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Conférence de presse de la COD: Un œil critique sur le dialogue politique en cours


Actualité
Mercredi 21 Septembre 2011 - 12:30

Les ‘’partis de l’opposition démocratique’’ qui regroupe dix partis de la COD opposés au dialogue national en cours, ont organisé une conférence de presse hier au siège du parti de la Convergence Démocratique, en vue de mettre en exergue leur position relative à la participation à ce débat national.


Reconnaissance de la crise

Conférence de presse de la COD: Un œil critique sur le dialogue politique en cours
Pour le député UFP  Med El Moustafa OULD BEDREDDINE le discours du président de la république à l’ouverture du dialogue n’apporte rien de nouveau  sauf qu’il reconnait que le pays traverse une crise politique  depuis deux ans. Il ajoute que l’opposition n’a cessé depuis trois ans de crier à qui veut l’entendre que le pays traverse une crise politique, économique, sociale et constitutionnelle sévère mais  le président et sa majorité  l’on toujours nié. Mais nous sommes ‘’content qu’en fin Ould Abdel Aziz reconnait l’existence de cette crise’’. A laquelle il n’a apporté aucune solution, contrairement à l’opposition qui a au moins élaboré une étude minutieuse de la situation.

Mais, pour sortir de la crise selon Ould Bedreddine, il faut un vrai dialogue politique ‘’seul moyen de sortir le pays de la crise reconnue par le président, un dialogue qui vise à effacer l’empreinte dictatoriale du régime, et la pose des jalons d’un système démocratique pluraliste’’.

Par ailleurs, Ould Bedreddine pense que la sortie de la crise passe surement par l’un des quatre points suivant : Une révolution populaire comme en Egypte et en Tunisie,  une révolution armée comme en Libye et au Yémen, coup d’Etat militaire comme c’est de coutume dans notre pays, ou alors un dialogue politique franc et globale entre la classe politique pour éviter l’un des 3 scenarios précédents.

Mauvais signaux

D’autre part les organisateurs de cette conférence de presse ont signalé que le régime envoie des signaux qui ne prouvent pas sa détermination à mener un dialogue franc global et fructueux. Ould Bedreddine a donné l’exemple de l’ouverture des medias publics que le discours du Président n’a même pas abordé  au même moment où ces medias publiques pratiquent multiples propagandes pour le régime en place et refuse d’ouvrir la voie aux partis de l’opposition.
Le président du parti de l’avant-garde  Abderrahmane Ould Cheikh a signalé de son côté qu’au lieu de prouver le sérieux dans le dialogue, le pouvoir  maintient la détention arbitraire de l’adjoint du président de ce parti  Moulaye Elarbi, avant de lui ajouter Mohamed Ould Awfa ‘’dans une tentative d’ouvrir le dossier de la Air Mauritanie  avec tout ce qu’il contient de règlement de comptes.

Ould Bedreddine précise qu’au lieu de garantir les droits essentiels de grèves et de manifester, le régime réprime toujours les manifestations pacifiques avant et après le dialogue : répression de la manifestation  de IRA à Nouadhibou,  répression de la manifestation  de ‘’touches pas à ma nationalité’’ à Nouakchott.
Au lieu de garantir la neutralité de l’administration  ajoute le député UFP, le ministère des affaires islamique où devra prévaloir logiquement  honnêteté et  sérieux même en période de tyrannie,  mène une campagne  de renouvellement des instances de l’association des Imams et  contre les imams proches du parti Tawasoul. Au même moment les terres agricoles des militants de l’opposition à Barkéol et Mbout sont spoliées pour être distribuées à des gens proche du pouvoir.
Quant à l’adjoint du président du parti Tawassoul Mohamed Goulame Ould EL Hadj Cheikh il indique que les hommes d’affaires et  les responsables proches de l’opposition sont toujours menacés s’ils n’annoncent pas leur allégeance au régime et mènent des campagnes en sa faveur.

Critique du dialogue…

Selon Le député UFP Bedreddine l’improvisation et  le désordre dans lesquels a démarré le dialogue traduisent clairement l’absence de toute préparation préalable; l’absence de confiance  entre les parties au dialogue  majorité et opposition; majorité entre elle-même ….
Le pire est que, selon ce député, tout indique qu’Aziz ne respectera pas les conclusions du dialogue, en cours car il n’avait pas respecté les termes de l’accord de Dakar. Donc selon lui  il n’y a pas besoin de dialogue car il n’inspirera pas la confiance entre les parties, et il n’y a pas de garantie pour l’application des résultats obtenus.

...mais disponibilité à y enter

Pour corriger le tir, les organisateurs de cette conférence de presse  ont adopté la feuille de route (ou les préliminaires)  que la COD a présenté au président de la république. Les parts de l’opposition qui ont toujours  appelé au dialogue  sont prêts à y entrer à condition d’être non pas un dialogue pour le dialogue mais plutôt  un dialogue global et sérieux.
Les organisateur de cette conférence de presse pensent l’adoption de leur  feuille de route  ou ses préliminaires est le seul moyen efficace  de retrouver la confiance en le président de la république. Quiconque  refuse d’appliquer des lois édictées au nom de la république,  comme l’indépendance de la justice,  la neutralité de l’administration, l’ouverture des medias publics,  les garanties des libertés publiques, refusera surement  d’appliques les recommandations de ce dialogue politique tant elles pourront être contraignantes pour lui.

Mechry Ould Rabbani
El Mechri Ould Rabbany- Noor Info


              

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