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Noorinfo

Décorations, une affaire de copains et de coquins


B'il a dit
Lundi 7 Décembre 2015 - 15:15

Les décorations pendant les célébrations de la fête nationale de l’indépendance sont devenues chez nous, avec le temps, plus une coutume qu’un acte républicain. Et sont décernées généralement à des copains ou coquins.


D’autant qu’elles ne donnent aucun droit ou privilège à leur détenteur, mais signifient tout de même qu’il est bien vu – du moins pour le moment-par celui qui gouverne et qui se croit détenir le droit de la vie et de la mort sur ses gouvernés. 

Elles ne signifient donc pas, comme c’est le cas sous d’autres cieux plus raisonnables et raisonnés que nous, que le bénéficiaire a rendu des services inestimables à la Nation, mais tout simplement qu’il est copain avec le maitre du pays. 

La liste des nominés de la cuvée 2015 des différentes médailles de notre République n’a pas dérogé pas à la règle de copinage comme critère de choix de la majorité des heureux ou plutôt malheureux nominés. 

La célèbre avocate et militante des droits de l’homme, Fatimata MBaye, a tout simplement refusé cet honneur qui n’est pas un quand les services du protocole l’ont approchée pour l’informer du désir du président de lui offrir une telle distinction. 

Elle a décliné l’offre présidentielle arguant des difficultés que rencontrent actuellement les droits de l’homme dans le pays. Elle ne savait certainement pas les noms de la promotion nommés pour le 28 novembre 2015. Un groupe qui n’est pas particulièrement aimé chez les défenseurs des droits de l’homme. 

Au sommet de celui-ci trônent en effet les noms de trois généraux putschistes d’août 2008 (Mohamed Ould Hadi, Félix Negré, O Mohamed Znagui) qui avait mis fin à une expérience démocratique qui faisait honneur à notre pays et nous a ramené à l’âge politique de la pierre, celui des coups d’état qui ne mène nulle part et qui a replongé le pays dans le chaos. 

Au lieu de rendre compte pour le tors causé à la Nation les voilà promus commandeurs ou officiers de l’ordre de mérite national. Quel pays où les gens qui ont compromis sa démocratisation sont décorés au lieu d’être sanctionnés. 

Ces gens et leurs copains qui continuent de détenir le pouvoir, tirer ses ficelles et définir les bons et les mauvais citoyens appartiennent à une race qui n’est pas prête à disparaitre même s’ils sont nuisibles pour le pays et ses citoyens qui ne peuvent qu’être écœurés par gratification de gens qui n’ont aucune valeur autre qu’avoir portés des fusils, non pas pour défendre le pays, mais plutôt pour lui imposer une gouvernance moyenâgeuse qui célèbre les hommes, pas les idées. 

A côté des trois mousquetaires militaires, il y a le ministre des Finances, l’ex ministre de l’économie et l’homme d’affaire qui dirige la mystérieuse entreprise qui a en charge la construction du fameux aéroport, un des travaux d’hercule de la rectification, qui peine à voir le jour. Pour le ministre des Finances, c’est un cas d’école qui surprend plus d’un citoyen. 

Celui que les internautes mauritaniens appellent '’la Vache qui rit’’ est certes un homme éloquent qui parait confondre efficacité et démagogie pour défendre son maitre. Parmi ses sorties hasardeuses, il y a sa justification boiteuse, devant le parlement de l’octroi d’un prêt de quinze milliards par la SNIM à un privé… 

En plus des services rendus, de temps à autre, quand il s’agit de tuer un homme d’affaires à travers les impôts faramineux… A part cela, le bonhomme n’a strictement rien fait pour se distinguer pendant cette année de vache maigre pour les finances publiques. Il rend peut être d’autres services occultes que les non initiés ne peuvent pas voir ou même imaginer… 

Un peu comme son ex confrère des affaires économiques qui a sur endetté le pays dans des projets qui, pour la plus part, peinent à se réaliser. Ce bonhomme qui a réussi à trouver une chute dorée à l’extérieur connait parait-il des secrets inavoués et inavouables qui justifient qu’on lui décerne une distinction afin d’entretenir son silence… 

Quant à l’homme d’affaires dont le projet qu’il exécute accuse déjà un retard de plus de trois ans, sa nomination laisse perplexe tout le monde. Surtout qu’elle est vécue comme une insulte à l’opinion gavée depuis huit ans par le discours de gabegie et de la lutte contre la corruption… Il faut dire qu’à la tête de l’Etat se trouve un homme qui s’en fout des normes et qui s’en fout du pays et de ses citoyens. 

B'...

Une affaire de famille 

Pour la réalisation du défilé militaire du 28 novembre à Nouadhibou, une surface a été aménagée pour la circonstance au carrefour qui sépare la ville ancienne des nouveaux quartiers appelés Numerwat. Une tribune officielle a été montée sur ces lieux pour abriter les invités de marque.

C'est-à-dire le président, ses ministres, les diplomates et les hauts gradés, les élus et les notables et tous ceux qui ont pu décrocher une invitation pour la fameuse cérémonie. Il y avait la parade des différents corps de l’armée et des forces de sécurité qui a capté l’attention de tout le monde… 

Mais il y avait également cette petite fille turbulente qui s’assoit parfois à côté de la directrice du protocole de sa maman absente du pays et parfois avance pour devancer le président Aziz. Il s’agit bien sûr de sa fille. A priori, cela parait secondaire, mais dans la réalité il reflète une tendance dangereuse qui consiste à mêler affaires publiques et affaires familiales. 

Quand est ce que le président Aziz et ses hommes comprendront qu’il y a lieu de faire la part des choses entre leur famille et les services publics ? Appartenir à la famille du président ne donne pas de droits ni de privilèges pour la simple raison que cela n’est pas inscrit dans les lois, même si les pratiques confirment ce fait au quotidien…  

B'...

Source: Rmibiladi
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