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Crise malienne : La jeunesse de Gao veille sur sa ville


Actualité
Dimanche 8 Juillet 2012 - 09:04

Les jeunes de Gao ont usé de tous les moyens à leur disposition pour faire partir le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) de la ville. Ils n'ont pas hésité un seul instant à choisir entre le MNLA et le Mujao, l'essentiel étant pour eux de faire partir le mouvement touareg hors de leur zone.


Crise malienne : La jeunesse de Gao veille sur sa ville
Et pendant l'accrochage, ils ont choisi leur camp. Pour autant, toute la jeunesse de Gao n'est pas acquise aux nouveaux maîtres de la ville. Au contraire : certains jeunes souhaitent le départ de tous les groupes armés. Et ils commencent à s'organiser. Reportages exclusifs.

Depuis le début de la crise dans le septentrion malien, et la débâcle de l'armée, des jeunes de Gao sans défense organisent la résistance passive à travers leur mouvement « Nous, pas bouger ».

Le départ du MNLA n'a fait que renforcer leur conviction. Ils laisent un avertissement clair au Mujao si toutefois les violences continuaient, comme l'explique Amadou Ousman Meiga, membre du collectif. « Si le Mujao nous fait ça, et que l'armée malienne, notre armée, arrive ici à Gao, on délogera le Mujao en aidant l'armée malienne », prévient-il.

Dans tous les quartiers de Gao, des rencontres nocturnes entre jeunes s'organisent. Ils se sentent acculés, alors c'est la rue qui parlera, comme le confie l'un d'entre eux : « Quand on constate que l'un de nous a des problèmes, tout le monde sort pour montrer qu'on est pas d'accord, que ce soit Mujao ou le MNLA. S'ils veulent nous agresser, on sort et on leur dit que cela ne se passe pas comme ça. »

Grâce au porte-à-porte dont elles seules ont le secret, les jeunes femmes étaient de toutes les manifestations qui ont fait trembler le MNLA et le Mujao. Nafissa Ah Meiga, alias la rebelle de Gao, dit « être restée pour donner le courage et la force à la maison, parce que je ne peux pas les laisser partir comme ça. Ce sont des gens qui ont besoin de nous à tout moment. A tout moment, ils ont besoin de la femme. »

Avec le début du Ramadan, dans quatre jours, la cohabitation entre les moudjahidines et les jeunes risque d'être difficile.

La jeunesse avait porté le fer contre le MNLA

Mamoudou Kane


              

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