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Noorinfo

Des jihadistes d'origine tunisienne demandent à revenir au pays


Lu sur le web
Samedi 29 Août 2015 - 15:00

La Tunisie est connue pour être le premier exportateur mondial de jihadistes en Syrie et en Irak. Désormais certains d'entre eux font savoir leur désir de rentrer au pays en contactant directement les autorités consulaires en Turquie. C'est ce que vient d'annoncer le ministère tunisien des Affaires étrangères.


C'est un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères qui l'annonce : des jihadistes tunisiens en Syrie ont contacté leur consulat à Istambul pour revenir dans leur pays. Le ministre Taïeb Baccouche dément toute volonté de Tunis de négocier avec eux, mais précise que certains de ces combattants ont exprimé d'eux-mêmes le désir de rentrer.
 
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 5OO tunisiens seraient déjà revenus en Tunisie. Tandis que 3 000 seraient encore en Syrie ou en Irak, peut être même 4000 selon un récent rapport d'experts de l'ONU. Pour 11 millions d'habitants, ces chiffres font de la Tunisie le pays le plus touché au monde par ce phénomène en nombre, mais aussi en proportion de sa population.
 
Au retour, tous ne sont pas emprisonnés, mais au minimum soumis à un strict contrôle judiciaire. Dans son communiqué, Tunis ne précise pas si ces vétérans du jihad faisant volontairement la démarche de se rendre aux autorités, bénéficient ou non d'un traitement particulier.
 
Beaucoup d'autres pays sont confrontés également à ces retours volontaires à commencer par la France: environ 270 jihadistes français ont quitté la Syrie certains en se rendant directement au consulat de France à Istanbul.
 
Blocage de  10 000 aspirants au jihad en 2 ans
 
Un mois après l'attentat du Bardo, la Tunisie continue de durcir le ton en matière de lutte antiterroriste. De nouvelles mesures sont régulièrement annoncées pour renforcer la sécurité. Des commissions de députés planchent en ce moment sur le nouveau projet de loi antiterroriste. Dans ce cadre, le ministre de l'Intérieur vient d'être auditionné. Et selon lui, depuis mars 2013, les autorités ont empêché plusieurs milliers de Tunisiens de partir au jihad.
 
Le chiffre avancé par Najem Gharsalli, le ministre de l'Intérieur, est impressionnant : 12 490 Tunisiens auraient été empêchés de rejoindre les rangs des jihadistes à l'étranger.  Un chiffre important comptabilisé sur deux années, mais jusqu'ici, les autorités ne précisent pas le profil de ces Tunisiens : s'agit-il seulement d'aspirants jihadistes arrêtés à la frontière ?
 
A l'aéroport par exemple, les passeports des profils suspects sont systématiquement confisqués par la police, explique Mohamed Ali Aroui, le porte-parole du ministère de l'Intérieur : « Chaque personne où on a un doute sur le fait qu’il aille en Syrie, en Turquie ou en Libye pour combattre, on lui interdit de passer. Avec la loi de 1975, on a pu interdire aux gens de quitter le pays pour se rendre en Syrie, en Irak, vers la Turquie… »
 
Ce chiffre de 12 490 arrestations interpelle Fayçal Chérif, historien et analyste militaire. Il évoque une « statistique fourre-tout » : selon lui, il est possible que de simples touristes soient interpellés et comptabilisés, notamment ceux en route pour Istanbul, une ville devenue un point de passage pour rejoindre les rangs jihadistes.
 
RFI  
Noorinfo


              

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