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Délestages en Afrique: sortir de l’impasse


Société
Jeudi 9 Juillet 2015 - 22:30

Les délestages récurrents en Afrique handicapent sérieusement le développement et accentuent la double fracture électrique et numérique


Délestages en Afrique: sortir de l’impasse
Au regard des pratiques en cours dans le secteur de l’énergie, les Etats africains doivent y promouvoir une meilleure gouvernance et pratiquer la "vérité des prix"
Ils doivent en outre encourager la recherche, promouvoir l’innovation et rompre avec le fétichisme des énergies non renouvelables

Roch Nepo examine les causes de la crise énergétique en Afrique sub-saharienne, de la mauvaise gouvernance à l’insuffisance des investissements et ébauche des pistes de solutions.

Depuis les indépendances et par-delà son étonnante diversité géographique, linguistique, culturelle, économique et politique, l’Afrique a connu plusieurs crises cycliques au plan énergétique.
 
Mais pour autant que mes souvenirs soient fidèles, c’est à la fin des années 1990 que fit son apparition sur le continent, en tant que phénomène socialement perceptible et économiquement handicapant, ce qu’il est convenu aujourd’hui d’appeler trivialement « délestage » et qui occupe désormais une place de choix dans le vécu quotidien des populations des villes et campagnes du continent noir, au point de faire partie intégrante – certes à leur corps défendant – de leur inconscient collectif.
 
De quoi s’agit-il en fait ?
 
De ce que la plupart des lexiques spécialisés d’usage courant définissent, en substance, comme étant « l’opération consistant à arrêter volontairement l'approvisionnement en énergie électrique d'un ou de plusieurs consommateurs pour rétablir rapidement l'équilibre entre la production et la consommation du réseau ».
 
Il s’agit donc, au fond, d’une mesure de sauvegarde destinée à prévenir les risques d'effondrement brusque en tension ou en fréquence, susceptibles d’entraîner la coupure de la totalité d'un sous-réseau électrique.
 
On distingue ainsi, de façon classique, quatre (4) types de délestage, à savoir :
- le délestage sur ordre, survenant en fonction des heures de pointe de consommation et à la suite d’une intervention humaine directe idoine ;
 
- le délestage sur comptage de l'énergie, rendu nécessaire, dès lors que la mesure automatique de la moyenne de la puissance consommée en 10 secondes indique un dépassement de la puissance souscrite par une ou plusieurs catégories données de consommateurs (notamment ceux raccordés en haute tension, avec une puissance souscrite supérieure ou égale à 250 KVA) ;
 
- le délestage sur seuil de puissance et/ou de courant, se traduisant par la coupure automatique, au moyen d’un relais ad hoc, des « départs » de prises de courant jugés non prioritaires, des lors qu'un seuil prédéfini (de puissance ou d’intensité) est dépassé ;
 
- et enfin, le délestage sur seuil de fréquence qui se met automatiquement en place aussitôt que la fréquence du réseau franchit un certain seuil fixé par les instances compétentes en charge de la régulation de l’activité de production et de distribution de l’énergie électrique.
 
Voilà pour ce qui est de l’essai d’élucidation sémantique afin que, d’entrée, le lecteur profane soit « sensibilisé », un tant soit peu, aux rudiments d’un jargon éminemment technique et qui, de plus en plus, fait l’objet d’une récupération par le commun des mortels.
 
Il me paraît également utile de préciser que l’angle de traitement du présent dossier incline à réduire la crise énergétique en Afrique à celle du délestage électrique.

Le délestage est l’un des avatars les plus mortifères auxquels se trouve irrémédiablement assujetti l’Africain subsaharien contemporain, en cette ère du tout numérique où l’électricité a presque valeur d’oxygène.
 
Roch Nepo

Ce qui procède sinon d’un abus de langage, du moins d’un raccourci justifié par ce que, parmi les différentes sources et formes d’énergie disponibles dans la nature (force musculaire, eau, pétrole, charbon fossile, biomasse, bois, uranium, géothermie, marée motrice, soleil et vent), l’énergie électrique est incontestablement la plus élaborée, la plus propre et celle de plus grande importance de par la variété de ses applications : production de chaleur ou de froid, production de lumière, production de force motrice, électrochimie, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, etc.

scidev.net
Noorinfo


              

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