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Dialogue national: Que des points de divergence


Actualité
Dimanche 9 Octobre 2011 - 13:47

Trois semaines après le début en grandes pompes du "dialogue national inclusif" entre la mouvance majoritaire du pouvoir, et une petite partie de l'opposition, force est de reconnaître que les points de discorde demeurent et sont les plus criants.


Eléments du BASEP en formation dans le désert
Eléments du BASEP en formation dans le désert
«En réalité d’une manière générale, le dialogue national inclusif, pour l’essentiel, s’est déroulé dans un climat de détente, et a été animée, il faut le reconnaître de part et d’autre par une volonté d’avancer vers des réformes dans le pays». Ces propos d’un responsable politique de l’opposition ne doivent pas pour autant inciter à l’optimisme. Plusieurs semaines après l’ouverture du «dialogue national inclusif», les acteurs politiques issus de la majorité et certains partis de l’opposition peinent à s’entendre. Les divergences porteraient sur la place de l’armée, l’élargissement des pouvoirs du Premier ministre. «Pour prévenir ainsi tout changement anti-constitutionnel, nous voulons que l’armée soit reformée, le Basep supprimé», affirme une source proche de l’opposition. «On veut, poursuit-elle, que le Premier ministre, avec des pouvoirs élargis, soit choisi par le président parmi la majorité parlementaire. Il sera tenu de présenter son programme de gouvernement qui sera sanctionné par le parlement. Au cas où son programme de gouvernement serait rejeté, le président choisira un autre membre du parti détenteur de la majorité parlementaire comme P.M. Sur ces points, certains partis de la majorité sont d’accord et d’autres non».

Sur l'organisation des élections

En ce qui concerne l’organisation des élections, il n'y aurait pas non plus consensus. L’opposition souhaiterait la mise en place d’une agence nationale chargée de la prise en charge des différents scrutins. Elle aura fonction pour de gérer «tout le processus électoral depuis l’élaboration des listes électorales, la gestion du fichier électoral, l’organisation et jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. Certains partis de la majorité ne sont pas d’accord». L’officialisation de langues nationales constitue elle aussi une pomme de discorde: «Dès l’instant qu’on discute de l’inscription des droits culturels et linguistiques des communautés pulaars, wolofs, soninkés, dans la constitution, on peut se passer de discuter de l’officialisation des langues nationales», clament certains participants au «dialogue national inclusif». Les partis qui sont en discussions actuellement au palais des congrès, n’arrivent pas non plus à accorder leurs violons, en ce qui concerne la question de l’esclavage. Certains cherchent à inscrire l’abolition de l’esclavage dans la constitution, d’autres par contre y sont opposés.

Samba Camara
Mamoudou Kane


              

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