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D’après Yann Moix, les « réfugiés » ne fuient pas Daech, ils fuient Bachar el-Assad


International
Mercredi 23 Septembre 2015 - 10:00

S’ils fuyaient Bachar el-Assad, il y a des années qu’ils seraient partis, et pas seulement quelques semaines.


S’ils fuyaient Bachar el-Assad, il y a des années qu’ils seraient partis, et pas seulement quelques semaines.
S’ils fuyaient Bachar el-Assad, il y a des années qu’ils seraient partis, et pas seulement quelques semaines.
Finalement, l’Algérie refuse de défiler le 14 juillet à Paris !Et si on aidait les « réfugiés » à retourner se battre pour libérer leur pays ?Le Brésil ne tolère pas l’incivisme
 
Lorsque j’entends un jeune « réfugié », étudiant de 20 ans, futur ingénieur, répondre à un journaliste, sur BFM-TV : « J’allais être appelé pour servir dans l’armée régulière syrienne mais je ne voulais pas être soldat, alors je suis parti », cela a un nom : désertion en temps de guerre. Comment un pays peut-il se défendre contre ses ennemis si toute sa jeunesse « fout le camp » ?

Faut-il que ce soient des armées étrangères qui viennent à son secours, qui l’occupent, l’envahissent, avec les risques de prolonger la guerre, après la défaite de l’ennemi du jour ?

Samedi soir, dans ONPC (« On n’est pas couché »), Yann Moix, entre autres absurdités, a ajouté une nouvelle ânerie à son répertoire pourtant déjà bien fourni : « Ces jeunes ne fuient pas Daech, ils fuient Bachar el-Assad ! » S’ils fuyaient Bachar el-Assad, il y a des années qu’ils seraient partis, et pas seulement quelques semaines.

Il y en aurait eu 10, à la rigueur une centaine, à fuir el-Assad, tout comme ils fuyaient Kadhafi, Saddam Hussein et d’autres dictateurs, mais pas des centaines de milliers comme aujourd’hui. Non, Yann Moix, c’est bien l’État islamique qu’ils fuient.

On n’hésite pas à établir une comparaison entre ces « fuyards » et les réfugiés français qui prenaient la route devant l’avance des armées allemandes. Les images de l’INA sont là pour nous montrer que ceux qui abandonnaient leurs villes et leurs villages étaient des femmes, des enfants, des vieillards et non pas des jeunes.

Ceux-là restaient soit pour se battre, résister, soit pour collaborer, mais ils restaient.
Et dès la paix revenue, cette population, pour le plus grand nombre, retournait vers sa ville, son village. Ce qui ne sera certainement pas le cas des réfugiés, des migrants actuels : ils quittent des pays qu’ils n’aiment pas pour s’installer dans des pays qu’ils n’aimeront pas, car ils ne sont pas reçus comme ils pensaient qu’ils allaient l’être.

Cela va mal se terminer pour l’Europe ; elle y risque, à coup sûr, son avenir

Manuel Gomez, Ecrivain
bvoltaire.fr
Noorinfo


              

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