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Dar Naïm : Le centre de formation professionnelle, un espoir pour les jeunes


Société
Samedi 14 Septembre 2013 - 17:15

C’est comme une oasis dans le désert. Créé en 1993 par Caritas Mauritanie, le Centre de formation et d’insertion professionnelle (CFIP) se loge à Dar Naïm, l’une des communes les plus pauvres de Nouakchott. Un emplacement symbolique, comme pour montrer aux habitants des bidonvilles qui vivent à proximité, que l’espoir est toujours possible.


Dans un centre de formation de Caritas à Nouackchott en Mauritanie, en juin 2013. D. BANCAUD / 20 MINUTES
Dans un centre de formation de Caritas à Nouackchott en Mauritanie, en juin 2013. D. BANCAUD / 20 MINUTES
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En Mauritanie, où 46,7% de la population vit sous le seuil de pauvreté avec un revenu inférieur à un dollar par jour, les jeunes ont bien souvent arrêté leur scolarité précocement et vivent d'expédients. «Le CFIP s’est donné pour mission de leur offrir une seconde chance et de les sortir de la rue», explique Boucar Thian, son directeur.
 
Chaque année 300 à 500 candidats de 13 à 18 ans, issus de milieux très défavorisés, postulent ainsi à l’une des formations proposées par le centre: menuiserie bois, mécanique automobile, menuiserie métallique, électricité générale, électricité automobile, artisanat textile ou coiffure.

Au final, seulement 150 d’entre eux sont sélectionnés chaque année. «On mène une enquête au domicile du jeune pour vérifier qu’il correspond bien à notre public cible et on lui demande aussi de s’engager à être assidu, ponctuel et à respecter la discipline en vigueur dans l’établissement», précise Boucar Thian. Car bien plus qu’un cursus, le jeune se construit ici un «projet de vie», comme aime à le rappeler le directeur. 
 
Remise à niveau et formation technique
 
Ceux qui sont analphabètes en entrant à l’école ont droit à deux ans de remise à niveau en français et en arabe. Ceux qui ont déjà acquis les compétences scolaires de base passent eux directement à la formation proprement dite.
 
Au programme: beaucoup de cours pratiques, comme ceux dispensés par Sadio M’Baye, le professeur de menuiserie. «Les élèves apprennent à faire des petits assemblages de boites, puis ils passent à de plus grosses pièces», explique-t-il, avant de retourner diriger un de ses élèves qui effectue un cas pratique.
 
Et en plus de leurs enseignements de spécialité, une initiation à l’informatique est dispensée à tous les élèves, ainsi que des rudiments de gestion, afin qu’ils puissent se débrouiller, s’ils deviennent un jour leur propre patron. A la fin de la formation, ils effectuent aussi un stage, qui est un tremplin pour être recruté par la suite.
 
Grâce au soutien de leurs enseignants, peu d’élèves échouent. «Une dizaine d’élèves abandonnent chaque année leurs études, souvent parce qu’ils ne parviennent plus à payer le transport de leur domicile à leur école», précise le directeur. La majorité des élèves trouvent un emploi à l’issue de leur formation et «certains continuent même leurs études dans un lycée technique», annonce fièrement  Boucar Thian. Et tous ceux qui s’en tirent n’oublient pas d’où ils viennent: «Certains d’entre eux m’envoient  même du crédit téléphonique pour me remercier de les avoir formés», raconte ému, Sadio M’Baye.
 
 Delphine Bancaud
 Pour 20Minutes
Mamoudou Kane


              

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