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Collectif Touche pas à ma nationalité: Le combat continue, et réprimé par la police


Samedi 10 Septembre 2011 - 14:16

              

Le collectif «touches pas à ma nationalité», conjointement à l'initiative pour la résurgence abolitionniste (IRA), ont organisé une marche pacifique au départ du marché de la capitale, vers la présidence, ce samedi 10 septembre, pour continuer à dénoncer un recensement toujours aussi raciste, mais aussi toutes les formes de discriminations qui demeurent et qui s'aggravent en Mauritanie.


Collectif Touche pas à ma nationalité: Le combat continue, et réprimé par la police
Plus de 300 personnes se sont massées dans la petite ruelle du comptoir américain, en face du bureau de recensement de Tevragh Zeïna, ce samedi, pour protester contre la persistance des discriminations dans le recensement en cours, mais aussi, «dorénavant, contre toutes les formes de discriminations» explique le président du mouvement «touches pas à ma nationalité», Abdoulaye Birane Wane. «On va continuer à mettre la pression dans la rue, pour que les autorités comprennent que tant qu'il n'y aura pas de preuves, de garanties claires sur la fin de la ségrégation, hormis les discours creux, on sera là!» crie-t-il.

«Il faut stopper les injustices flagrantes en Mauritanie. Maintenant ça va passer ou ça va casser, mais il faut réagir!» acquiesce à côté, Ahmed Diop, dont c'est la première participation à une manifestation du collectif, mais qui a été prévenu sur un des réseaux sociaux de cette marche.

Derrière les banderoles les «Touches pas», les «dégages» les «wotoo méme» (ne touches pas en pulaar) sont scandés au rythme des «houriya» du flot humain composé aussi de plusieurs membre de l'IRA qui arborent le logo du collectif pour l'occasion, mais aussi la photo de leur membre Boulkheir Cheikh Dieng, détenu «arbitrairement» selon le terme récurrent chez plusieurs manifestants depuis plusieurs semaines.
«Cette manifestation conjointe est l'étincelle qui deviendra bientôt flamme des mouvements pour les droits civiques en Mauritanie, qu'on annonce depuis un an. Le combat va continuer quoi qu'il arrive. L'IRA est investie dans cette marche contre un enrôlement raciste et la perpétuation de l'esclavagisme.» explique Birame Ould Abeid, président de l'IRA, joint au téléphone.

L'IRA s'est jointe au cortège et manifeste aussi pour leur membre détenu dont elle arbore la photo
L'IRA s'est jointe au cortège et manifeste aussi pour leur membre détenu dont elle arbore la photo
Le dérapage policier

La marche a été stoppée par la police à la hauteur du carrefour de la poste, en se dirigeant vers la présidence pour remettre une lettre de revendications. Stoppée violemment. Les heurts ont commencé avec un premier jet de gaz lacrymogène. Les matraquages en règle ont achevé de disperser la manifestation qui avait portant commencé pacifiquement. Un manifestant est à l'hôpital suite aux coups policiers. Et le conseiller en communication de l'IRA, Djibi Diallo, avec d'autres manifestants, ont été arrêtés. 16 manifestants au total sont actuellement au commissariat 1 de tevragh Zeïna. «Qu'est-ce qu'ils veulent maintenant? Vraiment que les choses dégénèrent dans ce pays? Pourquoi réagir ainsi pour une simple marche pacifique?» demande hagarde, Tchaka Bal, membre féminin du collectif de rap Diam Min Tekki, venu appuyer le mouvement civique.

«Il y a eu une violence indicible de la police. Et c'est la seule et unique réponse récurrente auw manifestations en Mauritanie. Ce climat dénonce l'échec de l'état ethnique de la minorité arabo-berbère. Ceci démontre que le système des afrikaners qui a couru en Afrique du Sud persiste ici. Face à tout ce mélange qui menace d'exploser du fait de l'inconscience d'un seul homme, l'Union africaine, l'union européenne, l'ONU doivent s'attaquer à cet état hors-la-loi, comme ils le font en Libye. Et on n'aura de cesse de prouver aux yeux de la loi internationale que ce qui se passe en Mauritanie est raciste et illégitime.» argue Birame Ould Abeid.

Mais malgré tout, cette marche est un succès pour Youssouf sylla, militant de la première heure, de ce collectif. «On a encore quelques problèmes d'organisation certes, mais on a marché longuement sur un itinéraire où on a été interpellé par les nouakchottois sur les raisons de cette marche, et on n'a pas manqué de les sensibiliser sur la question du recensement notamment. On s'est rendu compte que beaucoup ignoraient ce sujet tout simplement!» explique-t-il.

Mamoudou Lamine Kane

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