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Comment la sainte expression "Allahu akbar" est devenue synonyme d'un radicalisme religieux


Tribunes
Mardi 28 Mai 2013 - 17:00

Pour l'écrivaine et blogueuse égyptienne Nervana Mahmoud cette expression est désormais utilisée pour justifier des crimes atroces.


Manifestations de salafistes à Kairouan en Tunisie le 20 mai 2013.REUTERS/Anis Mili
Manifestations de salafistes à Kairouan en Tunisie le 20 mai 2013.REUTERS/Anis Mili
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On a tous vu ces images: un homme d’origine nigériane tient dans ses mains rouge de sang un hachoir et un couteau, lesquels ont servi à tuer un soldat britannique. Il demande aux passants d’allumer leur caméra et de prendre des photos. Dans l’une des vidéos filmées ce jour-là, il justifie son geste barbare au nom de l’islam. Il ponctue son message par un «Allahu Akbar» (Dieu est grand!).

Cette énième utilisation de l’expression «Allahu Akbar» a poussé la blogueuse et doctorante égyptienne Nervana Mahmoud à réagir dans les colonnes du site Daily News Egypt. Elle s’indigne devant l’abus d’une expression devenue le synonyme d’un radicalisme religieux. L’exemple du crime de Woolwich n’est pas isolé. Récemment, après avoir mangé le cœur d’un soldat du régime al-Assad, un insurgé de la brigade al-Farouk avait crié «Allahu Akbar».

L’utilisation de cette expression a évolué ces dernières décennies. Nervana Mahmoud revient sur ces changements.

Selon elle, l’expression était, jusqu’en dans les années 1970, utilisée lors des appels à la prière ou des grandes occasions comme les mariages ou les enterrements. Il s’agissait alors de louer la beauté de dieu, sa grandeur.

Depuis l’émergence de l’islamisme politique et des transformations socioéconomiques qu’ont connue les pays musulmans, Nervana Mahmoud observe une rupture. Elle remarque que les groupes islamistes poussent leurs partisans à scander «Allahu akbar» dès qu’une occasion se présente: une manifestation, une naissance, une réunion... Une manière de rendre plus poreruse la frontière entre le politique et le religieux.

Dans le cas de la Syrie, Nervana Mahmoud interprète ces cris comme un appel à l’aide, un signe de détresse et de fatalisme évident. Mais pas seulement. Invoquer Dieu est aussi devenue le moyen de se laver de ses crimes les plus atroces, de les justifier au nom de Dieu.

Mais la blogueuse tient toutefois à rappeler que pendant ce temps, dans le monde arabe, de nombreux musulmans continuent à lutter avec acharnement contre l’islamisme radical.

Lu sur Daily News Egypt
via slateafrique.com
Mamoudou Kane


              

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