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Contrat: Moscou pose un ultimatum à Paris pour obtenir son 1er Mistral


Lu sur le web
Dimanche 16 Novembre 2014 - 12:00

La date de la livraison du 1er Mistral se rapproche à pas de géant. C’est à la fin de ce mois et Moscou menace: «Nous nous préparons à différents scénarios. Nous attendrons jusqu’à la fin du mois, et ensuite nous présenterons nos sérieuses réclamations» financières, a déclaré une source russe. Les Mistral, des bâtiments de projection et de commandement vendus par la France à la Russie en juin 2011 pour 1,2 milliard d’euros, sont au centre d’un imbroglio diplomatico-militaire depuis la décision du président François Hollande de lier leur livraison au règlement politique de la crise ukrainienne.


Contrat: Moscou pose un ultimatum à Paris pour obtenir son 1er Mistral

La France a jusqu’à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre à la Russie si elle ne veut pas de «sérieuses» demandes de compensation, a déclaré vendredi cette source russe.

Fin octobre, Moscou avait affirmé avoir été invité à recevoir le 14 novembre le premier de ces navires, le «Vladivostok». L’annonce avait été immédiatement démentie par le constructeur et le gouvernement français sur fond de critiques des pays de l’Otan. Le ministre français de la Défense a affirmé mercredi qu’«aucune date de livraison» d’un navire Mistral à la Russie «ne peut être fixe à ce stade». La question épineuse des Mistral devrait sans doute être au programme de la rencontre entre les présidents français François Hollande et russe Vladimir Poutine lors du sommet du G20 de Brisbane samedi et dimanche. Les matelots russe sont toujours à Saint Nazaire pour tester leur joujou…

Si elle se décide à livrer ces bâtiments, véritables «couteaux suisses» de la marine en raison de leur polyvalence (ils peuvent emporter 16 hélicoptères, quatre chalands de débarquement, 13 chars, un état-major, 450 fantassins et un hôpital), la France est assurée de semer l’émoi en Pologne et dans les pays Baltes, qui s’estiment en première ligne face à la Russie et redoutent de faire à leur tour les frais de son imprévisibilité. Un dilemme donc. L’inverse, une annulation risque de placer la France dans la difficile position du partenaire qui n’honore pas ses contrats. Et une telle décision coûterait chère en pénalités à la France alors que ses finances sont dans le rouge.

L’intérêt de la France est donc de livrer ces vaisseaux…

 Allain Jules

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