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Dix ans après le tsunami, le système d'alerte reste fragile


International
Lundi 22 Décembre 2014 - 00:32

Après la catastrophe qui a frappé l'Indonésie, le Sri Lanka et la Thaïlande en décembre 2004, la communauté internationale a investi dans des systèmes d'alerte au tsunami. Mais il faut les entretenir, informer correctement les populations, et faire face au ralentissement des dons.


Dix ans après le tsunami, le système d'alerte reste fragile

Si un séisme et un tsunami semblables à ceux qui sont survenus il y a dix ans frappaient aujourd'hui les rivages de l'océan Indien, presque tous les pays concernés seraient informés. "La majorité des pays sont aujourd'hui reliés à un réseau de sismomètres, des instruments de mesure du niveau de la mer et de balises satellitaires. Ce système d'alerte aux tsunamis (Indian Ocean Tsunami Warning and Mitigation System, IOTWS) informe des pays comme l'Indonésie, Sri Lanka ou Oman des séismes de magnitude élevée qui se produisent au large de leurs côtes et détermine s'ils peuvent ou non engendrer un tsunami", rappelle la revue scientifique Nature
 

De fait, 140 sismomètres enregistrent les tremblements de terre qui ont lieu dans le bassin de l'océan Indien. Et quand un séisme puissant se produit, trois centres d'alerte situés en Australie, en Indonésie et en Inde se mettent au travail et modélisent la vague, pendant que des tsunamètres, des bouées capables de détecter les grandes masses d'eau, confirment (ou non) l'arrivée d'un tsunami. Si le risque est avéré, les gouvernements de chaque pays concernés seront alertés.
 

Attention à la maintenance

C'est un grand pas en avant effectué en une décennie. Notamment parce que, sous le coup de l'émotion, les dons ont afflué, venant de l'ensemble de la planète, mais surtout d'Inde, d'Australie et d'Indonésie. La mise en place du système IOTWS a côuté 450 millions de dollars. 

Mais cette manne se tarit, et "les pays de l'océan Indien se voient aujourd'hui contraints d'assumer le coût du système, de l'ordre de 50 millions à 100 millions de dollars par an", précise Nature. Bref, la sécurité est beaucoup plus élevée qu'il y a dix ans, mais il faut que les pays concernés soient en mesure d'entretenir le système. 
 

Chaînon manquant

L'autre problème, c'est que l'alerte n'est pas encore totalement relayée vers les populations vivant dans les zones les plus reculées, observe Tony Elliot, responsable du groupe intergouvernemental de coordination du système d'alerte, à Perth, en Australie. Et même lorsque l'alerte est transmise, les populations n'ont pas forcément le bon réflexe. Elles tentent de fuir en voiture, par exemple, provoquant des embouteillages.


Source: Courrier International

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