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Des bourses chinoises pour les cerveaux africains


Lu sur le web
Samedi 10 Novembre 2012 - 17:29

Il n’est pas rare de rencontrer des étudiants africains dans les universités chinoises. Et pour cause la Chine a attribué des bourses à 18.000 étudiants du continent, rapporte RFI le 2 novembre.


Chercheuse camerounaise à Pékin
Chercheuse camerounaise à Pékin
«Il y a de plus en plus d'étudiants africains dans cette université (de Pékin), explique Adam, un étudiant malien, à l’hebdomadaire français Jeune Afrique. Nous sommes très motivés. Pour la plupart, nous sommes boursiers et voulons profiter au maximum de cette chance.»

«Notre gouvernement souhaite accueillir davantage d'étudiants africains et renforcer les relations entre leur continent et notre pays. Nous faisons de notre mieux pour enseigner à nos étudiants la langue et la culture chinoises», indique Li Yuan, l'une des responsables du département international.

Un partenariat que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a salué et qualifie «d’un des meilleurs exemples de réussite de la coopération Sud-Sud», souligne RFI.

Après l’apprentissage de la langue qui est obligatoire, les étudiants africains se spécialisent souvent dans l’économie, l’informatique, la médecine ou les sciences agricoles, indique Jeune Afrique.

Cependant:

«Certains Chinois vont à la rencontre des étrangers mais je dois dire qu’une majorité d’entre eux ne sont pas très à l’aise avec des Africains», témoigne Denis, professeur d’anglais camerounais. Plusieurs fois, on lui a demandé de se présenter comme originaire des États-Unis. Une nationalité qui impose davantage de respect de la part des Chinois. Mais Denis n’a jamais cédé, se refusant à mentir à ses élèves, rapporte la chaîne franco-allemande TV5 Monde.

Même si certains étudiants souffrent du racisme ambiant, leurs motivations restent intacts.

«J'espère devenir traducteur, précise Adam. Il y a de plus en plus de relations économiques et commerciales entre mon pays et la Chine et je pense travailler dans l'interprétariat.»

Et pour cause, cela fait maintenant trois ans que la Chine est en tête des partenaires commerciaux du continent africain. Elle a dépassé la France et les Etats-Unis et a vu le montant de ses échanges commerciaux s’élever, entre 2010 et 2011, à 130 milliards d'euros, précise RFI.

Fait nouveau: les étudiants souhaitent retourner dans leur pays pour endiguer le phénomène de la fuite des cerveaux. C’est d'ailleurs le cas de Tekeste, un diplômé éthiopien de 24 ans.

Cet ingénieur s’investit beaucoup au sein de la communauté africaine. Il a d’ailleurs collaboré à la création d’une association Young African professional Students, un réseau d’entraide entre Africains vivant en Chine, toujours selon la même source.

L’objectif: faciliter l’embauche de ces étudiants par les entreprises chinoises présentent sur le territoire africain, qui ont tendance à embaucher essentiellement des travailleurs chinois.

«Nous sommes ceux qui retourneront sur notre continent, capables de parler chinois, de comprendre la culture et la manière dont les gens pensent ici et finalement, nous serons capables de négocier des contrats», conclut-il.

Lu sur RFI, TV5 Monde, Jeune Afrique
Via slateafrique.com
Mamoudou Kane


              

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