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Crise malienne : Aziz n’est plus…Aziz


Actualité
Mardi 11 Septembre 2012 - 10:02

Qui l’aurait cru, il y a un an ? Aziz répétant à qui veut l’entendre qu’il n’est pas enclin à accompagner une opération militaire dans le nord Mali alors que certains, y compris, l’opposition à son pouvoir, lui reprochait d’y être allé seul dans sa lutte contre AL Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI).


Crise malienne : Aziz n’est plus…Aziz
Alors que le président malien Dioncounda Traoré vient de solliciter, officiellement, l’aide de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), et qu’une mission conjointe comprenant des responsables de l’Elysée et du Quai-d-Orsay était de passage à Nouakchott pour parler - uniquement - de la crise malienne, le président Aziz Ould Abdel Aziz affiche, de plus en plus, sa réticence à prendre part à une " expédition punitive " contre les groupes islamistes armés qui règnent en maîtres absolus au nord Mali (Al Qaeda, Ançar Eddine, MUJAO).

Recevant cette mission française conduite par le conseiller du chef de la diplomatie française pour le Sahel, Jean Félix-Paganon, Ould Abdel Aziz a sans doute réitéré ce qu’il avait dit lors de l’émission du 5 août dernier, " Liqa’e echaab " (rencontre avec le peuple) à savoir que la Mauritanie n’entreprendra (plus) rien tant qu’elle n’est pas attaquée. Et bien que l’émissaire français Jean-Félix Paganon ait déclaré que les discussions avec le président Aziz " ont porté exclusivement sur la situation au nord du Mali ", cela ne constitue pas un indice probant que la Mauritanie soit " engagée " par la France dans un plan de bataille que la Coordination de l’opposition démocratique (COD) pourrait bien présenter comme le prolongement de ce qu’elle avait déjà qualifié de " guerre par procuration ".

Une position d’extrême prudence de la part du président Aziz qui tranche avec celle qui était la sienne, avant que le pouvoir central malien du président Amadou Toumani Touré ne tombe et que le nord Mali ne soit partagé en petits " émirats " entre AQMI, le MUJAO et Ançar Edine, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ayant été écarté très tôt des enjeux stratégiques entre factions d’une part, et entre celles-ci et Bamako, d’autre part.Dans la lettre de trois pages datée du 1er septembre, le président Traoré avait " sollicite (...) l’aide de la CEDEAO ", et ce " dans le cadre du recouvrement des territoires occupés du Nord et la lutte contre le terrorisme ".

" Par contre, le déploiement d’unité de police constituée ou de forces militaires combattantes est sans objet ", précise-t-il. Pour certains, les militaires de la junte ont mis la pression pour que eux continue à gérer la situation à leur façon.

Au regard de la situation actuelle au Mali, " de la multiplication des activités criminelles et terroristes dans le nord du pays et des risques sécuritaires qu’elles font peser également sur toute la sous-région dans l’immédiat et sur le monde entier à terme, l’urgence d’une action concertée et coordonnée du Mali, de la CEDEAO et de la communauté internationale n’est plus à démontrer ", déclare Dioncounda Traoré. Reste à convaincre maintenant des acteurs principaux de la lutte contre le terrorisme, comme Ould Abdel Aziz, qu’il faut y aller maintenant. Comme lui l’avait fait, seul, à son arrivée au pouvoir.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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