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Doing business 2012: La Mauritanie progresse, grâce à un environnement «plus propice aux affaires», mais...


Economie
Jeudi 20 Octobre 2011 - 19:28

Dans le nouveau rapport 2012 de Doing Business, publié ce jeudi 20 octobre, la Mauritanie passe de la 162ème en 2011, à la 159ème place. Un léger progrès dû à un climat favorisant et facilitant l'implantation d'investisseurs étrangers. Mais il est toujours aussi difficile d'y créer une entreprise.


Les mines ont boosté l'intérêt de la Mauritanie en termes d'opportunités d'affaires, avec plus de 100 permis de recherches octroyés en un an
Les mines ont boosté l'intérêt de la Mauritanie en termes d'opportunités d'affaires, avec plus de 100 permis de recherches octroyés en un an

Dans la catégorie «octroi de permis de construire», la Mauritanie est passée de la 109ème, à la 64ème place. Un bond fulgurant en un an, qui dénote de la volonté particulièrement volontariste des autorités de bonifier le climat des affaires dans le pays. Pour le directeur du Domaine, Hassana Ould Boukreiss, «depuis plusieurs années, dans le cadre de la promotion pour les investissements, la Mauritanie mène une politique attractive en faveur des investissements directs étrangers. La facilité d'accès à un terrain et la permission d'y construire sont un volet de cette politique des autorités».

Et il est tout aussi facile de transférer une propriété; c'est ce qui ressortirait des douze places grignotées, qui font monter la Mauritanie de la 71ème à la 59ème place.

«Il a toujours été relativement facile de transférer une propriété en Mauritanie. La transaction se passe au bureau du notaire, entre le vendeur et l'acquéreur, et en une heure maximum, l'échange est effectué» témoigne Yacoub Ould Mohamed, notaire à Nouakchott.

Plus difficile d'y créer une entreprise

Tous ces signes optimistes, et le progrès du pays au classement de Doing Business, cachent mal d'importants écueils qui demeurent, dans le cadre des affaires. Ceux-ci sont particulièrement liés aux difficultés de monter une société. Selon ce nouveau rapport de la SFI et de la Banque mondiale, les économies ont continué à mettre en œuvre des réformes pour améliorer la capacité des entreprises locales à entreprendre; la transparence et l’accès à l’information jouant un rôle-clé dans les réformes.

La Mauritanie fait partie des trente derniers pays, sur les 183 du classement, en ce qui concerne la «création d'entreprise»; et des vingt dernières (166ème place) pour le corollaire de la volonté de créer une entreprise, à savoir «obtenir un prêt». Mais les choses sont plus nuancées selon Ali Thiam, responsable de la structure commerciale de la BMCI. «Au niveau de la BMCI, nous avons ouvert les vannes durant dix années, dans le cadre des directives d'approvisionnement mises en place par la Banque Centrale. Mais devant l'important taux de non-recouvrement, nous avons préféré depuis quelques temps, misé sur la sélection des dossiers de qualité. Il faudrait donc voir quels sont les critères de la Banque Mondiale par rapport à ce qu'elle nomme «obtention de prêt»» avance-t-il.
Depuis un an, la création d'entreprises a relativement «stagné» selon un fonctionnaire de la chambre de commerce et de l'industrie. Ce qui justifierait la perte de rang octroyé par la Banque mondiale.

Beaucoup de pays africains progressent

Intitulée "Entreprendre dans un monde plus transparent", l'édition 2012 du rapport "Doing Business" de la Banque mondiale, montre les progrès de plusieurs économies africaines en matière de réformes comme celles de Maurice, du Maroc, du Cap-Vert, du Burundi, du Rwanda et de la Tunisie. De leur côté, l'Algérie, le Sénégal, le Gabon, le Cameroun ou encore la Côte d'Ivoire semblent ne pas beaucoup évoluer, tandis que la RDC, la Guinée, le Congo, la Centrafrique et le Tchad forment toujours le bas du classement.

Le rapport Doing Business 2012 passe au crible l'environnement des affaires dans 183 pays. Il établit que les gouvernements de 125 d'entre eux ont mis en œuvre 245 réformes entre juin 2010 et mai 2011, soit 13% de mieux que lors de l'édition précédente. Un calcul qui repose sur 10 indicateurs (création d'entreprise, résolution de conflits, niveaux des taxes, protection des investisseurs...), dont un nouveau cette année, portant sur le raccordement à l'électricité.

Même si les économies industrialisées ont poursuivi les réformes malgré la crise, les pays émergents figurent désormais parmi les bons élèves. «La quantité de réformes engagées par les pays en développement est de plus en plus importante» note Jean-Michel Lobet, spécialiste du développement du secteur privé à la Banque mondiale, et l'un des auteurs du rapport. «Cette dernière année, 80% d'entre-eux ont engagé des réformes, contre un tiers des pays il y a six ans» conclut-il.

Mamoudou Lamine Kane

Mamoudou Kane


              

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