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Comment la France a payé Aqmi pour libérer ses otages


Lu sur le web
Vendredi 8 Février 2013 - 13:01

Dix-sept millions de dollars. C’est la rondelette somme qu’a déboursé la France pour la libération de ses otages au Sahel en 2010. Dans une interview exclusive accordée à iTélé ce 8 février, l’ex-ambassadrice des Etats-Unis à Bamako, Vicki J. Huddleston a lâché le morceau.


Les quatre otages français enlevés par Aqmi il y a bientôt deux ans : Daniel Larribe, Thierry Dol, Marc Ferret et Pierre Legrand.
Les quatre otages français enlevés par Aqmi il y a bientôt deux ans : Daniel Larribe, Thierry Dol, Marc Ferret et Pierre Legrand.
Le gouvernement français n’a jamais reconnu avoir négocié avec les terroristes d’Aqmi. Mais la diplomate assure que si les Etats-Unis et la Grande Bretagne ne paient jamais de rançon, d’autres pays comme l’Allemagne ou la France y ont recours.

«Il y a deux ans, Aqmi a pris des Français en otages dans une mine d'uranium au nord du Niger, et pour faire libérer ces otages la France a payé une rançon d'environ 17 millions de dollars», a révélé la diplomate dont les propos sont rapportés dans le Huffington Post.

Et de poursuivre:

«Les rançons, comme toutes les rançons, ont été payées indirectement. Elles ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins une partie, aux salafistes. (…) Je suppose que la plupart des gens étaient au courant, notamment l'Algérie».

Les quatre otages pour lesquels une rançon a été versée selon la diplomate, aujourd’hui à a retraite, ont été enlevés à Arlit (Niger) le 16 septembre 2010. Deux autres otages français ont été enlevés à Hombori (Mali) le 24 novembre 2011 et un autre le 20 novembre 2012 près de Kayes (Mali).

Aujourd’hui, sept otages français seraient encore entre les mains des djihadistes dans le massif des Ifoghas, une vaste zone montagneuse où se sont réfugiés les groupes islamistes à la suite des bombardements de l’aviation française dans les villes de Gao et Tombouctou.

Quatre semaines après le déclenchement de l’opération Serval, les bombardements se poursuivent à Aguelhok, dans l’extrême nord-est du Mali dans la région de Kidal qui constitue le dernier fief des groupes armés.

Lu sur Le Huffington post
Mamoudou Kane


              

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