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Des chercheurs français inventent un substitut sanguin fabriqué grâce à une molécule de ver marin


Sciences
Mardi 15 Avril 2014 - 16:15

Malgré tous les appels aux dons et la mobilisation des volontaires, le sang est un liquide précieux dont les donations risquent à tout moment de manquer. Pour pallier cette situation, une entreprise bretonne envisage de remplacer l’hémoglobine des globules rouges par une molécule universelle produite par un ver marin.


Des chercheurs français inventent un substitut sanguin fabriqué grâce à une molécule de ver marin
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Hemarina  est une start-up française située à Morlaix dans le Finistère. Dans ses locaux, les scientifiques étudient une propriété incroyable de certains de ces vers marins : la production d’une molécule aux capacités similaires aux globules rouges. Tout a commencé en 2007, lorsque Franck Zal, ancien chercheur au CNRS et fondateur de Hemarina, a découvert cette propriété surprenante.

La molécule en question, produite par des vers vivant en eau de mer, possède de nombreux avantages même par rapport à l’hémoglobine que l’on trouve dans les vaisseaux sanguins humains. Elle est environ 250 fois plus petite que les globules, permettant ainsi de faire circuler l’oxygène dans des zones parfois endommagées ou à accès limité pour des globules rouges standard. Autre atout : cette molécule est universelle et peut donc être utilisée sur n’importe quel être humain.

Franck Zal explique : « Nous avons d’abord testé ce sang universel sur des souris et des rats, explique l’ancien chercheur. Après des transfusions sanguines sur ces animaux, nous n’avons observé aucun trouble physiologique. » Le tout avant de créer sa propre entreprise : « Il est plus judicieux de passer par des entreprises afin de développer au mieux des découvertes faites en laboratoire, car ces structures académiques ne sont pas faites pour amener des produits sur le marché. »

Les équipes de Hemarina sont actuellement en train de travailler sur plusieurs applications de ce « sang » d’un nouveau genre, notamment pour l’appliquer à la préservation des greffons prêts à être transplantés, pour aider à la cicatrisation de plaies et stopper des hémorragies, notamment chez les personnes atteintes de diabète. Les recherches de l’entreprise semblent d’ailleurs avancer dans la bonne direction : des essais cliniques sont prévus pour la fin 2014 avec la production d’un produit pharmaceutique en ligne de mire.

Source : DGS

Mamoudou Kane


              

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