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Deuxième forum maghrébin sur le financement islamique : Des bons islamiques du Trésor au secours des PME


Economie
Dimanche 15 Avril 2012 - 15:40

Le monde bancaire et financier maghrébin s'est donné rendez-vous à Nouakchott ce dimanche 15 avril pour discuter, lors de ce deuxième forum sur le financement islamique, des potentialités de développement de la finance islamique dans cette région du monde, particulièrement à travers le financement des petites et moyennes entreprises.


La finance islamique tient une part encore négligeable dans le circuit économique mauritanien, mais ce forum espère évoquer des pistes pour y remédier.
La finance islamique tient une part encore négligeable dans le circuit économique mauritanien, mais ce forum espère évoquer des pistes pour y remédier.
Les changements intervenus dans le monde arabe l'an passé ont accéléré l'intérêt accordé à la finance islamique comme vecteur de lutte contre la pauvreté et pour le développement. C'est de ce postulat que le deuxième forum maghrébin sur le financement islamique part pour évoquer l'idée d'une nécessité d'augmenter la part de la finance islamique dans le circuit économique. C'est un retour aux sources, avec divers produits dérivés. La Mauritanie était parfaite dans le choix de ce forum selon Ould Tah, le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement. "La Mauritanie de par son emplacement géographique et sa diversité culturelle, peut jouer ce rôle de catalyseur et de diffuseur des produits bases sur la finance islamique dans toute la sous-région".

Au-delà, les perspectives économiques et financières offertes par la finance islamique ne sont pas à négliger. " La finance islamique propose des voies de sortie des crises financières de ces dernières années, en remettant la produits, et les biens réels au cœur de l'économie" avance Mohamed Ould Taya, vice-président de l'association des professionnels des banques mauritaniennes. "Il s'agit donc, avec des produits diversifiés, basés sur les Sukuks (obligations islamiques- NDLR) de revaloriser les échanges financiers et économiques à partir de Inès réels et matériels. La finance traditionnelle a apporté une part de risque dans la gestion des échanges financiers qui a montré ses limites morales et économiques" continue Ould Taya.

Sid Ahmed ould Raiss, gouverneur de la banque centrale de Mauritanie (BCM) emboîte le pas au président de l'APBM. "Le secteur bancaire traditionnel ne correspond pas à la demande potentielle dans le Maghreb. Par conséquent nous devons élaborer des textes juridiques qui puissent accompagner les nouveaux produits bancaires futurs en cours d'élaboration, basés sur la finance islamique" souligne le gouverneur.


Une convention pour le développement des PME

La signature de la convention de financement islamique entre Sid'Ahmed Ould Raiss (g) gouverneur de la BCM, et Khaled Al Aboudi, président de la société islamique pour le développement du secteur privé.
La signature de la convention de financement islamique entre Sid'Ahmed Ould Raiss (g) gouverneur de la BCM, et Khaled Al Aboudi, président de la société islamique pour le développement du secteur privé.
Le tissu économique africain, et mauritanien en particulier, est confronté aux difficultés de financement de ses petites et moyennes entreprises. Le circuit économique traditionnel mauritanien, avec des taux de crédit situés dans un intervalle de 15 à 20%, a montré ses limites dans un contexte de faible taux de bancarisation. Face à cela, une des idées fortes évoquées par les organisateurs du forum est relative au fait que "la finance islamique devrait permettre aux sociétés privées de réévaluer leurs rapports à l'économie et à la clientèle" évoque Abderahmane Ould Mohamed Abderahmane, DG de la société de télécommunication Chinguitel, sponsor officiel du forum.

Augmenter la part de la finance islamique dans l'économie maghrébine, devait renforcer son intégration et cimenter des économies, notamment la mauritanienne encore trop informelle, pour que les banques puissent songer à prêter en toute confiance. «La finance islamique peut facilement contourner cet écueil. Car celle-ci interdit l'intérêt et prône la responsabilité sociale de l'investissement. Elle lie donc plus étroitement la rentabilité financière d'un investissement avec les résultats du projet concret associé. Une fois ceci dit, on comprend que les financements islamiques auprès de projets privés, même de secteurs informels, limitent fortement les risques d’insolvabilité» explique Khaled Al Aboudi, président de la société islamique pour le développement du secteur privé (SIDSP).

Et la convention signée entre la Mauritanie et la SIDPS va en ce sens, en permettant l’émergence d’un vrai marché de finance islamique, bâti sur la diffusion de bons du Trésor, mauritaniens. Cette initiative fait de la Mauritanie une pionnière dans la sous-région. Pour le développement du privé, la Mauritanie sera innovatrice pour diversifier le marché du financement des PME. "La structuration de ces bons du Trésor déterminera les montants des enveloppes possibles, même si on pense à un plafond de 300 millions de dollars" souligne Sidi ould Tah, ministre des affaires économiques et du développement.

Les entreprises qui seront financées seront sélectionnées selon des critères valides ou non par la BCM.

Mamoudou Lamine Kane
Mamoudou Kane


              

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