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Des djihadistes sans «islam» : le profil des nouveaux radicalisés


Lu sur le web
Mardi 24 Novembre 2015 - 16:55

Les experts sur la question de l'islam ne cessaient de le soulever : le passage à la violence terroriste des jeunes Français n'est pas l'aboutissement d'un processus d'approfondissement religieux mais bien plutôt d'une méconnaissance religieuse accompagnée d'une rupture avec la communauté musulmane.


Des djihadistes sans «islam» : le profil des nouveaux radicalisés
Une thèse qui n'a cessé de se vérifier au fil des informations recueillies sur le profil des djihadistes du 13 novembre 2015.
 
Le profil des principaux activistes terroristes impliqués dans les attentats du vendredi 13 novembre s'inscrit dans une rupture avec la démarche religieuse communautaire.
 
Hasna Aitboulahcen, Abdeslam Salah, Abdelhamid Abaaoud : le trio infernal impliqué dans la vague d'attentats la plus sanglante qu'ai connu la France avait des mœurs pour le moins paradoxales pour des candidats préposés au djihad.

Alors qu'un discours publique alimenté par la classe politique et un certain nombre d'éditorialistes laisse entendre que la lutte contre le terrorisme passe par des mesures sévères contre les mosquées radicales et les imams radicaux, il est intéressant de se pencher sur le mode de vie des principaux acteurs de la nébuleuse djihadiste qui a causé la mort de 130 civils le 13 novembre dernier.

Des djihadistes sans «islam» : le profil des nouveaux radicalisés
 Hasna Aitboulahcen, diva de la vodka
 
Elle aurait adoré faire la «une» de Closer, «voir sa photo au milieu des stars et des VIP», confie Le Monde. «Une petite fofolle à la joie de vivre», qui «ne savait pas dire bonjour en arabe, l’islam la gonflait». «Elle s’affiche avec des dealers. Boit de plus en plus.

Vit dehors, dans les squats, la rue et parfois le canapé d’une copine», «Ses copains se souviennent surtout d’elle pendant cet été 2011, le dernier où on l’a vue ici, vodka et haschisch, virées dans les boîtes de nuit en Allemagne, de l’autre côté de la frontière».

«Elle était instable, elle s'était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l'ai jamais vue ouvrir un Coran», a déclaré son frère à l'AFP. Tous ces témoignages nourrissent et accréditent la thèse du profil psychologique d'une jeune femme en pleine rupture sociale et personnelle.

Comme Mohamed Merah, Hasna Aitboulahcen vouait être enrôlée dans l'armée française. Comme Merah et les frères Kouachi, elle a été placée à l'âge de 8 ans dans divers familles d'accueil après le divorce de ses parents et pour mauvais traitements.

Abdeslam Salah, un habitué des bars gays
 

Du côté du chauffeur qui a conduit l'équipe de terroristes devant le Bataclan, les révélations se poursuivent. Dernières en date, Salah Abdeslam aurait été vu à plusieurs reprises dans un bar gay de Bruxelles d'après des informations publiées par le Sunday Times et La Libre. Cité par Paris Match, un barman prénommé Julien témoigne : «Nous pensions que c’était un jeune prostitué, il trainait toujours avec ce genre de personnes».

Pour La Libre, la présence du djihadiste dans un bar gay pourrait s'expliquer autrement que par des penchants homosexuels. La facilité de voler des papiers d’identité dans des bars «fréquentés par des gens peu méfiants» est notamment évoqué. Si à l'heure actuelle, les raisons exactes de sa présence dans ce bar de Bruxelles n'a pas été éclairci, elle nuance là-encore très fortement le profil d'un passage à l'acte terroriste déterminé par une démarche d'embrigadement purement religieux.

L'homme actuellement le plus recherché d'Europe a été présenté par des amis comme un adepte de «400 coups (…) Son truc, c’était les bonnes cuites et les femmes.» Son frère le décrit lui comme aimant «par-dessus tout passer beaucoup de temps avec sa copine. Il était fiancé. Il pensait à une vie de famille.»

 Abdelhamid Abaaoud, l'homme qui n'allait pas à la mosquée
 

Présenté comme le cerveau des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, tué au cours de l'opération du mercredi 18 novembre à Saint-Denis, «n’allait même pas à la mosquée» selon le témoignage de sa grande soeur Yasmina au New York Times.

De quoi, là-encore confirmer la thèse d'une déviance terroriste non déterminée par des facteurs religieux, a fortiori islamiques. Une thèse relayé par des experts au profil aussi divers que l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic ou le sociologue des religions Raphaël Liogier.

zamanfrance.fr
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