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Conférence de presse du FMI: Ould Raiss se cache derrière son doigt!


Actu Mauritanie
Vendredi 3 Mai 2013 - 11:40

Traditionnellement, la mission de revue du FMI tient une conférence de presse dans les locaux de la BCM, et traditionnellement les principaux medias du pays sont conviés à paarticiper à cet exercice qui permet d’une part aux fonctionnaires du FMI de faire le point sur leur mission et dautres parts aux responsables mauritaniens: ministre des Finances, ministres des Affaires économiques, et Gouverneur de la BCM de tirer un bilan de cettte mission et de répondre aux questions des journalistes. Cette dernière mission a apparement fait exception, le gouverneur de la BCM a semble-t-il jugé utile de « punir » certains medias, coupables à ses yeux de s’opposer à la cabale injuste, immorale et illégale menée par lui et ses services contre la GBM en particulier et le groupe BSA en général.


Conférence de presse du FMI: Ould Raiss se cache derrière son doigt!

On peut tout dire du président Mohamed Ould Abdel Aziz, mais reconnaissons lui que jusqu’à présent il est resté stoique face aux révélations de la presse indépendante sur les malversations qui entachent son magistère. Jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes, il n’a encore pris aucune mesure pour entraver la liberté de la presse ou restreindre son accès à l’information. Alors pourquoi le gouverneur de la BCM decide lui même, de son propre chef, quel medias est habilité ou non à couvrir une conférence de presse?

Pourquoi la mission du FMI, par son silence se rend elle complice de cette manoeuvre dilatoire et anti démocratique? En tout état de cause, par cette manoeuvre maladroite, Ould Raiss démontre s’il en était encore besoin, qu’il instrumentalise, sans états d’âme, la BCM pour régler des comptes personnels. Mais de quoi a donc peur Sid’Ahmed Ould Raiss? Que des questions genantes lui soient posées? Que ses contradictions lui soient soulevées?

que ses actions illégales soient denoncées publiquement? Ou que ses mensonges soient mis à nus? Pourtant, malgré la position clé qu’il occuppe, la presse s’est toujours tenue aux actes qu’il pose en tant que gouverneur de la BCM, et jamais comme il semble le craindre, elle ne s’est interessée ou n’a fait allusion à sa vie privée ou à son intimité. Dans n’importe quel autre pays démocratique, une certaine presse se serait fait les choux gras de cette vie tumultueuse. Pour prendre en defaut la première préoccupation de monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, voici un éventail de certaines des questions que sa « suffisance » ne veut pas se voir à lui posées en public:

Bien qu’elle ait suspendu ses opérations depuis 2 mois, la GBM reste aujourd’hui encore la banque la mieux capitalisée et la plus liquide de la place avec plus de MRO 12 000M sur ses comptes à la Banque Centrale.
Pourquoi la BCM a-t-elle tenté de lui causer un défaut de paiement en bloquant ses comptes à la Banque Centrale, en organisant les retraits simultanés des dépôts publics, en refusant de payer ses propres chèques en MRO pour alimenter ses comptes, et en conseillant à certains clients privés de ne plus travailler avec elle… ?

Quelles sont les raisons des attaques du Gouverneur contre le Groupe BSA et la GBM en particulier, qui selon des informations concordantes ont depassé le cadre traditionnel de la bcm pour toucher les impots et la Justice?
Pourquoi la BCM n’autorise-t-elle pas un véritable marché interbancaire de l’ouguiya avec la possibilité pour les banques de se prêter de l’argent comme à n’importe quelle autre société ?

Dans ses lettres d’intention adressées au FMI depuis l’été 2012, la BCM s’est engagée à à ne plus faire d’opérations de change « hors marché » et à publier la liste détaillée des exceptions. Pourquoi ne le fait-elle pas ?
Pourquoi les banques primaires ne sont-elles pas présentes lors de la détermination du fixing quotidien sur le Marché des Changes Officiel ?

Trouvez-vous normal que le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie se porte caution personnelle pour que des hommes d’affaires contractent des prêts auprès de certaines banques primaires?
Comment expliquez vous que la précarité soit de plus en plus partagée alors que vous presentez des indicateurs si encourageants?

Pouvez vous affirmer que cet « un effort considérable de recouvrement d’impôts, » souligné par la mission du FMI s’est fait de manière équitable et plus généralement pouvez vous affirmer que les fortunes qui se sont sont créées ces trois dernières années( Foil Ould Lahah, Hamady Ould Bouchraya, Ehel Gabed, Ould Benne, Mauricenter, Sidi Mohamed Ould Bouh, Bouya Ahmed Ould Chrif, Ehel Weddady etc) ont bien payé leur impots intégralement?

A la fin de son séjour, la mission a rendu publique la déclaration suivante:
« L’économie mauritanienne a enregistré en 2012 des bonnes performances marquées par la consolidation de la stabilité macroéconomique et une reprise vigoureuse de l’activité économique et ce, dans une conjoncture économique internationale qui reste difficile.

Le raffermissement de l’activité des services, le rebond de la production agricole et le dynamisme du secteur des bâtiments et travaux publics ont permis d’atteindre un taux de croissance de 6,9 pour cent, du PIB réel (8 pour cent hors industries extractives), malgré les difficultés traversées par l’Europe et la sécheresse en début d’année. L’inflation a chuté à 3,4 pour cent à fin décembre 2012, nettement en deçà des projections, en raison de la baisse des prix des produits alimentaires qui a plus que compensé les augmentations régulières des prix des carburants. Toutefois, malgré cette bonne performance, la croissance n’est pas encore assez soutenue et inclusive pour enrayer les taux de chômage et de pauvreté élevés.»

