme homozygote (forme la plus grave de la maladie), qui se traduit par le blocage de la circulation du globule rouge, rendant les crises imprévisibles et n'épargnant aucun organe du fait de l'irrigation totale de ceux-ci par le sang.

«Les malades, pour la plupart démunis, ne peuvent pas s’offrir le luxe de se prendre en charge sans soutiens» estime Mouassa Diallo. Des appuis qui se caractérisent le plus souvent par des soutiens moraux, de lots de médicaments, de vaccins, de formation de cadres médicaux des membres à Nouakchott, et en milieu rural ou la maladie fait des ravages.

L'ASDM à la rescousse

C'est devant une telle ignorance, et un tel silence public face à cette grave maladie qui touche 10% de la population mauritanienne, que le club UNESCO de Nouakchott a organisé le 12 janvier dernier un atelier de sensibilisation sur la drépanocytose, à l'espace cutlurel Diadié camara. «Pour vulgariser cette maladie et pointer du doigt son coût excessif, pour que le ministère de la santé s'implique d'avantage dans la lutte contre cette maladie» affirme Oumar Bâ, coordinateur de ce Club.

Moussa Amath BA opine clairement en ce sens, à côté du coordinateur. Cet étudiant en licence de géologie, atteint de la forme la moins grave (A), argue que «cette initiative va prendre de l'ampleur pour à moyen terme mener une vraie campagne de sensibilisation sur cette maladie».
Aissatou Ndiaye, étudiante également, se dit dorénavant «renseignée sur la drépanocytose». «Je suis prête maintenant à informer mon entourage sur cette priorité de santé publique» estime-t-elle.

L’OMS, l’UNICEF, le Ministère de la Santé, Total France, et la principauté de Monaco appuient l’ASDM dans le cadre de ses activités, notamment lors de la journée mondiale dédiée à la drépanocytose. Dans la perspective de cet appui, la principauté de Monaco va même investir dans le cadre d’une étude sur la drépanocytose bientôt dans le sud et sud-est de la Mauritanie; une action qui devrait permettre de constater l’impact de la maladie dans ces zones où la maladie sévit un peu plus que dans le reste du pays.

Awa Seydou Traoré
Mamoudou Kane


              

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