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Disparition du vol de la Malaysia Airlines : «un mystère aéronautique»


International
Mardi 11 Mars 2014 - 09:20

« Un mystère aéronautique sans précédent », ce sont les termes employés par le directeur de l'Aviation civile malaisienne pour qualifier la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Plus de 70 heures après sa disparition des écrans de contrôle, l'avion et ses 239 passagers et membres d'équipages restent introuvables.


Messages de solidarité adressés sur l'aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) aux familles des 239 disparus du vol de la Malaysia Airlines disparu dans la nuit du vendredi au samedi 8 mars dernier. AFP/Mohd Rasfan
Messages de solidarité adressés sur l'aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie) aux familles des 239 disparus du vol de la Malaysia Airlines disparu dans la nuit du vendredi au samedi 8 mars dernier. AFP/Mohd Rasfan

Les pays qui participent aux recherches ont déployé de nouveaux moyens. En mer de Chine méridionale, les recherches ont pris encore plus d’ampleur, la zone de recherche a été doublée.

Un dixième pays, la Nouvelle-Zélande, s’est joint aux opérations et deux acteurs de poids n’hésitent pas à mettre plus de moyens : les Américains, dont la marine vient d’envoyer un second bâtiment et les Chinois qui vont déployer des satellites pour assister les recherches.

Sur la zone qui s’étend sur un rayon de 160 km, les avions et bateaux ont été assignés en duo sur des portions définies, dans l’espoir que cela rende les recherches plus efficaces.

Du nouveau sur les mystérieux passagers

Le chef de la police a fait dans la journée des révélations concrètes dans cette affaire de disparition du Kuala Lumpur-Pékin. Ses services ont d’abord identifié l’un des passagers qui a embarqué sur le vol avec un passeport volé : il s’agirait d’un jeune Iranien de 19 ans, qui cherchait à rejoindre sa mère à Francfort. C’est d’ailleurs cette femme qui a contacté elle même les autorités lorsqu’elle n’a pas eu de nouvelles de son fils. Il s’agirait donc d’un immigrant clandestin, ce qui met à mal la thèse de la piste terroriste dans son cas.

On ne sait pas encore quel lien il y avait avec l’autre homme voyageant avec le deuxième passeport volé européen – l’identité de celui-ci n’a pas encore été dévoilée. Mais il semblerait que ces deux hommes aient acheté leurs billets dans la même agence de voyage en Thaïlande. Deux autres passagers suspects auraient voyagé avec des passeports volés australiens. On n’en sait pas davantage si ce n'est qu’au moins l’un des trois est également Iranien.

Les pistes de la police

Lors de conférence de presse, les autorités ont déclaré suivre trois pistes en particulier : celle du détournement reste d’actualité tant que la lumière ne sera pas faite sur les autres passagers suspects, c’est la première. La deuxième piste envisagée reste le sabotage. Enfin, étonnamment, la police a avoué ne pas écarter un problème psychologique ou personnel d’un passager ou d’un membre de l’équipage. Cette troisième piste est plus inhabituelle – mais les enquêteurs n’ont pas encore expliqué pourquoi ils l’envisageaient.

Les familles chinoises dans l'attente

Dans une salle saturée de fumée, la télévision marche à fond, mais le présentateur n’a ni de bonnes ni de mauvaises nouvelles à annoncer aux proches qui scrutent le moindre détail pour comprendre ce qui s’est passé lors du vol Kuala-Lumpur-Pékin, dans la nuit de vendredi à samedi. Ca fait des jours qu’une centaine de personnes ne bougent plus de l’hôtel Lido près de l’aéroport de Pékin. « Ca fait deux jours qu’on est ici, explique cette femme d'une quarantaine d'années. Je viens de Jiang Xi, on attend le résultat de recherche pour décider d’aller en Malaisie ou pas, je ne sais toujours pas le résultat. Il s’agit de mon frère aîné. »

Dans la nuit, quelques uns ont quitté Pékin pour Kuala Lumpur, pour suivre les recherches sur place, en Malaisie. D’autres hésitent, par peur ne pas être mieux informé là-bas qu'ici en Chine. « Partout, il faut attendre, ça n’a donc pas de sens de prendre l’avion pour aller à Kuala Lumpur, dit ce proche, les yeux rougis. Il y a des gens qui sont partis, moi non ». Un jeune homme préfère tuer le temps dans les couloirs feutrés de l’hôtel Lido pour ne pas rater une miette de ce que la compagnie aérienne distille comme informations.

Malaysia Airlines a annoncé une conférence de presse pour l'après-midi et des dizaines de journalistes squattent devant l’entrée de la salle dans laquelle attendent les proches – sans grand succès, car les familles fuient les médias, et quatre agents de sécurité sont postés à la porte pour surveiller les allées et venues.
 

Source : RFi

Mamoudou Kane


              

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