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Crises économique et politique : Les choix difficiles d’Aziz


Actualité
Mardi 2 Octobre 2012 - 09:07

La situation en Mauritanie se gâte vraiment et ce ne sont pas les populations qui assistent impuissantes au pugilat entre la Majorité et l’Opposition qui diront le contraire. La récente augmentation du prix du carburant à la pompe vient encore alimenter la polémique sur une situation économique des plus troubles. Et aujourd’hui, il n’est plus question vraiment de juger le gouvernement de Moulay Ould Mohamed Laghdaf en fonction de ce qu’en dit l’opposition. La situation générale du pays est si grave que le remède de cheval qu’il faut lui administrer doit être prescrit par tous, ce qui rend inévitable le dialogue inclusif avec la Coordination de l’opposition démocratique (COD) que toutes les parties politiques se sont ingéniées, jusqu’à présent, à fuir.


Crises économique et politique : Les choix difficiles d’Aziz
Voulant garder la mainmise totale sur le pouvoir, la majorité qui a porté Ould Abdel Aziz au pouvoir, après avoir soutenu sa " Rectification ", ne veut rien entendre à ce sujet. C’est comme si elle fait passer ses intérêts propres avant ceux du président de la République - qui a des engagements à tenir - et des populations (qui souffrent de devoir subir les caprices infinis des hommes politiques). D’aucuns considèrent même que la volonté d’affermir leurs positions pousse certains segments de cette majorité à s’opposer au changement ! On explique ainsi le ralentissement remarquable - et remarqué - dans les programmes de lutte contre la gabegie dont on parle très peu aujourd’hui. Les limogeages quasi hebdomadaires qui étaient devenus l’exercice de style favori du Conseil des ministres, ne sont plus qu’un lointain souvenir. On oublie qu’ils avaient tout de même comme effet de limiter le saccage des biens publics, en pesant, comme une épée de Damoclès, sur la tête de tout gestionnaire de fonds publics.

Mais le casse-tête qui se pose aujourd’hui au président de la République c’est véritablement ce retour en arrière. Il ne s’agit pas seulement de cette crise qui empêche les mauritaniens de penser à autre qu’à la question du " quand " et du " comment " des élections mais aussi de cette économie dont le FMI dit tout le bien alors que les populations souffrent de plus en plus ! Il y a aussi le retour insidieux des Anciens aux affaires de manière certes peu visible mais retour quand même (ambassadeurs, présidents de conseils d’administration, etc).

Tant de choses qui réveillent de vieux souvenirs et font douter de cette volonté perçue chez le président Ould Abdel Aziz d’aller de l’avant ! Certains malins esprits perçoivent même ce virage à 190° comme une manipulation de la majorité " traditionnelle " pour reprendre la main et jouer à Aziz le même tour qui a perdu Taya.

Ce n’est donc pas sans raison que certains observateurs de la scène politique nationale n’hésitent pas à qualifier la position du président Ould Abdel Aziz de délicate. Pris en étaux entre la COD, qui met en doute ses capacités de gestion du pays, et la CPM (Coalition des Partis de la Majorité) dont certains segments manifestent une certaine résistance à un changement allant à l’encontre de leurs intérêts d’avant le changement du 3 août 2005, le Chef de l’Etat est aujourd’hui critiqué par une partie de la rue pour ses valses-hésitations mais surtout pour le paradoxe né de quelques-uns de ses choix politiques.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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