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Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS): Le combat (re)continue


Société
Vendredi 5 Août 2011 - 20:28

Deux ans après la suspension de la subvention du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, suite à des détournements de fonds, l'aide reprend, et le programme mauritanien de luttre contre le SIDA trace sa feuille stratégique pour 2011-2015.


Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS): Le combat (re)continue
«Après deux ans d'inactivité, il est difficile de faire un état des lieux de l'évolution du SIDA en Mauritanie» murmure Ndoungou Salla Bâ, coordonnatrice générale du CNLS. L'aveu intervient alors que le fonds mondial a décidé de lever la suspension de sa subvention pour la lutte contre le SIDA en Mauritanie. Après deux ans de péripéties juridico-financières. En septembre 2009, le docteur Abdallahi Ould Horma Ould Babana, alors coordinateur général du CNLS, est arrêté et accusé de détourner les fonds alloués à la lutte contre le SIDA. Le Fonds mondial avait suspendu sa subvention de 11 millions d’euros sur 5 ans, après qu'un trou de presque 4 millions d'euros ait été découvert. En 2010, la direction des instances nationales est renouvelée. Au comité de supervisions des programmes, des élections sont organisées. C'est à ce moment que le docteur Bâ est nommé avec un objectif : obtenir la levée de la suspension. Mais, faute de justificatifs, les deux millions d'euros doivent être remboursés. «Le protocole de refinancement spécifiait qu'après le paiement de la première tranche, la suspension serait levée. Nous avons finalement payé deux tranches en juin dernier» rappelle la coordonnatrice générale.

Une progression de la pandémie

«Ces derniers mois, nous nous sommes essentiellement attelés à réformer le secrétariat dont j'ai la charge, et de renforcer les capacités de sensibilisation, de dépistage et de traitement de la pandémie avec le peu que nous avions» dit-elle. D'autant que l'épidémie connaîtrait une inquiétante progression: «La séroprévalence est estimée à 0,7% dans la population générale et a atteint 7,6% chez certains groupes à haut risque» estime le docteur Bâ. Durant ces deux années sans fonds de soutien, un financement minimal avait permis de continuer le traitement des malades déjà suivis. Mais pas de poursuivre correctement, le dépistage, la prévention ou l'accompagnement des malades.

MLK
Mamoudou Kane


              

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