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Comment se passe la prière de l’aïd al-fitr ?


Société
Jeudi 16 Juillet 2015 - 15:45

Aïd al-fitr. Ramadan, mois béni et chéri, va nous quitter. Nous voici à la fin du mois de ramadan, à préparer le premier jour du mois suivant, le mois de chawwal, jour de fête, jour de l’une des deux fêtes du calendrier musulman, l’aïd al-fitr. A cette occasion, comme chaque année, nous revenons sur ce qu’il faut retenir.


Prier, quand on observe ce pilier de l’islam, est naturel. On s’y attelle au moins cinq fois par jour, toute l’année. On sait donc faire. Toutefois, prier à l’occasion de la fête de l’aïd, aïd al-fitr ou aïd al-adha, on sait parfois moins faire, car cette prière diffère légèrement des prières quotidiennes.

Cette prière collective a été vivement recommandée par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) tant pour les hommes que pour les femmes. Il convient donc autant que faire se peut d’y assister. Voyons ensemble comment elle se déroule.
 
Se préparer : le bain rituel ou ghusl
 
Avant chaque prière, le musulman procède à des ablutions, c’est-à-dire qu’il lave quelques parties du corps selon un ordre précis. On distingue les ablutions mineures des ablutions majeures, appelées aussi « ghusl ». Pour la prière de l’aïd comme pour la prière collective du vendredi, elles sont recommandées. Qu’elles ne soient pas obligatoires, selon la majorité des savants, ne doit pas inciter à la fainéantise. Soyons du plus bel éclat en ce jour de fête.
 
Se vêtir de ses meilleurs habits
 
Un jour de fête doit se distinguer d’un jour normal. Fêter l’aïd, c’est bien s’habiller. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui-même a ordonné à ses compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux) de porter leurs plus beaux habits et de se parfumer au mieux. N’abusons pas non plus en vidant la bouteille de parfum sur nos habits. Il ne s’agirait pas d’importuner les rangs des fidèles dans la mosquée.
 
Manger avant de se rendre à la mosquée
 
Il est recommandé à l’occasion de l’aïd al-fitr de manger quelque chose avant de se rendre à la prière, contrairement à l’aïd al-adha où l’on préfèrera manger après la prière.
 
A quelle heure prie-t-on ?
 
La prière à proprement parler a lieu quand le soleil « s’élève au dessus de l’horizon de la longueur d’une lance » (soit grosso modo trois mètres). En pratique, même si chaque mosquée fixe elle-même l’heure, on prie entre 8h15-8h30 et 9h00.
 
En général, les gens se rendent le plus tôt possible. Nous vous conseillons de prier al-fajr, comme chaque matin, à la mosquée et d’y rester jusqu’à la prière de l’aïd. Cela vous permettra de trouver une place de parking si vous vous y rendez en voiture – et ce n’est pas un luxe le jour de l’aïd – et une place à l’intérieur de la mosquée (les premiers rangs étant les meilleurs).

Même si les places sont rares et qu’il est parfois très difficile de se garer, veillons à ne pas nous garer de façon anarchique. D’autant qu’il n’est pas rare que les contraventions pleuvent ce jour-là pour mauvais stationnement. Si vous en prenez une, inutile de maudire la police, vous êtes seul responsable.
 
Avant la prière
 
La glorification d’Allah est fortement recommandée avant la prière de l’aïd. Il existe plusieurs façons de glorifier Dieu. En voici une :
 
“Dieu est le plus grand et à Dieu la louange.”
Allâhu Abkar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar wa li-Llâhi-l-hamd.
 
La voici au format audio.
 
 En général, on trouve deux groupes qui alternent ces invocations. Quand le premier se tait, l’autre reprend. Essayons de faire l’effort de participer à cette glorification. Il est toujours triste de voir qu’hormis le premier rang la majorité des fidèles gardent la bouche fermée. Ces paroles sont très lourdes dans la balance. Ne nous privons pas de ces précieuses récompenses.
 
