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Coumba sala: "Depuis que mon manager a pris ma carrière en main, il y a un nouveau souffle dans ma conception musicale"


Culture
Mardi 26 Juillet 2011 - 12:01

Victime selon elle de piratage de la part de l’artiste chanteur sénégalais Djibi Dramé lorsque ce dernier la rencontra quand il vint en concert en Mauritanie, Coumba Sala décide de professionnaliser son encadrement technique, en développant particulièrement sa communication. Aujourd’hui elle prépare son deuxième Album, et a décidé de se lancer dans l'expérimentation musicale afin de créer de nouvelles sonorités alliant à la fois instruments modernes et traditionnels. Noorinfo l'a rencontrée à son domicile au dans la commune d’Arafat.


Coumba sala
Coumba sala
Comment avez-vous commencé à chanter?

Je suis issue d’une famille musicienne, mon père fut un grand cordonnier. Nous chantions les louanges des mariés quand elles allaient chez les «wayloumés» (bijoutiers en bambara-ndlr). J'étais très proche de mon père, et dès mes six ans je passais tout mon temps dans sa cordonnerie, où, pendant qu'il travaillait, moi je chantais les chansonnettes du village. Mon père m'a encouragé dans cette voie, que j'ai pratiquée le plus assidument possible. Je suis descendante des «gnegnos» soninké et la plupart des chansons traditionnelles proviennent de la riche culture de cette caste.
Les chansons comme «yewo soynamousso» que chantent plusieurs artistes en Afrique sans en connaître le sens réel, la valeur culturelle, et la prononciation, proviennent de cette culture. Ainsi n'ayant pas pu fréquenter l’école occidentale, j’ai consacré tout mon temps, toutes mes forces à la chanson, avec le soutien de mes parents.

Quelle expérience avez-vous tiré de la sortie de votre premier album?

Mon premier album n’a pas connu le succès que j’espérais, car avec le recul je me rends compte que je n’avais pas un bon encadrement en termes de communication et de management. Cet album globalement a été sous-exposé. Mais j'en ai tiré une connaissance du réseau de la musique en Mauritanie, des rencontres avec les mélomanes du pays, et à l'étranger. A partir de cette expérience, j'ai donc procédé à un réaménagement de mon encadrement technique. Je me suis donc attaché les services d’un nouveau manager ivoirien. Il m'a poussé à revoir les textes de mes chansons pour qu’il soit plus d’actualité et à apporter des nouvelles sonorités à ma musique, à créer un lien entre la musique traditionnelle soninké et la musique moderne. Toujours en ligne de mire d'ouvrir à mon second album à paraître en 2012, les marchés national et international.

Coumba sala: "Depuis que mon manager a pris ma carrière en main, il y a un nouveau souffle dans ma conception musicale"
Pourquoi ce premier album n'a pas marché selon vous?

Pour plusieurs raisons. Mais l'une d'entre elles, majeure, tient au plagiat et au piratage. Le premier album a été beaucoup piraté. Mais il a aussi été plagié. Notamment par Djibi Dramé, un artiste sénégalais qui s'est accaparé mon œuvre. J’aurais apprécié que Djibi Dramé, en chantant «soynamousso», reconnaisse que la musique les cœurs et les paroles étaient de moi. C’était du plagiat bien orchestré.

Que vous apporte un manager dans le paysage musical mauritanien?

Depuis que mon manager Taoua Doh Marcel a pris en main ma carrière, ce professeur de français, qui a étudié aussi le marketing, a apporté un nouveau souffle dans ma façon de concevoir la diffusion de ma musique. Il a mené un vaste programme de communication et de stratégie marketing par rapport à la sortie de de mon deuxième album dans le courant de l'année prochaine. Il a apporté une touche professionnelle.

Propos recueillis par Ami Fofana

Née le 31 décembre 1970 à Kaédi dans la région du Gorgol en Mauritanie, Coumba Aly Diawoune, qui deviendra Coumba Sala est issue d'une famille de cordonniers.
C'est en l'honneur et à la mémoire de ses parents, elle baptise son premier groupe musicla «le goolibiire» qui signifie en soninké, sa langue maternelle, «la place du cordonnier».
Dès la sortie de son premier album éponyme à Camara Productions en 2009, elle se hisse parmi les chanteurs les plus appréciés de Mauritanie.
Mamoudou Kane


              

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