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Distinctions et médailles officielles : En veux tu? en voilà!


Société
Mercredi 16 Janvier 2013 - 10:35

Parmi les occupations les plus importantes de nos ministres et responsables de quelques hautes institutions de l’Etat est le fait de procéder à tour de rôle avec force médiatisation à la remise de distinctions à certains des fonctionnaires de leur département en prenant tout de même de rappeler que c’est au nom du chef de l’Etat.


Distinctions et médailles officielles : En veux tu? en voilà!
La procession commence généralement dés le 28 novembre, jour de l’indépendance nationale et s’étend généralement sur plusieurs mois de l’année. Du n’importe quoi ! Cela d’autant plus que le nombre exagéré de distingués ôte toute crédibilité et toute valeur à la chose. Dans les pays qui se respectent, c’est à peine si une dizaine de tous les fonctionnaires toutes appartenances confondues sont honorés dans une grande ambiance à laquelle toute la république se joint.

Indépendamment des critères très subjectifs sur la base desquels les nominés sont choisis, il est clair que cette honteuse règle des dosages ethnique et régional est toujours d’usage. A cette règle est venu s’ajouter un autre critère ridicule qui consiste à choisir de chaque catégorie un élément : Un planton, un secrétaire, un chef de division, un chef de service, un directeur… Ou un soldat, un sous officier subalterne, un sous officier supérieur, un officier subalterne et un officier supérieur…. Généralement rien d’objectif ne justifie ces choix qui sont souvent issus de copinage, de recommandations, de régionalisme ou de népotisme. Il faut aussi faire en sorte qu’il y ait quelqu’un de toutes les communautés. Quand le général ou le colonel passe, il recommande son chauffeur ou sa secrétaire. Le ministre ou le secrétaire général donne des instructions pour choisir de « bons» et « loyaux » collaborateurs.

Au finish plusieurs centaines de médailles décernées à tour de bras avec à la clé une photo pour la postérité dans laquelle le ministre pose avec les heureux ou malheureux choisis. Un vieux parent à moi planton de son Etat m’a confié le jour de cette remise que lui en tout cas aurait préféré deux ou trois mille ouguiyas à ce bout de ferraille soigneusement enveloppé dans une petite boite sans utilité.

Souce : lecalame.info
Mamoudou Kane


              

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