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Documents historiques : bonne intelligence entre l’émir du Trarza et le gouverneur français


A.O.S.A
Dimanche 25 Janvier 2015 - 21:32


Documents historiques : bonne intelligence  entre l’émir du Trarza et le gouverneur français

On découvre en lisant l'échange de courriers le niveau des interprètes en français qui est remarquable pour certains et rudimentaire pour d'autres malgré le style soutenu. C’est amusant de voir les formules de politesses du roi des Trarzas qui assure ne jamais dépasser les limites fixées par le gouverneur français et qui, dans un autre courrier, lui demande urgemment de l’argent pour les ambassadeurs du roi dowïch afin d'avoir la paix dans le pays car l'argent est «  très rare chez nous » dit-il...


On lit dans un courrier interne à l’administration que le gouverneur veut bien donner cette avance sur la rente car il n’a aucune raison de mécontentement vis-à-vis de cet émir mais on devine dans les formules de politesses que la confiance ne règne pas tant que ça surtout à propos d’une certaine affaire où le gouverneur demande au roi de se manifester car des gens parlent en son nom pour racketter les gens de l’escale car on sait que l’une des raisons de la pénétration en Mauritanie pour pacifier ces tribus c’était justement à cause du non-respect des traités qui ne permettait pas au commerce d’aller bon train.


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13 février 1889. Le gouverneur du Sénégal et dépendance à Amar Saloum Emir du Trarza. Salut


Cette lettre a pour but de t’apprendre que j’ai reçu il y a quelque temps une lettre de toi concernant les chameaux marqués ط .ط  que tu as razziés dans ton expédition sur l’Adrar. J’ai été très heureux quand j’ai connu la détermination que tu avais prise de rendre aux marabouts dawali leurs animaux et je ne puis que te féliciter de cette sage mesure qui fera renaître le commerce du Nord du désert.


Maintenant je voudrais te parler de deux choses. J’ai appris par le commandant de Podor que quelques gens se servent de ton nom pour essayer d’exploiter les traitants de l’escale. Les individus viennent dire aux traitants que tu les envoyés (sic) pour ramasser des cadeaux pour toi et si on te les donne  les gommes du Trarza iront à Podor tandis que si on ne te les donne pas, tu feras tout pour arrêter la traite.

 


Je connais trop bien la fidélité avec laquelle tu as toujours exécuté les traités pour avoir songé un seul instant que tu avais pu être pour quelque chose dans cette affaire. Je sais que ce sont des malfaiteurs qui essaient de piller et qui pour réussir plus facilement dans leurs desseins prétendent être tes agents. Aussi j’ai recours à toi dont on compromet le nom et la parole afin que tu démentes les propos de ces bandits qui font plus de tort à toi-même qu’à moi et à mes sujets. Envoie-moi un de tes ministres parler en ton nom tant à Dagana qu’à Podor


Un homme de ta province de Mguik mérina a eu un chameau volé dans son propre pays par un Trarza. Ely ould mohamed cheyn  a saisi le chameau entre les mains du voleur et le détient encore aujourd’hui. Je crois que tu t’étais déjà occupé de cette affaire, mais comme je n’ai rien pu retourner à ce sujet, je te prie de t’en occuper encore et de faire et de faire rendre justice à l’homme  du mguik mérina s’il y a lieu comme je le pense.

Je t’envoie 74 pcs de guinée


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14 février 1889 Louange à Dieu l’unique


De la part du roi des Trarza, Amar Saloum ben  Mohamed  El-habib au gouverneur, salut le plus complet


Le but de cette lettre est de te faire connaître j’avais compter ( sic ) et fixer de venir te voire ( sic) pour faire un rendez-vous avec toi , Mais les embasadeurs ( sic ) que j’ai reçu ( sic ) mont empeché ( sic ) de venire ( sic) qu’ils sont ceux de Bakar Ben Soueïd Hamet ceux du roi dowïch. Hamet ben Aîda  qu’ils sont venu ( sic ) me trouve ( sic) pour que nous nous aucupons ( sic ) à établire ( sic ) l’apaix ( sic) et la tranquillité au pays, sans cet empechement ( sic) j’aurais ( sic ) venus lors ce que je prenné de ton arrivé à saint louis.


Je t’en faire part que les embasadeurs desire à obtenire de moi un peu d’argent et que l’argent et très rare chez nous  c’est pour cette raison je te prierai donc de me prétté  vite une sommes de 500 francs le plus vite que tu pourra, pour que mon envoyé ne passe pas une nuit à St louis. Mon ministre Kayaroum et absent et j’ai hâte de sont retour sans cela j’aurais envoyé kayaroum chez toi


(Avance faite le 1.. février 1889 de 74 pièces de guinée)


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chezvlane


              

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