La prière en elle-même
 
On prie quand l’imam fait son entrée. On ne fait ni adhan, ni iqama (deux appels distincts à la prière). Chacun se lève et se place dans le rang. Cette prière compte deux rak’a. Puis, on prononce sept fois le takbîr, c’est-à-dire que l’on dit sept fois d’affilée “Allâhu Akbar”. Puis l’imam récite à voix haute la sourate al-Fatiha (numéro 1) et la sourate al-A’la (numéro 87) et poursuit normalement sa prière. Les fidèles suivent.

Puis lors de la seconde rak’a, on redit le takbîr, six fois et l’imam récite à voix haute la sourate al-Fatiha (numéro 1) et une autre (la 88, la 89 ou une autre). Et on termine normalement la prière.
 
Après la prière, on reste assis
 
Après la prière, on ne bouge pas. On reste assis, car c’est le moment de la khutbah (sermon). Malheureusement, trop de personnes s’empressent de partir une fois la prière achevée, alors que la khutbah est un moment très important et qu’elle fait partie intégrante de cette cérémonie de l’aïd al-fitr. Sans parler du manque de savoir-vivre et de correction de ceux qui se lèvent alors que l’imam est, face à son assemblée, en plein sermon.

D’autant que, contrairement à l’aïd al-kebir, vous n’avez pas rendez-vous avec votre mouton. Inutile donc de vous précipiter vers les portes une fois la prière terminée.
 
Après le sermon, on reste assis et on écoute l’imam, on ne part pas.
  
Les deux aïd, aïd al-fitr et aïd al-adha, sont des moments où la réconciliation, le pardon et la fraternité doivent régner entre les musulmans. Si vous aimez quelqu’un faites-le lui savoir en lui rendant visite, en lui offrant un cadeau ou l’invitant à lire Al-Kanz (just kidding !). C’est le moment de faire l’effort pour balayer les rancœurs et les rancunes et de mettre les compteurs à zéro. Visitez votre famille en priorité puis vos amis.

 « Pardon d’avoir voulu manger ta famille frère » « Pas de soucis frère, ça arrive »
La formule consacrée à cette occasion est « Taqabbala-Llâhu minnâ wa minkum. Ghafara-Llâhu lana wa lakum » (Qu’Allâh accepte de nous et de vous. Qu’Allâh nous pardonne et vous pardonne).
 
Quelques recommandations générales
 
– Rendez-vous à la mosquée en empruntant un chemin et repartez-en en empruntant un autre.
– Soyez le plus tôt possible présent à la mosquée, afin de partager ce riche moment de glorification qui précède la prière.
– Éteignez vos portables.
– Offrez des gâteaux à vos voisins que vous chérissez et à ceux que vous évitez, à votre concierge, à votre médecin, à la caissière qui vous sert si bien et à celle qui vous insupporte, aux pompiers près de chez vous, aux employés des services publics pour les remercier du travail qu’ils abattent au quotidien au service du bien de tous.

Offrez des gâteaux à des inconnus. Simplement. En précisant juste que c’est l’aïd et que vous avez envie de faire plaisir à autrui. Ni plus ni moins. Il y a quelques années un frère à la très longue barbe et le plus souvent en qamis offrait systématiquement lors des deux fêtes de l’aïd un riche plateau de gâteaux… aux policiers du commissariat de quartier. Il est des œuvres pieuses et généreuses qui dénotent.
 
L’aïd est l’occasion de tisser du lien social, de faire du bien au vivre-ensemble, de montrer concrètement les bienfaits et valeurs de l’islam, non pas à des fins de marketing civique, non pas pour prouver quoi que ce soit, mais pour répondre à l’appel de notre noble Prophète (صلى الله عليه وسلم) qui nous a tant invités à nous soucier véritablement de nos voisins, au sens large. Appliquons et revivifions donc cette sunna.

al-kanz.org
 
Noorinfo


              

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