Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Côte d'Ivoire: Le FPI au gouvernement sous conditions


International
Jeudi 26 Mai 2011 - 16:52

Le parti de Laurent Gbagbo a posé mercredi à Abidjan ses conditions, notamment la libération de l'ex-président ivoirien et de ses autres responsables détenus, pour une entrée au gouvernement d'union que doit former le nouveau chef de l'Etat Alassane Ouattara.


Côte d'Ivoire: Le FPI au gouvernement sous conditions
"Les militants ont décidé à une large majorité: oui, nous allons au gouvernement, mais à condition" que les questions des "camarades incarcérés" et de la "sécurité", notamment, "soient traitées et résolues", a déclaré à la presse Mamadou Koulibaly, président par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo.
"Quand les conditions de sécurité et de libération de nos camarades seront remplies, alors nous pouvons envisager sérieusement d'entrer au gouvernement", a déclaré le président du Parlement après une réunion du comité central du FPI et de ses alliés.
"Il n'y a pas d'urgence", a fait valoir M. Koulibaly. "Le président Ouattara a une large majorité, il peut créer son gouvernement".
Investi le 21 mai, M. Ouattara a promis de former un gouvernement d'union avec des "éléments modérés" du camp Gbagbo.
Mamadou Koulibaly assume l'intérim à la tête de l'ex-parti au pouvoir, dont le chef Pascal Affi N'guessan a été arrêté après la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril à l'issue de plus de quatre mois de crise post-électorale et d'une guerre de dix jours dans Abidjan.
Laurent Gbagbo est en résidence surveillée à Korhogo (nord) et a commencé à être entendu par la justice ivoirienne, qui l'accuse notamment d'exactions, de concussion et d'appels à la haine. Son épouse Simone Gbagbo et la plupart des responsables de son camp sont également détenus dans le nord du pays.
Concernant la sécurité, M. Koulibaly a toutefois noté des améliorations: après avoir vécu durant des semaines dans la peur de représailles, "les militants de plus en plus sont encouragés à sortir".
En vue des législatives prévues avant fin 2011, le camp Gbagbo a également soulevé la question de la Commission électorale indépendante (CEI) et de la liste électorale: sont-elles encore "valables ou non?", a interrogé M. Koulibaly.
La CEI et la liste des votants ont été au coeur de la crise née de la présidentielle de novembre 2010.
AMP avec AFP


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire