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Deux généraux : Qui suit qui ?


Actualité
Jeudi 10 Juillet 2014 - 16:07

La date d’investiture est désormais fixée au 02 août prochain. Une investiture, en grande pompe, qui se prépare.


Deux généraux : Qui suit qui ?
Le nouveau Raïs d’Egypte, Al-Sissi, un responsable du département d’Etat américain, Laurent Fabius et sans doute une poignée de présidents des pays voisins de l’Afrique subsaharienne sont prévus à Nouakchott, lors de la cérémonie d’investiture. On aime bien jouer la reconnaissance. Au moins à l’international. Si le FNDU refuse la sienne. Al-Sissi, un peu comme Mohamed Ould Abdel Aziz, en 2009, sorti d’un embargo, allait prendre très vite goût aux voyages pour un bien et pour un rien.

Les deux hommes se ressemblent un peu trop. Ils sont venus tous les deux à la présidence à l’issue d’un coup d’Etat, suivi d’une élection, après un an de l’opération de force. Ils étaient, tous les deux, des généraux de l’armée. Chacun était très, très proche du président qu’il a destitué. Aujourd’hui, l’un est président de l’Union Africaine. L’autre le sera très probablement, pendant le mandat prochain. C’est comme s’ils se suivent. Ils ont un autre trait commun. Chacun prétend être un rempart contre l’extrémisme islamiste.

Al-Sissi, il a à son actif le sabordage d’un régime islamiste civil. Elu, mais civil. Il a eu, pour son entreprise, le soutien de l’Arabie Saoudite et les monarchies sous son joug, ainsi que bien de capitales occidentales. Mohamed Ould Abdel Aziz, lui, n’a pas renversé un régime islamisme. Il aime bien le faire. Sans doute. Il aurait dit en confidence à des journalistes étrangers que ‘’le fait de reconnaitre un parti islamiste en Mauritanie était une erreur’’. A défaut de destituer un régime islamiste, il aime bien dire ‘’qu’il a éliminé les risques terroristes sur toute l’étendue du territoire national. Et que le pays est sécurisé.’’ Comme il l’a déclaré, en début de semaine à Jeune Afrique.

L’arrivée d’Al-Sissi, à Nouakchott, est importante pour Mohamed Ould Abdel Aziz. Cela ferait bien partie de ces choses qui ne se sont jamais produites après le père fondateur, Moktar Ould Daddah. Comme la présidence d’organisation continentale, les missions de bons offices et des tas d’autres statures qu’on aime bien s’approprier et ôter surtout aux prédécesseurs directs.

Al-Sissi et après ?

Toutefois la cérémonie d’investiture ne dépasse pas une journée. Une journée de gloire et de symbolique. Mais, que fera-t-il réellement dans les cinq ans qui vont venir ? Beaucoup d’observateurs pensent que le premier mandat était synonyme de contreperformance. Un premier mandat, qui n’a vu aucun projet structurant parachevé. Toutes les routes nationales qui sont en cours de construction ou de reconstruction n’arrivent pas au parachèvement.

En matière de santé, on a assisté, on s’en souvient, en début du mandat finissant à une hystérie d’acquisition d’équipements médicaux. Une source proche du directoire de la campagne du candidat Ould Abdel Aziz a rapporté à Biladi que ce dernier s’est beaucoup plaint des ministres, en général et de celui de la santé en particulier. En disant carrément que le secteur de la santé n’a pas avancé d’un centime. Comme si le pauvre actuel ministre en serait comptable. Certains, par contre, accordent peu d’intérêts aux propos qu’on attribue, à tort ou raison, à Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils connaissent bien l’homme pour l’entendre affirmer une assertion à un interlocuteur et dire son contraire à un autre.

‘’ L’essentiel, pour lui, est d’expédier les instants. Congédier les questions du présent vers un futur improbable’’. Au sein de la jeunesse, qui l’a un peu accompagné lors de la dernière campagne présidentielle, on ne comprend pas grand-chose. On est sûr, on jure dessus, que Mohamed Ould Abdel Aziz est très mal écouté de la part de ses collaborateurs. Les jeunes, crédules qu’ils sont, croient religieusement en toutes les choses promises par Ould Abdel Aziz. Et aimeraient bien faire endosser la responsabilité des promesses non tenues, par celui qui les a promis, aux collaborateurs.

La formule simple. Le raccourci. Parfois, on peut bien entendre, ‘’il veut travailler, mais il est seul.’’ Comme si Mohamed Ould Abdel Aziz a gagné en douceur ! Lui dont les collaborateurs les plus proches n’espèrent l’avoir en face d’eux chaque jour. ‘’ L’insulte proférée, en plein jour et en public, à l’encontre de son pauvre ex directeur de cabinet, Cheikh Ould Ely, en dit long et humiliation d’une telle proximité. De toutes les façons, en cinq ans, on a bien appris à le connaître. Dans les cinq à venir, on gagnera l’effet surprise…

AVT

Source:Rmibiladi
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