« Le solde budgétaire global, incluant les dons, a atteint en 2012 2,8 pour cent du PIB, un excédent pour la première fois dans l’histoire récente de la Mauritanie, malgré d’importants programmes sociaux d’urgence et un accroissement important des investissements financés sur ressources propres. Cette performance est due principalement à un effort considérable de recouvrement d’impôts, à une amélioration sensible des recettes minières, à l’apport de recettes exceptionnelles, et à la maitrise des dépenses non essentielles.

Par ailleurs, le déficit du compte courant s’est creusé (atteignant 32 pour cent du PIB), en raison d’une diminution des exportations de minerai de fer, et l’augmentation des importations occasionnées par les programmes alimentaires d’urgence, et les projets d’investissement dans les industries extractives. Cette détérioration a été plus que financée par des investissements directs étrangers, des dons et recettes exceptionnelles, et un important rapatriement des recettes minières, qui ont poussé le niveau de réserves de change à un niveau record de US$962 millions à fin 2012, l’équivalent de 6,7 mois d’importations.»
« La mission a noté avec satisfaction la mise en œuvre de politiques économiques adéquates qui a permis aux autorités d’atteindre avec des marges confortables, les critères quantitatifs de réalisation prévus à fin décembre 2012. Elle les a félicitées pour avoir mis en place avec succès une politique de réduction graduelle des subventions généralisées et mal ciblées, permettant de créer un espace budgétaire supplémentaire pour les dépenses de réduction de la pauvreté.

De plus, pour préserver les acquis fiscaux, la mission a néanmoins attiré l’attention des autorités sur la nécessité d’assurer la viabilité de la dette publique qui reste élevée. En conséquence, la mission continue de recommander aux autorités de combler leur besoin de financement à travers des ressources concessionnelles et intérieures.»

« La mission a encouragé les autorités à appliquer la formule automatique des prix des carburants de manière systématique— que ce soit à la hausse ou à la baisse— et de remplacer les programmes d’urgence par un système de protection sociale permanent et mieux ciblé. Ce système pourrait éventuellement être basé sur l’expérience des transferts monétaires effectués au profit des populations pauvres et vulnérables de la ville de Nouakchott au cours de l’année 2012.»

« La mission a noté les progrès importants réalisés au cours du programme dans la mise en œuvre de réformes visant à moderniser l’administration fiscale, assainir la gestion des dépenses publiques, élaborer un nouveau code des investissements, et établir une nouvelle stratégie de protection sociale. La mise en place de ces réformes, ainsi que l’application rigoureuse et systématique des nouvelles procédures de passation de marché publics, est nécessaire pour réaliser une croissance plus forte et plus inclusive, capable de réduire le chômage et de faire reculer sensiblement la pauvreté. »

De plus, la mission a salué l’engagement des autorités à garantir la transparence dans l’exploitation et l’emploi des ressources financières provenant du secteur minier. La création d’un mécanisme permettant de mieux gérer les recettes des industries extractives, permettra d’augmenter la résilience de l’économie Mauritanienne aux chocs exogènes, de soutenir la croissance, et d’assurer une équité. »

« La mission a aussi souligné la nécessité d’améliorer davantage le climat des affaires afin de créer les conditions les plus favorables au développement du secteur privé. Elle a soulevé lors de ces discussions l’importance de continuer à appliquer de manière uniforme et neutre la réglementation en vigueur à tous les opérateurs. Elle a en outre invité les autorités à continuer à approfondir le fonctionnement du marché des changes, formaliser le cadre de concertation entre l’Etat et le secteur privé, vulgariser les procédures de recours pour les contribuables, et approfondir davantage les réformes pour remédier aux contraintes identifiées dans le « Doing Business Survey », telles que la simplification des procédures fiscales, des procédures d’enregistrement des entreprises et l’octroi de permis de construire.»

« Pour 2013, la croissance économique poursuivra son élan, malgré une demande mondiale qui reste timide. Ainsi, le taux de croissance du PIB réel se situerait à environ 6 pour cent, grâce aux secteurs du bâtiment et travaux publics, de l’agriculture, et des services. L’inflation sera contenue à 5 pour cent pour cent (en glissement annuel). Toutefois, le déficit du compte courant, restera important en raison des importations liées aux investissements miniers et aux projets d’infrastructure, financés en majeure partie par des investissements directs étrangers. Les réserves de change se maintiendront à un niveau équivalent à 7,3 mois d’importations à la fin de 2013, permettant ainsi à l’économie mauritanienne de bien résister aux chocs exogènes éventuels.»
« Suite à la réalisation satisfaisante des objectifs du programme pour l’année 2012, les services du FMI soumettront à l’approbation du Conseil d’administration la conclusion de la sixième et dernière revue de l’accord triennal au titre de la FEC, prévu pour juin 2013.»

«La mission saisit cette occasion pour adresser ses remerciements aux autorités mauritaniennes ainsi qu’aux divers interlocuteurs, pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, la qualité des entretiens et les bonnes conditions dans lesquelles ses travaux se sont déroulés. »

[1] La Facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des niveaux d’accès plus élevés aux financements, des modalités de concours plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance finale de dix ans. Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.

Source:Mauriweb
Noorinfo


              

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