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Clandestins espagnols : Traverser la Méditerranée... dans l'autre sens


Lu sur le web
Lundi 14 Mai 2012 - 09:35

Des immigrés clandestins espagnols ont été interceptés à la mi-avril sur la côte algérienne. Le quotidien libanais L'Orient-Le Jour imagine la discussion des gardes-côtes algériens qui ont procédé à leur arrestation.


Clandestins espagnols : Traverser la Méditerranée... dans l'autre sens
Hassan et Omar, gardes-côtes algériens, en patrouille en mer sur la façade maritime Ouest.
HASSAN : Dis-moi Omar, comment se porte ton frère à Saint-Denis ? 
OMAR : Ça va. Il est content que Sarkozy fasse ses valises. Il commençait à en avoir marre d'être l'extrémiste, le terroriste, le mangeur de halal et le prieur de rue de service.
— Ouais... Je ne sais pas si Hollande va changer grand-chose. Et puis il y a la grande blonde, la fille de son père, celle qui a un nom bleu...
— Marine ? Pas bon Marine effectivement.
— Omar, passe-moi les jumelles.

Omar passe les jumelles à Hassan. 
HASSAN : Encore des harragas [migrants clandestins originaires de l'Afrique du Nord, ou littéralement ceux qui "brûlent" (sous-entendu leurs papiers)].
OMAR : Combien sur la barque ?
— Quatre.
— C'est peu ça pour des harragas. C'est du voyage intime.
— Attends, mais elle ne va pas dans le bon sens la barque...
— Comment ça, elle ne va pas dans le bon sens ? 
— Bah oui, ils reviennent au pays au lieu d'aller vers l'Europe. Ils ont oublié d'embrasser leur mère avant de partir ou quoi ? 
— Passe-moi les jumelles !

Hassan lui donne les jumelles.
OMAR : Mais tu as raison, ils viennent vers nous. Et qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là ? Moi je sais gérer les départs, pas les arrivées.
HASSAN : Appelle Bachir !
Omar appelle Bachir, le chef des gardes-côtes algériens.
OMAR : M. Bachir, c'est Omar, garde-côte sur la façade Ouest. Salamaleik.
BACHIR : Salam Omar.
— Comment ça va ? 
— Ça va.
— La famille, ça va ? 
— Ça va.
— Et la santé, ça va ? 
— La santé, ça va aussi.
— Bachir, on a un petit problème ici avec des harragas.
— Depuis quand les harragas sont un problème ? Tu fermes les yeux et ça passe.
— Oui, mais là, ils viennent chez nous.
BACHIR : Comment ça : "Ils viennent chez nous" ? La définition du harraga, c'est le Maghrébin qui part. Le Maghrébin qui revient, c'est soit un fils de responsable au bord de la retraite, soit un vieux, soit un fou, mais pas un harraga.
OMAR : Oui, mais là on a quatre types sur un bateau, ils ont pas l'air frais, et ils viennent vers nous.
— Omar, ne te fous pas de moi.
Wallahi [par Dieu], on a quatre types dans une barque qui viennent vers nous !
Hassan hoche la tête, alors que la vedette des gardes-côtes rejoint la barque.
courrier international


              


1.Posté par salim le 14/05/2012 12:47
Cette affaire de clandestins espagnols est tirée par le cheveux.
Et en plus vous donnez des détails de ce que les gardes côtes ont échangé entre eux,

N'oubliez pas qu'ils sont sur une vedette, au large, pas de journaliste à côté d'eux pour noter ce qui se disait à ce moment là.

Les gardes côtes sont tenus au secret professionnel, et il leur est interdit de raconter ce qui se passe pendant leurs interventions. N'oubliez pas que les gardes côtes sont des militaires.

Qui vous a refilé cette info, ce n'est pas un garde côtes, mais courrier international.
Pour plus de crédibilité à cette information, donnez le lien et merci de votre réponse.

La manipulation a ainsi de beaux jours devant elle grâce à des articles de ce genre.


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