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Compagnie Mauritania Airways : Mohamed Ould Deida fait des révélations


Actualité
Mardi 12 Février 2013 - 19:00

Selon le site Watane qui a livré l’information, une contribution de l’ancien ministre Mohamed Lemine Ould Deida, vient apporter des éclaircis sur l’affaire de la défunte compagnie aérienne Mauritania Airways, en liquidation, et qui fait aujourd’hui l’objet d’un procès intenté contre Mohamed Ould Debagh, son ex-président de conseil d’administration. Est évoqué dans cette contribution, l’historique de la compagnie et les différentes étapes de son évolution jusqu’à sa faillite. L’auteur revient d’ailleurs sur les raisons réelles qui ont conduit la compagnie à mettre la clé sous le paillasson, indiquant que le premier responsable de la faillite de Mauritania Airways est le pouvoir actuel. L’article en question comporte des révélations inédites sur cette compagnie mauritano-tunisienne, mais surtout un hommage appuyé à l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, principal visé dans tout cet imbroglio juridico-financier et politique. Mohamed Lemine Ould Deide souligne qu’il ne défend pas Ould Bouamatou seulement à cause des relations personnelles qui les lient, mais pour son génie créateur, son sens affiné des affaires et son incommensurable apport à l’économie nationale et au développement spectaculaire qu’a connu la Mauritanie. Enfin, il lui rend hommage pour sa grandeur d’âme, lui dont les actions dans le domaine social sont innombrables et la liste des personnes qu’il a aidés dans la vie illimitée, sans tambour ni trompette.


Compagnie Mauritania Airways : Mohamed Ould Deida fait des révélations
Synthétiquement, Ould Deide indique qu’il intervient en sa qualité d’ancien président du Conseil d’administration (C.A) de Mauritania Airways, de 2006 à 2009, d’où le devoir qu’il ressent d’éclairer l’opinion publique sur les tenants et aboutissants de ce qui est en train de devenir « l’affaire Mauritania Airways » et pour laquelle Mohamed Ould Debagh, le dernier président de C.A croupit en prison.

Mauritania Airways serait une conception née de la volonté des anciens présidents tunisiens et mauritaniens, Ben Ali et Ould Taya dans les années 2000. Tunisair et Bouamatou furent chargés de réaliser ce projet. La création effective de la compagnie n’aura lieu qu’en 2006, après la faillite d’Air Mauritanie. Mauritania Airways naîtra en décembre 2006 avec un capital de 10 Millions de dollars U.S, détenu par Tunisair 51%, BSA 39% et l’Etat mauritanien 10% sur préfinancement des deux actionnaires.

Selon l’organigramme, Tunisair avait en charge la responsabilité de la gestion financière et technique de la compagnie, BSA s’arrogeant le rôle de facilitateur auprès de l’administration. Quant au conseil d’administration, il était composé de 7 membres, dont 4 pour Tunisair, 1 pour l’Etat et 2, dont le président, pour BSA. Mais le président du conseil n’avait aucune prérogative et le conseil pouvait même délibérer en son absence.

Les activités de la compagnie débuteront en 2007, et dès 2008, BSA informera la partie tunisienne qu’elle porte réserve quant au non respect par Tunisair de ses engagements, dénonçant au passage les pratiques népotistes du directeur général de l’époque et gelant le versement de sa part de la 3ème tranche du capital tant que ses réserves ne seront pas levées. En 2008, les pertes de la compagnie dépassent le capital. En 2009, elle se redresse avec l’amélioration de la flotte qui lui permettra d’assurer des dessertes rentables, profitant au passage de sa position d’opérateur unique des lignes Nouakchott-Las Palmas, Nouakchott-Dakar. Elle desservait deux villes à Zouerate et comptait étendre son réseau national. Sur le plan social, Mauritania Airways employait 180 personnes issus de la défunte Air Mauritanie.

C’est dans ce climat prometteur que l’Etat, selon Ould Deide, décida contre toute logique de créer sa propre compagnie. BSA et Tunisair proposèrent au gouvernement la cessation de leurs parts du capital à hauteur de 66%, Tunisair gardant au moins 34% en tant que partenaire technique. Selon eux, plutôt que de créer une compagnie ex-nihilo, mieux valait partir avec une compagnie déjà implantée, Mauritania Airways étant déjà opérationnelle et capable d’assurer l’atteinte des objectifs économiques et sociaux poursuivis par le gouvernement.

Selon Ould Deide, la proposition n’eut aucune suite et la compagnie commença à se voir mener des bâtons dans les roues de la part des autorités, dont la moindre est le refus d’autorisation de handling.

Dans un tel environnement hostile, la faillite de la compagnie était scellée selon Mohamed Lemine Ould Deide. S’y ajoutera le black-listage de l’ANAC qui privait désormais la compagnie de sa ligne Nouakchott-Las Palmas. Ould Deide reconnaît toutefois que la cessation d’activités prise unilatéralement par Tunisair sans concertation avec BSA et le départ précipité des dirigeants tunisiens méritent des explications. Et de se demander : « comment peut-on faire porter la responsabilité de cette situation déplorable à Mohamed Ould Debagh ? Et quelle part de responsabilité peut-on imputer à Ould Bouamatou dans la faillite de la compagnie, lui qui y a investi près de 2 Milliards d’UM et qui a intenté un procès en cours à Tunisair ? »

Ce qui semble toutefois évident pour Ould Deide, c’est la responsabilité de l’Etat mauritanien, par la création d’une société publique (le fait du Prince) qui a conduit à la faillite de Mauritania Airways, compromettant des dizaines d’emplois et de créanciers, et qui a fait perdre un montant substantiel à un opérateur national. Selon lui, tout cela aurait pu être évité, si le gouvernement mauritanien avait accepté de rentrer dans le capital de Mauritania Airways, comme actionnaire majoritaire (66%).

Mohamed Lemine Ould Deide a fini sa lettre par un hommage appuyé à Mohamed Ould Bouamatou, « non seulement pour le Frère et l’Ami, mais aussi et surtout pour le self made man qui s’est hissé au sommet par son travail et son génie ; pour l’acteur économique de premier plan qui a contribué et contribue toujours au développement du pays par la création d’industries et d’emplois et par le financement de l’économie ; pour le mécène dont la clinique ophtalmologique soigne gratuitement des dizaines de milliers d’indigents et dont la Fondation a contribué à l’éradication du trachome et a réalisé de nombreuses infrastructures socioéconomiques au profit de communautés démunies ; pour l’homme au grand cœur qui a financé des dizaines d’évacuations sanitaires, souvent sans même être sollicité… »

JOB.
Pour L'Authentic


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